‹ Cours de grammaire historique de la langue française (volume 3)Chapitre 7 sur 50 · II. Des nombres · texte numérisé non relu

II. Des nombres

362. Pluriel des noxMs propres. — Les noms propres, quels qu'ils fussent, suivaient pour le nombre, dans l'ancienne langue et en moyen français, la règle des noms communs ; ils prenaient tous la marque du plurieP. Cet usage s'est maintenu jusqu'au xvii^ siècle, et les éditions originales de nos grands écrivains nous montrent une application presque constante de cette règle, qu'il s'agisse de noms propres de personnes ou de pays, que les uns et les autres soient employés au propre ou au figuré. Racine écrit encore : compara^ blés aux Esc/tyles, aux Sop/tocles, aux EuripideS, dont la fameuse Athènes ne s' honore pas moins que des Thémistocles, des Périclès , des AlcîbiadeS qui vivoient en même temps (iv, 360).

Pourtant on constate dès cette époque, chez certains écrivains et surtout chez les grammairiens, une tendance à distingue?' les cas où le nom propre de personnes désigne l'individu de ceux où il marque une classe d'individus. Port-Royal fait ooserver que, si l'on met les

1. Sauf quelquefois les noms étrangers, dont la terminaison de la langue d'où ils sont tiréo marquait le pluriel. Ainsi l'on rencontre au xvr siècle les Valachi, à côté de les St'-^zzis, le» Médicis.

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