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État de la prononciation a la fin du xv® siècle

Les voyelles pures sont : à, à, ô, é, i, ô, 6, u (ou), û, eu, e féminin. L*â et To sont issus d*à et d'ô par suite de la chute d'une consonne suivante, notamment s (§ 102). On se rappellera que Tu continue un plus ancien 6 entravé ou atone (§ 94), et que la voyelle eu ^ représente les anciennes diphtongues eu, ou, ou, uo (§ 94) et eu (§ 107 et 108).

Il n'y a qu'une seule diphtongue pure : au et une seule triphtongue pure : eau.

Les voyelles nasales sont : â, e (ain, ein, oin, ien), o.

Il n'y a plus de diphtongues nasales.

Les consonnes sont les mêmes qu'aujourd'hui : b, p, V, f, — d, t, s douce (ou z), s forte, — g, c (k, q), — j, ch, — y, w, w2. — h, — 1, r, m, n, l, n. En ce qui les concerne, il n'y a pas de différence essentielle entre la prononciation de cette époque et la nôtre , sauf que r n'est pas encore gutturale, que n peut se trouver à la fin des mots (§ 104), et que \ n'est pas encore en voie de disparaître.

1. La prononciation distin&faait déjà une voyelle eh ouverte et une voyelle eu fermée. Mais Tes faits sur lesquels cette distinction est fondée n'ayant pas encore été étudiés, nous considérons provisoirement ces deux sons de même origine comme une unité.

2. Les groupes formés par ces consonnes avec diverses voyelles suivantes sont qualifiés improprement de diphtongues par les grammairiens (cf. § 27).

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