‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 142 sur 427 · PERSONNES DU VERBE · texte numérisé non relu

PERSONNES DU VERBE

dire qu'ils sont formés du participe passé du verbe précédé de l'un des temps des verbes auxiliaires avoir ou être.

4. Les formes qui expriment en français soit l'époque, soit l'état de l'action, sont au nombre de dix, qu'on peut grouper comme suit, chaque temps parfait correspondant à un temps imparfait :

Temps imparfaits Temps parfaits.

Présent : Je romps Parfait : J'ai rompu

Imparfait : Je roDipais Plus-que-parfait : J'avais rompu

Prétérit : Je rompis Prétéi-it antérieur : J'eus rompu

Futur ; Je romprai Futur parfait : J'aurai rompu

Conditionnel: Je romprais Gond, parfait : J' aurais rompu

Ces dix temps ne se trouvent qu'au mode indicatif; le subjonctif n'a que le présent, l'imparfait, le parfait et le plus-queparfait, et l'impératif, le présent et le parfait.

G. Personnes du verbe.

Le verbe a des terminaisons ^;éirso«we//es, qui indiquent, dans chaque temps, si le sujet est de la première, de la seconde ou de la troisième personne du singulier ou du pluriel. Mais les rapports de personne et de nombre sont surtout exprimés par les pronoms-sujets, sauf à l'impératif, dont le sujet reste sousentendu.

Nous indiquerons les personnes par les chiffres 1, 2 et 3, suivis des abréviations S', pour Singulier et P. pour Pluriel; ainsi 3. S. veut dire troisième personne du singulier.

Les pronoms personnels exprimant le sujet ou nominatif ne s'emploient en latin que quand on veut les mettre en évidence; mais le verbe français a des désinences beaucoup moins marquées que le latin pour désigner les différentes personnes, et dans la plupart des temps les trois personnes du singulier ne se distinguent pas les unes des autres,, du moins à Toreille : aime, aimes, aime; aimais, aitnais. aimait, etc. ; l'emploi du pronom-sujet devient nécessaire pour éviter les équivoques : j'aitne, tu aimes, il aime, etc. L'ancienne langue, cependant, supprimait assez souvent le pronom-sujet, surtout à la 3'= personne, et il en a été ainsi jusqu'au XVr« et même jusqu'au XVII^ siècle : ,Te t'admoneste que (tu) employés ta jeunesse. (Rab.). Compagnons, oyez (vous) rien? (Rab.). Là (il) rencontra une guaye bergiere (Rab.). Adieu, (je) vous dis. (Mol. l'Etourdi, II, 1).

D. Formes nominales ou impersonnelles du verbe.

1. Outre les modes, il y a deux formes dérivées du verbe, Vinfinifif et le participe, qui ne marquent plus l'affirmation, mais qui tiennent encore de la nature du verbe en ce qu'ils en ont la signification et peuvent en avoir le complément.

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