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CONJUGAISON SIMPLE OU COMPOSÉE

retourner^ soHir et ses composés, tomber, venir et ses composés, sauf co>itrevenir et subvenir.

c) Les verbes réfléchis prennent tous l'auxiliaire être : Je me suis repenti, elle s' QsX endormie; mais, dans les verbes transitifs ou intransitifs employés comme réfléchis, l'auxiliaire être est mis pour l'auxiliaire avoir : Il s'est lavé, c'est-à-dire il a lavé sol; elle .s'est nui, c'est-à-dire elle a nui à soi.

cl) Les verbes impersonnels proprement dits se conjuguent toujours avec avoir : Il a,])lu; les verbes iutransitifs ou réfléchis employés dans la forme impersonnelle ne changent pas d'auxiliaire : Il a j)m-?< une comète. Il est tombé de la pîluie. Il s'y est glissé vne erreur.

7. Les verbes transitifs prennent à la voix passire une signification intransitive; aussi se conjuguent-ils avec Fintransitif être. Il n'y a qu'une conjugaison pour tous les verbes passifs; on la forme, dans tous ses temps, avec les formes simples ou composées de l'auxiliaire être et le participe passé du verbe que Ton veut conjuguer passivement. De là il résulte que les temps composés ont deux participes, le participe été et celui du verbe : Je ^uis piqué, jbI éXé piqué.

« La llexion de la voix passive latine a disparu en fiançais; seul le participe du parfait s'est conserve et est employé, quoi qu'il serve déjà de compensation à différents temps actifs, à former avec le verbe être le passif tout entier. C'est la langue latine qui elle-même a dû susciter cette périphrase, car elle remplaçait de la même manière les temps du passé. Le verbe auxiliaire est ici aussi destiné à exprimer par sa forme la personne, le nombre, le temps et le mode; le participe donne l'idée, mais il maintient, ce qui n'a pas lieu à l'actif, ses droits comme adjectif, c'est-à-dire qu'il a' genre, nombre et cas (nominatif). L'idée du temps toutefois l'a abandonné : amatus veut dire simplement « qui a part à l'amour »; amattis sum ne signifie donc plus « je suis un homme qui a été aimé », mais « je suis un homme qui est aimé, je suis aimé « et répond au présent amor (i).

Les verbes déponents ont pris la forme active eu passant en français, ou, pour parler plus exactement, ils avaient déjà perdu la forme déponente dans le latin vulgaire, et môme dans les comiques latins qui reproduisent, comme on sait, beaucoup de formes de la langue populaire. On trouve dans Plaute arbitrare, moderare, munerare, partire, venerare, etc., au lieu d'arbitrari, moderari, munerari, parliri, venerari. C'est pour cette raison que suivent, naissent, etc., viennent de séquunt, nàscunt, et non de sequûntur, nascùntur, qui auraient donné suivant, naissant (-).

(1) Diez, Gr. H, 115.

(2) Brachet, Gr. iiint., 185.

§§ loO. lO-t CONJUGAISON INTERROGATIVE 229

B. Conjugaison négative.

Tous les verbes peuvent se conjuguer mgatkement. à tous les temps et à tous les modes.

La négation se marque dans la conjugaison par le mot tie (n' devant une voyelle), forme abrégée de l'adverbe non^ et que l'on renforce ordinairement au moyen de pas. Ne se place toujours entre le verbe et le pronom conjoint qui précède le verbe, tandis que j^as- suit le verbe simple ou se met entre l'auxiliaire et le participe : Je ne ceux pas ce livre. Je ne le rei(.r pas. Il n'rt pas été sage.

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