‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 169 sur 427 · Les verbes suivants ont le participe faible en i · texte numérisé non relu

Les verbes suivants ont le participe faible en i

Partir, mentir, se repentir, sentir, sortir, servir, dormir Tous ces verbes perdent leur finale (f, v, m) devant les terminaisons du S. du présent; ainsi je pars pour parts, tu sers pour servs, il dort pour dormt.

BepaHir, partir de nouveau, répliquer, et départir se conjuguent comme padir; mais répartir, distribuer, se conjugue comme ^«ù-; Les contrihutimts se répartissent . — Sojf^r, passer du dedans au dehors, et son composé ressoHir, se conjuguent sui' partir • Il est sorti ce matin, et il est- ressorti deux heures après. Cette broderie bleue ressort bien sur ce foml jaune (Ac.) ; — sortir, obtenir et son composé ressoHir, sur finir : J'entends que cette clause sortisse son plein et entier effet. Ces affaires ressorttssent au iuae de paix. Assortir est formé du substantif français sotie et appartient conséquemment à la conjugaison mchoative : Ces deux couleurs n'assortissent ou ne s'assortissent pas bien ensemble (^c.). — Desservir se conjugue comme servir; mais asservir comme finir.

Mentir partir, sortir, viennent de verbes déponents (mentiri, partiri, sortiril que 'la basse latinité conjuguait activement ; sortioet partw se trouvent déjà dans des auteurs antérieurs au siècle de Cicéron. Repentir est forme de re et de l'ancien verbe français pentir, de pœ,nitère. Eniin sentir, servir, dormir, dérivent de verbes latins en ire : sentire, servire et dorrmre.

Bouillir, cueillir, faillir, saillir. Ces verbes ont pour finale du radical ill ou 1 mouillé.

Cueillir prend un e non seulement au S. du présent, mais encore au futur : je cueille, je cueiUerai. Saillir, dans le sens d'être en sailHe, sortir, se conjugue de même, mais seulement a la ?j^^ personne: Srt?7/««i, il saille, ils saillent, qu il sadle, d saillait, U saillit, qu'il saillît, sadU, il saUlera, il saUlerait; mais les composés de saillir font au futur f assainirai, je tressaillirai. Saillir dans le sens de jaillir, se conjugue sur finir: La source saillit, saillira. Le sang saillissait de sa veine avec impétuosité (Ac).

BouiUir et faillir perdent iU au S. du présent, mais toutes les autres formes sont régulières. Bouniir a la conjugaison complète • Bouillant. Je bous, nous bouillons. Bous, bouillons, bouillez. Que je bouille, nmis bouillions, etc. Je bouillais. Je boinllis. Que je

houillisse. Bouilli. Je houillirai. Je bouillirais. — Déhouillir et ébouilli)' ne s'emploient qu'à l'infinitif et au participe.

Faillir se conjugue ainsi : Je faux, etc., nous faillons, etc. Je faillais, nous faillions, etc. Je faillis. Que je faillisse. Failli. Je faudrai. Je faudrais. Le S. du présent n'est guère usité que dans ces locutions : Le cœur me faut. Au bout de l'aune faut le drap. Les deux futurs vieillissent également; on les remplace par les formes modernes je faillirai, je faillirais. Le participe présent est peu usité : à jour f aillant. On apprend en f aillant. — Défaillir a tous les temps, sauf l'impératif : Défaillant. Je défaus, nous défaillons, etc. Que je défaille. Je défaillais. Je défaillis. Que je défaillisse. Défailli. Je défaudrai. Je défaudrais. Quelques-unes de ces formes sont vieillies. Votre cœur et votre chair défaillent (^l"*" Collet). Oppressé par ces souvenirs, mccombant à ces émotions, il défaillit (Mignet). Il n'y a vol si haut et si fort qui ne défaille dans V immensité des c?'e?*a;(Ciiat.).

Bouillir et sailli)' sont formés de bullire, salire. Saillir faisait dans l'ancienne langue je sans, tu sans, il saut, je saiidrai, etc. ; de mème;e tressatis, je tressaudrai. etc. Cueillir dérive de colligëre et faillir de fallêre pour fallère.

Ouïr. Le radical est oi ou oy dans les temps du présent : Oi/ant. J'ois, etc. ; nous oyons, ils oient. Oyons, oyez. Que foie ou j'oye, nous mjions, etc. J'oijais. J'ouïs. Que fouisse. Ouï. J'ouïrai, j'oirai ou f orrai. J'ouïrais, j'oirais ou j'orrais. Ce verbe n'est plus guère usité qu'à l'infinitif et aux temps du passé : Un juge doit ouïr les deux parties. On ouït les témoins. Je l'ai ouï prêcher. On dit encore : Le dimanche la messe ouïras. Les autres formes, encore fréquentes dans la première moitié du XVIP siècle^ sont aujourd'hui hors d'usage, sauf dans le stj^le badin : Oyez ces sons lointains (Bér.).

Ouïr, anciennement oir, dérive de audire.

Fuir. La finale du radical est y devant une voyelle accentuée et partout ailleurs i, qui, à l'infinitif et aux temps du passé, se confond avec le i de la terminaison : fuir pour fui-ir, je fuis — fui-is, je fuisse = fui-isse, fui = fui-i. Fuy-ant. Je fuis, nous fuyons, ils fuient. Fuis, fuyons, fuyez. Que je fuie, que nous fuyions. Je fuyais, tious fuyions. Je fuis. Que je fuisse. Fui. Je fuirai. Je fuirais.

Fuir est formé de fugère, dont le g est devenu la finale du radical.

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