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LA TEOPOSITION SIMPLE

1. Dans son plus grand développement, la proposition contient un sujet et un pn-édicat, et un ou plusieurs déterminatifs.

Nous appelons déterminafif tout mot et expression qui particularise l'idée exprimée par le substantif ou par le verbe ; le déterminatif est un attrihut dans le premier cas et un objet dans le second.

Toutes nos idées sont générales. Or, la nature ne nous présente que des faits concrets et des objets individuels : des chiens, et non pas le chien; Veau qtti coule, et non pas Vaction de couler dans sa généralité abstraite. C'est en faisant abstraction de ce qu'il y a de concret et d'individuel dans le fait ou l'objet réel, que l'esprit s'élève à l'idée on notion gén.'rale pai' un travail d'assimilation qui lui est propre.

Mais la parole n'est pas seulement une fonction naturelle de lliomme intellectuel, qui parle parce qu'il pense, c'est en même temps l'organe poiu- la communication de nos pensées (§ 1). Or. nous nous faisons d'autant mieu.x comprendre que nous suivons la marche tracée par la nature elle-même, en présentant nos pensées d'une manière concrète et sensible. Nous ne connaissons liien un objet que si notre esprit en embrasse toutes les parties; et, pour bien saisir un fait, il faut en coimaitre tous les détails et toutes les circons-

§ .■) LA PROPOSITIOX SIMPLE l.'î

tances. Si donc nous l'onaons nos idées et nos ponséL'S en auicnant le particulier au généial, nous communiquons ces idées et ces pensées en ramonant le général au particulier, c'est-à-dire en circonstanciant les faits et en individualisant les olijets, de manière à provoquer, dans Tesprit d'autrui, ce travail d'assimilation sans lequel il n'est pas de connaissance réelle.

Celle particularisation d'idées est la voie que suit la langue dans le développement de la proposition. Les idées générales, qu'elles soient exprimées par des noms ou des verbes, sont déterminées ou particularisées de diverses manières. Ainsi, par exemple, le substantif écolinr, qui exprime un geme dans : L'écolier doit travailler, ne désigne plus qu'une espèce dans : L'écolier studieux fera des progrès, et un individu dans : Cet écolier a fait des progrès. De la même manière, l'idée de travailler, générale dans : Cet c'coi/er travaille, devient spéciale dans : Il travaille bien, et individuelle dans : Il travaillera demain.

.Vinsi toute la langue est dans la proposition; mais toute la proposition est dans le verbe, qui en marque l'unité. On retrouve ici la grande loi de l'unité dans la variété : variété dans les formes de la proposition , unité de la pensée exprimée parle verbe.

2. Le verbe (prédicat) marquant l'imité de la pensée, tous les membres de la proposition lui sont subordonnés directement ou indirectement. Ces iftenibrcs subordonnés sont : le sujet, Vohjet et Vaftribuf.

3. Le sifjef peut être exprimé par un substantif : L'homme travaille^ ou par un mot de nature substantive (pronom suîjstantif ou infinitit) : Je travoille. Travailler est un decoir.

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