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La proposition subordonnée peut être envisagée

a) Quant à sa relation grammaticale , et alors elle est dite conjonctive, si elle est liée au verbe de la principale par une conjonction simple : Je désire q\\!il parte, ou composée : La forfane lui vint pendant qu'// dormait; — inferrogcdire, lorqu'elle est amenée par un pronom iiderrogafif: Dites-moi à quoi vous pensez; — et relative, lorsqu'elle est liée à un substantif de la principale par m\ pronom relatif : U élève qui étudie bien fait des progrès.

b) Quant à sa naticre, et alors elle s'appelle substantive, adverbiale, ou adjective, selon qu'elle a la valeur d'un substantif : Je désire qu'il parte (= son départ); — d'un adverbe ou complément adverbial : Ixi fortune lui vint pendant qu'il dormait (= pendant son sommeil); — ou d'un adjectif : V élève qui étudie bien (= studieux) fait des progrès.

c) Quant à sa fonction, et alors elle peut être subjective, complétive, circonstancielle, ou attributive, selon qu'elle figure dans la phrase comme sujet, complé)nent , circonstanciel , ou attribut; ainsi, par exemple, dans cette phrase : Il est douteux qu'il parte, la proposition qu'il parte est subjective, parce qu'elle exprime le sujet du verbe (est) de la principale.

16 ixTRODrcïiox § 7

On peut représenter comme suit cette classification des propositions accessoires ou subordonnées :

(Mil)slii.liv,'!*^"''^'j*''"''''^ • " '''^"'' 'V'iltmvaUU'.

l'rop. conjonctive.]-""^'"'""^'- (c(.irii.l('tivf : .le d.-siic (laU tructiill-.

fadvorbiulft ciicoiistancifilc : Ne le ilcrangez pas loruqu'U. traraiU''.

(substanlive ^^"*'J«'-''^'' : Qui travaille pria.

l'iop. relative - ^coinplétive : .l'estime ceiiu .fywi trai'oiWf.

fadjective a1lributi\e : L'élève qui traoaiUo fait des progros.

Pr. iiiliîrrûgalive aubstaiilive coiriplélive : Dites-moi comment il, travailla.

5. Les propositions subordonnées peuvent être de même ranp- : T^n âne qui portait des reliquos (l'^'" rans) s'imagina qu'on l'adorait (T'' ran<i), ou de rang- diiférent : Le sable de la hier Caspienne est si subtil que les Turcs disent en proverbe (V rang), qu'il pénètre à travers la coque d'un œuf (-2'' rang). Trajan acait pouf maxime qu'il fallait (1''' Y'àwj) que les citoyens le trouvassent tel (2° rang) qu'il eût voulu trouver l'empereur (3'^ rang) s'il eût été simple citoyen (4'" rang).

G. Les propositions subordonnées peuvent être coordonnées entre elles; c'est ce qui a lieu lorsqu'elles sont de même rang, de même nature et qu'elles dépendent du même mot, substantif ou verbe : // semble que de tout temps la vérité ait eu penr de se montrer aux hommes et que les hommes aient eu peur de la vérité. TTetu-eux (sont) les hommes qui .s^ dégoûtent des plaisirs violents et Crui savent se eontenter des douceurs d'une vie innocente.

7. On appelle proposition abrégée ou réduite tout membre de plu'ase qui a la signification d'une proposition accessoire sans en avoir la forme. Il y en a trois sortes :

a) La proposition infnitive : Il est nécessaire d'étudier (= que Von étudie.)

h) La proposition 7>c^yf/(7'/><3 : Le chrétien croit à un Dieu possédant ( = qui possède) tout es les perfections.

c) La proposition gérondive : On apprend en étudiant (= lorsqii'oïi étudie).

On appelle gérondif le participe emidoyé comme adverbe. Le gérondif est toujours précédé de la préposition en.

S. La proposition subordonnée est dite elliptique, lorsqu'il y a contraction, c'est-à-dire que l'une ou l'autre de ses parties est sous-entendue, comme dans : Laites comme lui (fait):

§ 7 OEIGINES DU FRANÇAIS 17

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