‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 229 sur 427 · Les verbes accidentellement impersonnels qui expriment · texte numérisé non relu

Les verbes accidentellement impersonnels qui expriment

§ ll34 DU SUJET 3 î)

rexisfence éuouceut l'idée d'une personne ou d"une chose: II est un Dieu, absolument comme les verbes impersonnels proprement dits affirment l'idée d'une action (Il pleut). Eu pareil cas, l'être dont on parle : un Dieii^ n'est pas le sujet logiiiue. mais bien plutôt le prédicat de la proposition. L'idée d'existence se marque quelquefois par le verbe être; mais le plus souvent on se sert pour cela de locutions moins abstraites, c'est-à-dire de verbes d'action tels que // (/ a, il fait, suivis d'un nom à l'accusatif : Il y a des gens bien méchants, il fait tirs beau tenijys. Dans // // a l'expression de rexistencc est rendue tout à fait concrète par l'idée de lieu que marque l'adverbe //.

Voici les verbes qui marquent l'existence :

V II est : Il est midi. Il était nuit. Il n'en serait rien. Il n'est pas d'hounne parfaifenient heureux. Il n'est pas encore temps de songer à cela. Il n'est -pas jusqu'aux valets qui ne s'en mêlent. Il en est des vers comme des melons: s ils ne so)d excellents, ils fie vcdent rien (Ac.^. (La présence du pronom en indique que. des dans des vers n'est pas l'article partitif.)

5" Il !i a : Y a-t-il quelque chose pour votre service'^ (Ac.) Il n'y a pas de bonheur parfait sur la terre. On se sert aussi de // g a pour marquer le temps : Je l'ai vm il y a (= avant) trois mois, ou la distance : Il y a dix lieues jusque-là. Le // de d >j a est moderne: Devant Ihnniettc n'a point de port Qo'mxiW^'). — Quand d g a se rapporte à un lieu déjà indiqué, on ne dit pas // y y a: Je me suis retranché les dîners du roi: il y a ( il va là) trop de généraux et de princes (Volt.).

3" Il faut, il manque, le contraire de // g a. Le verl)e falloir, qui, comme faillir, vient du latin falbre. a le sens de manquer: Il me faut un livre, un livre me faut, c'est-à-dire )nc manque; de là vient le sens ordinaire de falloir, car nous repai'dons comme nous étant nécessaire ce qui nous manque actuellement, le manque est le principe, la cause de la nécessité : it. bisogna, ail. darf, de diirfen = nmngeln (bedfirfen). F(dloir deuiande toujours un complément à l'accusatif et il peut en avoir un second au datif: // //'/ faut uu habit. Il faut que je le voie, lîien ne sert de courir; d fa,ut jnirfir à temps (La F. VI, 10). Il peut y avoir ellipse du complément à l'accusatif: u)i homme comme il faut (qu'il soit). Avec la forme réfléchie : Il s'en faut dr beaucoup. Il mfotque se construit comme il faut : Il ////manque un livre. Il nous manque pi us/en rs décodes de TU e- Lire

4" // fait : Il fait nuit. Il fait des éclairs. Il a fait un grand coup de vent. Avec un adjectif qui fait sous-entendre un substantif, car faire, comme verbe, ne saurait avoir un adjectif pour complément: Il fait beau. Il fait froid. Il y fait bon.

Page 1