COMPLÉMENT § 1C
sa famille. Il a parlé contre et en faveur de mou projet ; il faudra dire : Il Cf^t utile et cher à sa famille. E a^iarUimur et contre mon projet.
5. Quand un verbe a plusieurs compléments coordonnés, ces compléments doivent être de même nature. Ainsi on ne dira pas: 11 aime le jeu ?^ à étudier. /(' vous exhorte au courage et à patienter; mais bien : II aime le jeu et l'étude. Je vous exhorte au courage et à la patience.
A. Complément.
1. Le complément est exprimé, comme le sujet, par un substantif ou par un mot de nature substantive, savoir :
a) Par un substantif: Le soleil (lissi2)e la nue (La F. VI, 3). Le sage profite du temps, ou par un substantif-adjectif: Le riche méprise souvent le pauvre.
h) Par un infinitif: Osez me suivre ; osez accompagner ma fuite (Rac). Tout homme eraiut de mourir (J.-J. R.). Etre Bonaparte et se faire sire! ... il aspire à descendre (Courier). Mon frère, vous seriez charmé de le connaître (Mol.).
c) Par un pronom substantif, savoir : 1° un pronom personnel conjoint : Il me trahit, vous trompe et nous méprise tous (Rac). Ceci ne me j^^o^f F''^'. dit-elle aux oisillons (La F. I, 8); ou absolu : Je ne vois venir ni lui ;// elle. Elle doit être à moi (La F. I, 6); — 2° un pronom possessif absolu: Si l'été a ses 2)laisirs, l'hiver a aussi les siens ; — 3*" un pronom démonstratif: Je nourris celui-ci depuis longues années (La F. X, 2). A cela Von n'a rien à dire (La F. I, G) ; — 4° un pronom interrogatif ou relatif: Que cherchez-vous? De qui jyarlez-vous? Je 7nen rapporte à qui vous voudrez.
d) Par un pronom indéfini ou un nom de nombre indéfini employé absolument: On m'a dit quelque chose qui est très plaisant (Ac). // les a tous réunis. Qui ne sait rien, de rien ne doute.
e) Par tout autre mot pris substantivement et généralement précédé de l'article : La vanité soutient tour à tour le pour et le contre. Plusieurs peu font un beaucoup.
2. Le complément du verbe est appelé <lireet ou indirect, selon que le rapport objectif est marqué par la construction ou par une préposition.
a) Le complément direct ne se marque en français que par la place qu'il occupe ; ou le met après et quelquefois avant le