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Mais l'article partitif reste intact

a) Quand le substantif est suivi d'un attribut déterminatif : Donnez-moi du bon papier à lettres. La vue des belles montagnes de la Suisse me transporte d'admiration. On distinguera de la sorte: Voici de bon vin, et: V'oici du bon vin que vous avez goûté hier.

b) Quand l'adjectif et le nom sont tellement liés par le sens qu'ils forment un nom composé ou qu'ils n'expriment qu'une idée simple : du petit-lait, des bas-reliefs, du menu bois, des bons mots.

L'idée partitive se marque encore par de et non par du quand le nom est déterminé par un pronom adjectif: Donnez-moi de ce vin. La vue de ces belles montagnes me transporte d'admiration. Je trouvais de mes portraits partout (Mont.).

9. Quant au génitif de l'article partitif, qui s'exprime aussi simplement par de, il marque devant les noms de matière au singulier une quantité indéterminée et devant les noms communs au pluriel un nombre indéterminé. On l'emploie:

§ 173 EMPLOI DE l'article EN GÉNÉRAL 407

a) Après les sn/h^fiDififs qui désignent une mesure ou un poids : inie houfeilh' de vin, deux <iunes de drap, u}i)' lirrc de sucre, l'iir i-nrlti'iUr de cerises, etc., un quarteron de pommes de terre. Mais ([uaud le génitif partitif est déterminé par un attribut individuel, on emploie du et non pasfi'e; Voici une bouteille du vin que vous arez (/oûté hier.

h) Après les noms de nombre indéfinis et les collectifs partitifs ( § 84) : une douzaine d'œufs, nne foule d'amis, heaucoup de pain, peu de livres.

Après bien et la plupart. (n\ emploie le génitif de l'article défini du, des: bien 'du monde, la pilupart des hommes.

On dit avec de: J'ai beaucoup d'argent, et avec du; J'ai bien de l'argent; dans le premier cas. beaucoup est comme un substantif (§ 8i) qui a pour complément le mot argent, de là le génitif d'acgeui; dans le second cas, ?>ie)i est un adverbe qui laisse au verbe toute son action, et argent est le complément direct du verbe, de là l'accusatif partitif t/e l'argent. L'emploi de l'article a passé par analogie aux locutions où bien est suivi d'un nominatif: Bien des gens.

c) Après une négation, parce que pas et point sont, comme beaucoup., peu. etc., de véritables substantifs, ce qui explique l'emploi du génitif partitif que l'on a fini par attribuer à l'idée négative elle-même : Je ne boi.< pa.-< de vin. Il n'a pas de montre. Je ne cous ferai pas de reproches. (')

Mais Farticle partitif du reparaît dans sa forme complète :

V Quand le siil)stantif est suivi d'un attribut déterminatif: Je ne boirai p)a s du vin <le ce tonneau.

2° Lorsque la négation ne porte pas sur le verbe, mais sur un autre membre de la proposition: Je nai jia^de l'argent pour le dépenser inutilement (c'est-à-dire: ./'c// de l'itrijent, mais nmi pas pour le dépenser inutilement). Je ne lis des livres <i"e lorsque j'en ai le temps. Je ne fais juts des vers ni na'me de la prose quand je veu.r (Boil.). Je ne vous ferai pas des reproches frivoles (Rac).

3" Quand on veut mettre en relief le nom iiartitif : Jr ne demande pas du vin, nuiis de la bière.

4" Dans l'interrogation néiiativr eniployèt' jtour uiieiix affirmer: N\irez-raus pas des amis et de la fortune?

(1) Lorsqu'on dit : // >i'o pati de tuoiitri'. l'article p.ii-litif i/c est employé de la même manière que dans : // i.'n jiua de lii'rcit, et remplace le pluriel de l'arlicie indéfini, ijui manque (§8<1): j'en une inij))tri\ — des inunlrcn; j'ai un tirrc, — des tii'ren. C'est pour laniùrne raisuii quel'undil: Hitns l'ttoidrr de ic!>nii.si\ àciuise de la néuMlinn ivnfermée dans le mot itatis.

408 E^rPLOI DE l'article avec les N03rs COMMUNS § 174

Article IL — Emploi de l'article avec les noms communs.

1. Le nom commun proprement dit s'emploie dans les deux nombres ei peut prendre les trois articles : l'homme, les hommes, un Iiomme, des Jiommes.

Les noms abstraits d'action se traitent comme les noms communs et s'emploient daus les deux nombres et avec les trois articles : le cri, un cr/, des cris.

Dans les nom>i de matière, on ne distingue point le nombre, mais seulement la quantité; c'est pourquoi.ces noms ne s'emploient qu'au singulier et avec l'article partitif: du rin. Mais les noms de matière prennent aussi l'article défini ou indéfini, lorsqu'ils sont employés comme noms communs pour désigner les espèces différentes d'une matière homogène : Les vins cfe France sont recherchés. C'est un Ion vin.

Les noms abstraits d'état ou de qualité sont assimilés aux noms de matière, et, comme tels, ils ne se disent qu'au singulier et avec Tarticle partitif: du ronrafie; mais ils peuvent s'employer comme noms communs, et alors ils prennent l'article défini ou indéfini : César vante le courage des Helvétiens. Il montrer un grand courage.

Le nom de matière et le nom abstrait s'emploient encore au singulier avec l'article défini pour désigner, comme le nom commun, la totalité de V espèce: Le vin (= tout ce qui est vin) réchauffe le cceur. Le courage est la force des faibles.

L'emploi de l'article devant le nom commun ou le nom de matière diffère selon que le nom est employé comme sujet, comme comiilément ou comme prédicat.

2. Employé comme sujet, le substantif doit être précédé de Farticle. parce qu'en pareil cas il désigne toujours un individu déterminé ou indéterminé de l'espèce ou l'espèce elle-même: La salle du festin étad décorée (C'iiat.). Un r oiiQl&t po>ir vous est un pesant fardeau (La F. I, 22. ). Du pain et des légumes sontsesseuls aliments. Les délicats s(nit nudhcuren.c (LaF. II, 1).

8. Employé comme complément, le substantif peut être précédé ou non de l'article.

^.11 est précédé de l'article quand il désigne l'individu ou l'espèce : Je reçois à mon service le garçon r/ue tu m'anmiet^ (Les.). Travadh'z, pn'iiez de la peine (La F. V, 3). Ils rougii^seni le mors d'une sanglante écume (Kac). IJ hypocrite a le don des larmes (Boiste).

B. Il n'est i)as précédé de l'article lorsqu'il a un sens général

§ 174 EMPLOI DE l'article AVEC LES NOMS COMMUNS 409

et nedêsisrne ni riiidividu ui l'espèce. En pareil cas le substantif peut être joint au rrr/x' ou à un autre substantif.

a) Le substantif joint au rfrbr rejette Varticle : 1" dans les expressions où le nom tient étroitement au verlie, de manière à n'exprimer avec lui qu'une /WfV unique: «w/r coutume, mettre fin, f<iirr signe, prendre e^em^le, rendrevisite, jxrdre connaissance, etc.; — ^2" dans des locutions toutes faites où le substantif précédé d'une prèpositiimdèsigfue d'une manière générale le moment, la manière et le lieu : apris souper, descendre de cheval, monter eu chaire, tomber à genoux, perdre de vue, être (/'avis, <i(/ir en roi, etc.

Cette élision de l'article a surtout lieu quand le sens est partitif : aroir faim, <(coir honte, prendre courage, f"lrr peur, porter envie, rendre grâces, etc. ; — arcr zèle, sans argent, ix(r amitié, entre amis, en flammes, jxir morceaux, etc.

Mais, dans l'un comme dans l'autre cas, si le substantif est déterminé par un adjectif, on fait usage de l'article: aroir une faim canine, avoir une (prinde honte, souffrir avec lepJns grand courage, vivre sans un seul souci.

h) Lorsque le substantif est employé pour préciser le sens d'un autre substantif, pdur en indic^uer la matière, le contenu, la destination, en un mot pour en faire connaître les propriétés, on ne lui adjoint pas l'article; le substantif attributif peut en pareil cas être pris dans le sens partitif, au singulier comme au pluriel: table de marbre, eau de rose, consed d'ami, homna de qénie, trait de couraf/e, coup de fusil, cercle d'amis, boucjuet de roses, troupeau de moutons, etc., moulin à eau, voiture à foin, ('table à Ixcufs. papier à lettres, instrument à cordes, etc. Mais on emjjloie l'article :

1" Lorsque le nom attributif est pris dans un sens individuel; il faut donc distinguer entre un rliicn de berger et le chien du berqer, une table de s(don et la t((blcd\X s(flon, un palais de roi et le jxd^iis du roi, le prisonnier de guerre et l'art de la guerre, un nid d'oiseau et le nid de Voiseau, une joie d'enfod et la Joie de V enfant, la forme de gouvernement et la forme du gouvernemenf, nue distribution de vivres etla distrihution des vivres, une assemblée de créaneiers et l'assemblée des nat(d>les, etc. ; du papier à lettres et la boîte aux lettres, un homme à paradoxes et Vhomme aux paradoxes, etc. La morsure de bétes la plus dangereuse est celle du calomniateur (Boiste). La morsure des serpents porte le poison et la mort (Riift'.).

2" Lorsque le nom (■(.mmun attributif est dèteniiiné luimême par un autre attribut : les ports de mer et les ports de la mer Noire, "u nid d'oigle et le ni'l de Vaigle royal, etc.

410 EMPLOI DE l'article AVEC LES NOMS PROPRES § 175

4, Employé comme prédicat, le substantif ne prend pas l'article :

o) Après le verbe être, lorsque le nom employé comme prédicat n'est qu'une simple qualification du sujet et qu'il exprime l'état de l'individu et non l'individu lui-même : So)i frère est négociant. Un père, en punissant, madante, est toujours père (Rac). Elle est mère de plNsienrs enf'aids. Les heanx-arts sont amis, et les muses sont sœurs. (Del.).

Mais si l'on individualise le substantif, l'article reparaît et l'on emploie :

1° L'article indéfini au singulier et l'article /)»^oY/f//' au pluriel, si le nom prédicatif désigne un indiddu indéterminé de l'espèce ou V espèce elle-même (§ 173) : Quiconque est plus sévère que les lois est un tyran (Vauv.). La rose est une fleur. Les rois sont des hommes (Boss.). L'article indéfini est de rigueur quand le nom désignant un individu indéterminé est qualifié par un attribut d'espèce : Son frère est un riche négociant. Ce professeur est un homme de mérite.

2*^ L'article défni. s'il s'agit d'un individu déterminé: Cette femme est la mère des pauvres ( Ac). Le serin est le musicien de la chambre (Buff.). Le paon est le roi des oiseaux (Id.). Le pain est /'aliment le plus sain (des aliments).

Avec les pronoms de la .S^^ personne, il, elle, ils, elles, le prédicat prend rarement l'article: on dit il est orphelin et non pas il est un orphelin; ici le mot orphelin est à l'état de simple adjectif. Mais, si l'individu doit être plus particulièrement désigné, on fait usage de l'article et le sujet est exprimé par le neutre ce: C'est un orphelin; le mot orphelin est devenu substantif et est susceptible d'être modifié par un adjectif ou un complément attributif: C'est un pauvre orphelin, un orphelin sans appui.

h) A])rès devenir, na/tre, mourir. })ar<iitre, etc.: De berger qu'il était il devint roi. On )uât poète, on devient orateur. Il mourut prisonnier. // me par eut fort honnête homme. Il s'est fait prêtre. // paxse pour homme de bien.

Article III. — Emploi de l'article avec les noms propres.

1. Le nom propre exprime par lui-même un individu déterminé; mais il n'exclut pas l'article, quoiqu'il ne lui soit pas nécessaire, et il y a lieu de distinguer ici deux espèces de noms propres.

2. Les noms propres àe ])ersonneset\^':^ noms propres de wY/e? ne prennent pas en générai l'article : Schiller et Goethe sont

§ 175 EMPLOI DE l'article AVEC LES NOMS PROPRES 411

les j^liis grands poètes de V Allemagne. Rome a été appelée la ville éternelle.

Mais dans les cas suivants ces noms propres ne peuvent pas se passer de l'article :

a) Quand ils sont au pluriel (§ 72) : Les Corneille et les Bacine ont illustré la scène française. Les deux Corneille sont nés à Bon en.

h) Quand ils sont employés avec le sens de noms communs, et alors ils prennent les trois articles et s'emploient dans les deux nombres : lîodilard était V Alexandre des rats. Les Alexandres so7it rares. C'est un Alexandre. Tons les conquérants ne so)d pas des Alexandres. Ils se croient de 2)etits Hhakspeare (A. Dumas).

On emploie même les noms propres, comme noms de matière avec l'article partitif: Il // avait en lui plus du Fox et du Pitt que du Mirabeau (Lam.). Diderot^ la plus allemande de toutes nos têtes, et dans laquelle il entre du Gœthe, du lùnit et du Schiller tout ensemble (vSte-Beuve).

c) Quand ils sont déterminés par un adjectif ou un complément attributif : le féroce Attila^ la belle Xaples, le Paris du XIX'' siècle.

L'article défini s'emploie encore :

1° Devant quelques noms de poètes et de peintres italiens ; le Dante, V Arioste.^ le Tasse, le Titien^ le Corrège, le Dominiquin, auxquels il faut ajouter le Camoëiis. poète portugais, et le Poussin^ peintre irançais. Ainsi on dit : les poèmes du Dante, du Tasse, les tableaux du Titioi. du Poussin, etc. L'article qui précède les autres noms propres français est regardé comme faisant corps avec le mot et ne se contracte pas avec les prépositions de et à ; les œuvres de Le Sage, de La Harpe, etc. Souvent aussi on écrit en un seul mot : Lesage, Lcduirpe.

2" Devant quelques noms de villes, dérivés de noms communs, comme le Havre, le Mans, la Uochclle, la Ihtge, le Caire, la Mecque, etc. : Il vie)d du C((ire et va au Havre.

3. Les noms propres de ])ags, de montagnes, de feuves et rivières s'emploient en général avec l'article défini : la France, le Brésil, les Al [tes, le MariDiiun, la Seine.

Toutefois les noms de pa5\s ne prennent pas en général l'article :

a) Après la préposition de lorsiprelh^ marque le ]M)int de départ: 7/ vient d'Fspagne. ou l(>rs{iu'elle exprime un génitif de ([ualité ce qui est toujours le cas (juaud il s"agit d'un titre ou

412 OMISSION DE l'article § 176'

d'un produit : le roi de Portugal., l'empereur rf Allemagne., les laines d'Espagne, le fer de Suède., les rins de France., la porcelaine de Sa.re, la nohle.^se de Hongrie., tandis que l'article reste quand de exprime le génitif de possession : les richesses de la Hollaïuie, la fertilité de la Pologne, la neutralité de la Suisse, la marine de l'Angleterre. Mais on emploie l'article même quand de marque le point de départ ou le génitif de qufilité; 1" devant les noms de pays qui sont déterminés par un adjectif ou un complément attributif: Il revient de V Afrique australe., les forets de V Allemagne du nord; 2" devant les noms de pays composés d'un adjectif: la marine de la Grande-Bretagne., le roi des Pags-Bas, ou qui ne s'emploient qu'au pluriel : les nègres des Antilles, ou devant quelques noms du genre masculin désignant des pays situés iiors d'Europe : les mines du Pérou, les diamants du Brésd, le golfe du Mexique, etc.

h) Après la préposition en: Il a vogagé en Espagne et en Portugal. Mais, comme dans les cas qui viennent d'être indiqués, l'article peut être de rigueur, et alors on remplace, en par dans ou à: Il a vogagé dams V Amérique méridionale. Il s' est établi aMK Etats- Unis.

Aïiicle IV. — Omission de Tarticle.

Quelquefois on supprime l'article défini pour rendre l'expression plus vive ou plus rapide; dans ce cas l'ellipse n'est pas nécessaire et on pourrait rétablir l'article sans changer le sens ni violer les règles de la syntaxe. C'est ce qui a lieu en particulier :

a) Dans les sentences et proverbes que nous a légués l'ancienne langue, qui supprimait volontiers l'article : Patience passe science. PI us fait douceur que violence. Chatéchaudé craint l'eau froide.

h) Dans les énumérations, surtout lorsqu'elles sont suivies des mots tout, chacun : Beauté, talent, esprit, tout s'me à la longue, excepté la sagesse et la vertu.

c) Avant les noms qui figurent en apostrophe: Enfants, soyez sages.

d) Devant les mots rue, place, quai, faubourg : Il loge rue Richelieu.

r) Devant les noms placés comme titres ou adresses: Introduction. Maison à vendre.

§ 177 RÉPÉTITION DE L'aRTICLB 413

f) Daus maintes expressions consacrées par l'usag'e : II s'est doniié à lui corps et âme. Sé's plfurs coulaient nuit et jour.

On supprime beaucoup plus souvent de cette manière l'article partitif; en revanche l'élisionde rarticle indéfini est assez rare : Ce serait {Au.) temps perdu. Ce n'est point là gibier à des gens ■comme moi (Coni.). Je n'ai pas grandes iiouveUes à vous mander (Rac). Ce sont là jeux de prinre (La F. IV, 4).

Légère et court vêtue, elle allait à yrandspas, Ayant mis ce jour-là. pour être plus agile,

Cotillon simple et souliers plats. (La F. VU, 10.)

AHicle V. — Répétition de l'article.

1. L'article se répète avant chaque nom, sujet ou complément : Le 2>ère et le fils sont morts. Dieu aide à trois so)ies de gens: les fous, les ir rognes et les enfants. V intérêt met en œuvre toutes sortes de rices et de veiius.

L'usape familier permet cependant de supprimer le second article quand les deux noms sont pris dans un sens collectit et indivisible : LàBS père et mère; les us et coutumes; les officiers et soldats; les lu)idi, mardi et mercredi de chaque semaine.

1. Lorsque plusieurs adjectifs se rapportent à un seul et même substantif, l'article se répète devant chaque adjectif si le nom doit représenter des objets distincts, mais il ne se répète pas si le nom désigne un seul et même individu : Les jeunes et les rieux soldats ont fait leur devoir. — IjQ jeu ne et brave guerrier se jeta da}is la mêlée.

Quand plusieurs adjectifs se rapiiortent à un même substantif désig:nant autant d'objets différents qu'il y a d'adjectifs, on peut s'exi)rimer de trois manières différentes et dire, par ex. : la l(/ngue française et la langue italienne.! la Uoigue franraise et l'italienne, les langues franraise et italienne.

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