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DES ESPÈCES DE CONSONNES

c) Les Uquidm sont ainsi appelées à cause de leur nature particulièremeut mobile et fluide : ;•, /, it, m. Ce sont les consonnes les moins articulées.

Les muettes et les spirautes sont des consonnes variables ou mobiles^ dont l'articulation est plus ou moins forte; ainsi b et j; sont produits également par le mouvement des lèvres, mais avec cette différence que l'une est faible et l'autre forte. On distingue ainsi les muettes et les spirantes en deux familles : les fodes et les faibles.

Les liquides sont, au contraire, des consonnes constantes ou axes, dont l'articulation se fait constamment avec le même degré de force.

Les muettes sont aussi appelées consonnes explosives ou moiiientanées, parce que le son s'en fait entendre d'un seul coup, par une sorte d'explosion de la voix qui ne peut durer qu'un instant, et à condition de tomber immédiatement sur une voyelle. Les autres consonnes, spirantes ou liquides, sont dites continues ou fricafives, et elles ont ce caractère commun qu'elles peuvent être prononcées seules et qu'on peut en prolonger le son tant que dure l'émission de voix.

Les muettes, les sifflantes, les liquides et les voyelles forment les quatre degrés de l'articulation : les muettes sont les sons les plus articulés, les voyelles le sont le moins; les sifflantes et les liquides tiennent le milieu.

(' Les muettes, dit ilax Huiler, se distinguent des autres sons par ceci, que pour un instant elles ai-rètent complètement rémission du souffle. Les Grecs les appellent aphôna, muettes, parce qu'elles arrêtent la voix, ou, ce qui revient au même, parce qu'elles ne sont pas susceptibles d'intonation. Elles sont formées, . comme disent les grammairiens sanscrits, par le contact complet des organes actifs et passifs. Si nous portons la racine de la langue contre la partie molle du palais, nous entendons le bruit de la consonne c (k). Si nous portons la langue contre les dents, nous entendons le bruit de la consonne t. Si nous portons la lèvre inférieure contre la lèvre supérieure, nous entendons le bruit de la consonne p.

« Les spirantes et les liijuides ont toutes ce caractère commun qu'elles peuvent être prononcées seules et qu'on peut en prolonger le son tant que dure l'émission de voix. Cliez les grammairiens grecs, elles sont toutes réunies sous le nom de hêmiphôna ou semi-voijelles, tandis que les grammairiens sanscrits indif^ient comme leur qualité spécifique (jue, lorsqu'on les prononce, les deux organes, l'actif et le passif, qui concourent nécessaii'ement à la formation de tous les bruits consonantaux, ne se touchent pas, mais se rapprochent seulement.

« Quelle est donc la difléi'cnce entre les deux catégories de consonnes, entre les semi-voyelles et les muettes, entre v et b, par exemple? C'est tout simplement que, pour la première de ces deux lettres, aucun contact n'a lieu, et par suite que le cours du souflle n'est pas interrompu un seul instant^ qu'il n'y a pas de silence, tindis que la muette b exige le contact, un contact complet, et par suite amène une pause, de sorte que nous entendons clairement le souflle tout le temps (ju'il lutte contre les lèvies qui se ferment sur lui. »

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