C. Subjonctif
1. Le subjonctif présente une action, non comme un fait réel, mais comme une simple idée ; c'est le mode de la conception., c'est-à-dire de l'idéal ou du possible, par opposition à l'indicatif, qui est le mode de la perceptiori, c'est-à-dire du réel ou du positif.
Le subjonctif n'a que quatre temps, savoir:
a) he p'ésent et \e parfait, qui correspondent aux temps présents de l'indicatif, c'est-à-dire, non seulement au présent et au parfait, mais encore aux deux futurs, simple et composé.
b) Li' imparfait et le plus-que-parfait, qui sont des prétérits et correspondent non seulement à l'imparfait et au prétérit, au plus-que-parfait et au prétérit antérieur de l'indicatif, mais aux deux conditionnels, simple et composé.
Le subjonctif appartient essentiellement à la proposition composée ; comme son nom Tindique, il est ordinairement sous la dépendance, pour ainsi dire sous Icjou;/ du verbe de la principale. Mais le subjonctif peut aussi s'employer d'une manière indépendante dans la proposition simple pour exprimer soit Fimpératif, soit l'optatif.
2. On emploie le présent du subjonctif connue impér<dif pour remplacer la 3'^ personne du singulier et du pluriel qui manque à ce mode. En pareil cas, le présent du subjonctif est presque toujours renfoi'cô par que: Qu'/7 parte tout de suite. Allons, que Vo}i détale de chez moi (Mol.). Qu'ew j}aix chacun chez soi s'en aille (La F. IX, 9). Qvlou .s'éloigne un moment (Rac).
Holà! madame la belette,
Que l'on déloge sans troinpelte (L.t F. III, 17).
Sans que: Qui ni aime me suive. Sauve qui peut. Quiconque est loup agisse en loup (La F. III, 3).