‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 302 sur 427 · SUBJONCTIF · texte numérisé non relu

SUBJONCTIF

Ou emploie encore le présent du subjonctif pour ex])rimer une conrexsion ou une condition : Ecrive'//// voudra (Boil.). Mais veille qui voudra, éoici mon oreiller (Rac). Voîis le voulez : soit (Ac). Qu'il parle, tout se tait ( Ac).

Enfin le iraiiçais emploie le présent yV ne sache pas ou que je sache comme subjonctif duhitidif : Je ne sache rien de si beau. Il n^i/ a j>ersonne à la maison^ que je sache.

3. Le subjonctif s'emploie comme optatif au présent, à V imparfait et au plus-quc-jiarfait. surtout à la 3^ personne.

a) Le présent exprime un simple vœu, et on s'en sert avec la forme interrogative du verbe pouvoir suivi d'uu infinitif : Puisses-^// réussir! 'Pnissions-nous le revoir! Puissent les dieux vous conserver à votre jièrr (Feu.). Puissé-/V de mes ijeuxy voir tomber la foicdre (Corn.).

Quelques verbes, comme être, faire, vouloir, plaire, etc., ont un présent de l'optatif sans l'aide de pouvoir, mais seulement à la troisième personne <lu sin^ilier et du pluriel : Grand bien vou,^ fasse. Dieu me soit en aide. Dieu vous garde. Vivent les gens d'esprd. A Dieu )ie plaise. Périsse la di.^corde. Le diable m'emporte (Ac). La volonté du ciel soit faite en toute chosp (Mol.). La peste soit de l'avarice et des avaricieux {là.). Périsse le Troyen auteur de nos cdarmes (Rac). Fasse V Esprit divin que la religion règne dans mes discours (Fléch.). Dieu garde leurs états (Del.). Jupiter confonde les cluds (La F. II, 5). Soit fait, dit le reptile (Id. X, 2).

Veuillent les immortels, conducteurs de ma langue, Que je ne dise rien qui doive être repris (La F. X, 7). L'emploi tiii subjonctif comme optatif était heaucoup plus froqiieiil autrefois, comme le prouvent les exemples suivants, tirés de Molière: Je meure, si je savais cela! Je sois exterminé, si je ne tiens parole! Me confonde le ciel, si la mienne est frivole! Si fait, bien moi, je meure ! Mi! ifue vois-je"? Je meure! Sois-/<; du ciel écrasi', si je mens! Qui manquera de constance, le puissent perdre les dieux! — Aujourd'hui, sauf pour le verbe pouvoir, on nemploie guère l'optatif qu'à la 'S' personne, et on le renforce presque toujours par la conjonction i]ue: Que Dieu vous soit en aide! Que cela te serve de leçon. Que je sois foudroyé, Jupiter , si je >/i(,'».s' (l'unsardi.

b) h'imjxtrfaitti le plus-que-parfait dn subjonctif s'emploient comme optatif avec la forme iuterrogative, surtout alors que la chose est moins probable ; on se sert particulièreuK'Ut de plaire dans ce sens: Plût () Dieu qu^il en fût ainsi! Fussionswo».s horx de danger!

La peste de ta cliuli;, empoisonneur au diable! En, eusses-/u fait une à te casser le nez (Mol.).

Cet optatif est surtout usité dans la phrase concessive (v. § 307) : On résolut sa mort, fût-// coupable ou no)i (La V. X, 2).

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