CAUSE
Ce sont :
a) De^ à cause de, pour la cause : Il tremblait de j^eur.
h) Par. malyré, moi/ennant, pour le moyen : Un aveugle voit par les yeux de son guide.
c) A., pour, pour le but ou le résultat : Ou est allé à son secours. Cette lettre n'est pas pour lui (Ac).
2. Un certain nombre de verbes sont suivis tantôt de de, tantôt de à, et la différence entre ces deux locutions ressort de la nature même et du sens de ces deux prépositions : de marque la cause ou l'origine et à le but ou l'objet de l'action : Il m'a, servi de i)ère. Ce bateau sert à jxisser la rivière. Cette différence entre de et à est conforme à leur origine, puisque de signifie hors de, le point précis, certafn, fixe du départ; à, vers, le point où l'on va, où l'on tend, où l'on cherche à aller, où l'on ne sait pas si l'on arrivera. Voici d'autres exemples : Il est convenu lui-même de sa méprise. Cette place aurait bien convenu à mon frère. — Ils sont échappés du naufraç/e. Ils ont échappé à la tempête. — La lune emprunte s(y lumière du soleil. J'emprunterai cette somme à un de mes amis. — J/joue de toutes soties d' instruments. Il joue aux échecs. — Il manque de tout. Il a manqué au rendez-vous. — Cette femme ne s'occupe que de so/i mén(((je, de son mari et de ses enfants. Il s'occupe à son jardin. — Le mulet participe de Vâne et du cheval. Il participe à tous les profits et à toutes les pertes de la société. — Le médecin ne répond pjas de sa me. Je ne trouve pas d'' expression qui réponde bien à ma pensée. — On le taxe d^ivarice. On a taxé ces vacations à tant. — J/ tient beaucoup de son père. Sa vie ne tient ^^^à un fil (Ac). — Certains verbes suivis d'un infinitif demandent également tantôt de et tantôt à, selon le sens (§ 209), par ex. : On commença d'ouvrir la tranchée. La dispide commençait à s'fW<(Y^//fV/-(Ac.). Mais, dans le plus grand nombre de cas, les distinctions que les grammairiens français ont établies à ce sujet sont contredites par l'usage et l'autorité des meilleui's écrivains.
3. De, par. Avec les verbes passifs. c?e sert à indiquer un fait habituel et se produisant tout naturellement ; on emploie pxtr pour exprimer une volonté expresse, une intention bien marquée : Un général est suivi de son armée, et suivi de près par les troupes ennemies.
Une seconde différence, dérivée de la première et plus apparente, consiste en ce que par et de s'emploient plus volontiers, l'un au propre et l'autre au figuré : On est saisi par des voleurs. On est saisi de crainte, de douleur.