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Chapitre XXIII

Article I. — Affirmation et négation.

1. Toute proposition est positive ou négative, selon la nature de l'affii'mation :

a) L'affirmation est positive, lorsqu'elle exprime une réalité vraie ou supposée. C'est V affirmât ion proprement dite, qui s'exprime par la forme ordinaire du verbe, que l'on appelle, pour cette raison, forme affirmative. Dans la réponse, on peut affirmer par un seul mot, l'adverbe oui, mais le plus souvent on répète la proposition en lui donnant la forme affirmative : Astu faim'^ — Oui,/«/ faim.

Outre oui, nous avons un second mot affirmatif, qui est si, du latin sic (pour ita). Mais ce mot, qui est l'affirmation propre dans les autres langues romanes, ne s'emploie plus en français que dans certaines locutions, comme : Si fait. Je dis que si.

b) L'affirmation est négative quand elle nie la réalité d'une action. On l'appelle, d'un seul mot, la négation. La négation se marque par un adverbe particulier, l'adverbe non. Ce mot s'emploie seul et d'une manière absolue dans la réponse : Pars-tu demain ? Non. Non eu s'adoucissant a donné la forme conjointe ne ou n' devant une voj'elle (v. fr. nen), qui ne se présente qu'unie au verbe:, Je ne bougerai d'ici. Je n^ose partir. Dans le principe, ne suffisait pour exprimer la négation complète; mais aujourd'hui, sauf dans quelques cas déterminés, cette particule doit être renforcée par certains mots qui forment avec ne ce qu'on appelle la négation pleine. Le sens négatif appartient seulement à ne, qui se place toujours avant le verbe ou le pronom conjoint qui précède le verbe, tandis que les compléments de la négation prennent, après le verbe, la place de l'accusatif ou complément direct.

La négation a donc deux formes, l'une absolue non, et l'autre conjointe ne.

Il y a en outre la conjonction négative ni (du latin nec) dont l'emploi appartient à la proposition composée.

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