‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 356 sur 427 · PLACE DU SUJET · texte numérisé non relu

PLACE DU SUJET

dans l'accentuation (^). C'est en vertu de ce principe qu'en français on doit placer :

a) Le prédicat^ comme mot principal, après le sujet : Charles joue.

h) Le mot qui a Vaccent tonique ajvès le mot atone (préposition, verbe auxiliaire) dont il dépend grammaticalement : Le Bhin passe par Bâle. L'heure a sonné.

c) Le mot déterminant (complément ou attribut) après le mot déterminé, s'il a l'accent tonique, et «m^^.s'il ne l'a pas : Lempnre d'Allemagne compte vingt-six Etatx. J'ai un jardin, je le cultive. Avez-vous donné du. pain aux pauvres? Oui, je leur en (d donné.

L'application de ce principe a lieu d'après les règles suivantes.

A. Place du sujet.

§ 256 Le sujet occupe la première place de la proposition, et lejjrédicatVà seconde : L'enfant — dort. La neige — est blanche. Cependant le sujet se place après le verbe :

a) Dans l'interrogation simple ou complexe: Dormez-xons? L'enfant dort-il? (§ ICI).

b) Dans la proposition optative sans rpie (§ 208) : Périssent les traîtres ! .So/s-je du ciel écrasé si je mens! (Mol.). Cependant cette construction n'est pas rigoureuse, et le sujet se place quelquefois avant le verbe : Dieu vous bénisse!

B. Place de l'objet.

1. Lorsque le verbe ne renferme qu'un seul objet, il faut distinguer si cet objet est un complément ou un circonstanciel.

2. Le complément direct ou indirect se place arant ou après le verbe, selon les cas :

a) Il se place ajn'ès le verbe quand il est exprimé :

1" Par un substantif ou tout mot employé substantivement : Le clirétien aime son prochain. Ceux qui s'a2)plique)d aux petites choses deviennent ordinairement incapables des grandes (La Roch.).

d) C'est Becker qui, le premier, a montré qu'il existe un rapport intime entre l'accentuation et l'ordre des mots. V. Org. 579-603 et A. Gr. II, 423-478. V. aussi H. Weil, De l'ordre des mots dcms les tangues anciennes comparées ou-oc langues modernes, 2* éd. 1869. Pour la construction dans l'ancien français, on consultera avec fruit J. LeCoultre, De l'ordre des mots dans Crestien de Troi/es/iSlb.

2** Par uu pronom personnel absolu, par un pronom démonstratif, par un pronoui indéfini ou un nom de nombre employé comme pronom indéfini: Je pense souvent k luL 11 faut bien se garder de confondre celle-là avec celui-ci (Mol.). C'est n estimer rien qu'estimer tout le monde (Id.),

Toutefois le pronom indéfini rien et les noms de nombre tout, beaucoup, trop, assez, tant, guère, précèdent volontiers Tinfinitif ou le participe dont ils sont régis : Je n'ai rien vu et ne veux rien voir. Jai tout va. /ai su tout, et foi tout oublié (Del.). Il faut, à la cour, ni trop voir ni trop dire (La F.). Quelquefois je me repens de tant écrire (Sév.). Quand on tient beaucoup à ces idées, on voudr.ait ij tout rattacher (Staël).

b) Il se place avant le verbe quand il est exprimé :

P Par un pronom personnel conjoint, qui précède alors immédiatement le verbe : Il me prit chez lui dès mon enfance (Les.). Lui aurait-on appris qui je suis? (Mol.)

Le pronom conjoint se place immédiatement avant le verbe, sauf à la forme interrogative et à Fimpératif affii'uiatif, oii il se place (ï/;rès.- Viens-tn? Crois-tn que Li/sandre ait de l'esprit? (Mol.). Nous rendrons-nous à cela? (Id.). Pr//fe-lui. Dans ces deux cas, le pronom conjoint et le verbe sont liés par un trait d'union et ne forment plus, en quelque sorte, qu'un seul mot, et c'est pourquoi Taccent tonique tombe sur le pronom, qui est devenu la dernière S3ilabe sonore du mot : Viens-tn ? Parlezlui. Il faut en excepter J^, à cause de la syllabe muette : Puisséje. Quant à me et te, ils s'accentuent en moi et toi sans devenir pour cela pronoms absolus; car, au datif, ils ne prennent point la préposition à, ainsi on dira : Parlez-ïnoi, avec le pronom conjoint moi, et : Pensez à moi, avec le pronom absolu d moi. — Quand la proposition impérative est employée négativement, le pronom conjoint se place toujours devant le verbe : Xe me parlez pas.

Dans le cas où plusieurs impératifs sont unis par et ou par ou, le pronom peut se placer devant le second: Répondez-moi par ordre et me laissez parler ÇSlol.}. €onsole-toi, Gil Blas, me répondit-il, et m'écoute (Les.). Toutefois cette dernière construction commence à vieillir.

Quand, dans les deux cas que nous venons d'indiquer, le pronom conjoint suit le verbe, il est lié à ce dernier par un trait d'union ; alors le verbe et le pronom ne forment plus, en quelque sorte, qu'un seul mot ; c'est pourquoi l'accent tonique tombe sur le pronom conjoint, qui est devenu la dernière syllabe sonore du mot. Cette règle s'applique même au pronom le, qui, placé après le verbe, a exceptionnellement l'accent tonique. On doit donc, selon Quicherat, prononcer voyez-le à peu près comme voyez-leu, et non pas voyez-V sonnant à peu près comme voyelle, aijisi que le veulent quelques grammairiens. L'opinion de Quicherat nous paraît d'autant plus raisonnable que, sil'on prononçait imitele, faites-le, sans appuyer sur le e de le, ces mots se termineraient par deux

syllabes muettes consécutives, ce qui serait contraire à la loi de l'accent tonique. Littré indique aussi la prononciation imite-leu, faites-leu (Dict. au mot le, la, les).

On doit écrire sans trait d'union : Pierre est à la promenade, envoyez le chercher, parce que le pronom le n'est pas le complément du premier verbe, comme il l'est dans: Envoyez-le chercher quelque chose. On écrira de même : faites la demander, sans trait d'union, parce que la est l'objet de demander; mais on écrira, avec le trait d'union: faites-la sortir. Le trait d'union seul indique la différence entre faites-le lire et faites le lire (Bon.).

2° Par un pronom iuterrogatif ou par un substantif précédé d'un pronom inierr og-àtif (qitel): Que rherchez-vou.'^? Je sais bien à quoi sa révolte m'oblif/e{RsiC.). Quel péril n'eût point trouvé cette princesse dans sa propre gloire? (Boss.).

3° Par un pronom relatif, qui est ordinairement séparé du verbe par le sujet : La faiblesse est le seul défaut qu'on ne saurait corriger (La Kocli.). Ce n''est donc point cela que je puis me reprocher (Sév,). Je sais ce qu'e.sf un songe (Coni,), Il ne faut pas prendre de la ville de Rome dans ses commencements Vidée que nous donnent les villes que nous voyons aujourd'hui (Mont.).

Détestables flatteurs, présent le plus funeste Que puisse faire aux rois la colère céleste (Rac).

1) L'ancien français, qui avait une flexion casuelle, pouvait placer l'objet direct ou accusatif devant le verbe, ce qui entraînait l'inversion du sujet ('): Sire, vingt sous ni en demande-on (Aucassin et Nicolette). Jà les pieds de ces vilains ne laveray-je mie (.Joinville). Mais d('jà du temps de Joinville l'inversion n'était plus obligatoire: De sa sagesse l'Oîts f/î'ra;/ (.loinville), et plus tard elle fut complètement aljandonnée : Le premier point je nie (Rabelais). Cette construction se trouve encore dans les écrivains du XV1I« siècle: En autant de parts le cerf il dépeça (La F. I, 6).

2) L'intercalation de l'objet entre le sujet et le verbe était permise et même très fréquente dans l'ancienne langue : Li sires le humble eslieve (Livre des Rois). Mes sire Yvains l'espee tret (Crestien deTroyesi. Cette construction se trouve encore au XVII'= siècle dans Regnard : Tu veux, en chantant, un baiser dérober, et dans La Fontaine (V, 18): L'aigle et le chat-huant leurs querelles cessèrent. Elle est restée dans la locution chemin faisant.

3) Quand le prédicat est exprimé par une forme nominale du verbe précédée d'un verbe fini, c'est-à-dire conjugué aux temps, modes et personnes, la place du régime dilfère selon que cette forme nominale est le participe passé ou l'infinitif.

a) Le participe passé précédé de l'auxiliaire avoir forme avec ce dernier une expression inséparable qui n'admet l'intercalation d'aucun mot, sauf, comme on l'a vu, de tout, beaucoup, trop, assez, tant, guère elrien. Il en était autrement dans l'ancien français où le participe se plaçait ordinairement après le régime direct comme complément prédicatif (§ 227).

bj L'ancienne langue plaçait aussi l'objet entre le verbe fini et l'infinitif: Et bien sachez que vos meismes i poez malt grand honte atendre iCrestien de Troyes). Cette construction se trouve encore dans La Fontaine (XI, 7); On ne sut pas longtemps à Rome cette éloquence entretenir.

(4) Une trace de cette inversion est restée dans la proposition intercalée dif-if, où le complément est expiimé en tout ou en partie devant le verbe, Wcil, p. 46.

Le pronom personnel régime d'un infinitif construit avec un verbe fini peut se placer avant le verbe ou avant l'infinitif: L'un voulait le garder, l'autre le voulait vendre (La F. I, 13). Elle se vira asseoir à mes côtés (Chat.). La première construction, qui place le pronom avant les deux verbes, est la plus usitée dans les auteurs du XVII^ siècle: // s'en peut assurer (^M.}. Vous-7nême vous verrez ce qu on en doit penser (Id.). Oui: tnais un bon repas vous serait nécessaire lour s aller eclairar, monsieur, de cette affaire (Id.). Monsietir, cest trop dhonneur que vous me coulez faireilâ.). Voyons cequ'ilme pourra dire (Id.). .Ie\ allais aborder (La F. VI, 5i. Notre baudet s en sut enfin Passer pour cette fois (VIII, 1/). Le roi m'a voulu voir (Id. IX, 3). La sultane en ce lieu se doit rendre (Rac). Mais c'est peu d'être esclave, on la veut égorger (Id ). Son maître vous veut venir voir (U.). Le roi la vint voir ^Boss.). Nous Vallons voir dépouillée même de cette triste décoration (U.). L'exemple d'une grande reine vous doit inspirer dd.). Cette bonne reine a quitté son cercle infini pour me venir voir (Sév.). Quand dans un discours se trouvent des mots répètes, et qu essayant de les corriger, on les trouve si propres qu'on lâterait le discours, il les faut laisser fPasc. ).

Cette construction se retrouve encore de nos jours, surtout dans le stvle soutenu : Elle se vint asseoir à mon côté iChnt.). Il se faut représenter des villes comme Boston (Id.). Elle est même obligatoire avec les verbes voir, entendre fouir), sentir, envoyer, faire, laisser, et ce sont précisément les seuls veibes avec lesquels le sujet de l'infinitif puisse être supprimé. Dans ce cas, le pronom est toujours avant le verbe lini, qu'il soit objet ou sujet de l'infinitif. On dit : Je le fais tuer, et : Je le fais mourir. Cette tournure, que nous pouvons nommer primitive, est en outre obligatoire dans les cas rares où le sujet de l'infinitif est exprime avec les verbes croire, dire, penser, savoir. On peut donc dire : Je crois l'avoir vu, ou : .fe le crois avoir vu. mais on doit dire : Je le sais être ici (1).

Il faut encore remarquer que, si linfinitif était un verlje réfléchi, la construction ancienne donnait la forme réfléchie au verbe auxiliaire de temps ou de mode, qui se conjuguait alors avec être au lien de avoir: Il est toujours prêt à partir, S'étant su lui-même avertir (La F. VIII, i). Et Mignot aujourd'hui s'est voulu surpasser (Bo'û.). Les ennemis de Port- Royal s'en sont voulu prévaloir (Rac). On dirait aujourd'hui ayant su s'avertir, a voulu se surpasser, ont voulu se prévaloir. Au reste l'auxiliaire être n'a pu se construire ainsi qu'avec se; avec les autres pronoms réfléchis il faut toujours avoir: Je m'aurais voulu contenter. Je m'aurais voulu battre (Chat.). — Quelquefois le déplacement des pronoms change le sens de la phrase, comme dans : Il me faut donner de l'argent, et: Il faut me donner de l'argent.

3. La place du circonstanciel diffère selon la forme de l'expressiou :

a) Le circonstanciel exprimé par un substantif ou un mot de nature substautive peut être au commencement, au milieu ou à la fin d'une phrase, selon les besoins de l'expression. On peut dire également : En peu de temps il a fait une grande fortune. B a fait en peu de temps une (jrande fortune. Il a fait une grande fortune en peu de temps. A ce spectacle h peuple s'émut. L'homme seul dès sa naissance f.^t accablé de maux (Bern.). L'orage continua une partie de la nuit (Cliat.).

(1) Le Coultre, p.51.

h) Le circonstanciel exprimé par un adverhe de lieu ou de temps se place, pour l'ordinaire, immédiatement après le verbe fini, le participe ou l'infinitif et avant Tadjectif : // demeure ici. On croijait autrefois à la magie. Il a plu hier. Je dois le voir demain. Il est souvent malade. Pour lui donner plus de relief, on le met en tête de la proposition : Déjà^jo?^- le saisir Calchas lève la main (Rac).

c) h' adverbe de manière ou de quantité se place aprèsle verbe fini et avant l'adjectif: Il parle bien. Il a beaucoup travaillé. Il est peu alma/jle. Les adverbes en ment peuvent se placer après le participe ou l'infinitif précédé d'un auxiliaire de temps ou de mode ; on peut donc dire également : Cet ouvrage est parfaitement écrit, ou : // est écrit parfaitement. Je doispromptement terminer cette affaire, ou : Je dois la terminer promptement.

1. Lorsqu'un verbe renferme plusieurs compléments de nature différente, il faut distinguer si ces compléments sont exprimés par des noms ou par des pronoms.

2. Si le verbe a deux ou plusieurs régimes substantifs, la règle générale est de faire précéder celui qui est dans la relation la plus intime avec le verbe et dont le concours est le plus nécessaire pour en déterminer l'idée: d'après cela, le régime direct doit précéder le complément indirect ou circonstanciel : Les enfants sacrifient l'avenir au présent; mais il faut remarquer que, s'il y a un adverbe, on le place ordinairement avant tous les autres compléments: Xe jetez — jamais — le manche — ajjrès la cognée.

a) L'ordre dans lequel on range les compléments autres que l'adverbe doit être en rapport avec l'accentuation qui veut que le terme qui est le plus long soit placé le dernier; c'est ce qui est de règle lorsque ce terme est modifié par une proposition adjective : Ce physicien a arraché à la nature tous ses secrets. Dans le inonde on rencontre à chaque pas des hommes qui se parent des dehors de l'amitié. Car ce n'est pas seulement le sens, mais aussi le corps du mot qui exerce une influence sur l'accentuation : plus un terme gagne en étendue, plus, toutes choses égales, son accent doit gagner en force. C'est pour cette raison qu'il faut donner la forme la plus concise au complément qui, dans l'ordre des idées, doit être le plus rapproché du verbe, et l'expression la plus développée et la plus étendue à celui qui.

logiquement, doit en être le plus éloigné. Dans cette phrase de Bossuet : Henriette était destinée premièrement par sa glorieuse ■naissance, et ensuite par sa malheureuse captiinté, à l'erreur et à l'hérésie, le complément qui se trouve à la fin de la phrase est composé de deux termes presque synonymes^ parce que ce complément se trouvant à la suite de deux autres d'une étendue assez considérable, et les surpassant par l'importance du sens ne devait pas leur céder par le corps de l'expression. C'est la même raison qui lui a fait dire : Que de piaucres ont subsisté p)endant tout h cours de sa vie par l'immense profusion de ses aumônes, et : Vous avez exposé au luilicH des plus grands hasards de kl guerre une vie aussi précieuse et aussi nécessaire que la vôtre. (^)

b) Il faut éviter de placei' les compléments indirects de manière qu'ils donnent lieu à une équivoque. On ne dira donc pas : H faut ramener un esprit égaré par la douceur, mais : Il faut ramener par la douceur un espjrit égaré.

c) Il faut aussi éviter de surcharger le verbe de compléments ou de circonstanciels: Je leur donnai à chacun de quoi gagner du bien dans le commerce de la vie (Fén.). Ici l'accumulation des prépositions choque l'oreille. Que chacun d'eux décourre à son tour son cœur au pied de ton trône avec la même sincérité (J.-J. R.). Ici le principe de l'ordre des régimes est trop scrupuleusement observé, ce qui produit une construction sans unité. Ces phrases ne sont donc pas bonnes ; mais celle qui suit serait insupportable : Le général passa rapidement le fleuve le 10 au soir, par un temps sombre, sur deux ponts de bateaux. Pour rendre la construction aisée il faut séparer les compléments les uns des autres par le verbe et d'autres membres de la proposition, de manière à éviter l'accumulation et la confusion : Le 10 au soir, par un temps sombre, le général passa rapidement le fleuve sur deux ponts de bateaux. Une autre fois Caton, en plein sénat, calomnia sa conduite (Lacretelle).

3. Lorsque le verbe a pour régimes ^qwx pronoms personnels, la place de ces pronoms est déterminée par les règles suivantes :

a) Les pronoms me, te, se ne peuvent pas se trouver en présence ni être réunis à lui, leur. En pareil cas le pronom qui est à l'accusatif se place avajit le verbe, à la forme conjointe, et celui qui est au datif après le verbe, à la forme absolue : Us se

(1) V. AVeil, p.TSet suiv.

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sont donnés à moi. Je me fie à toi. E/le se fie à nous. On m'a présenté à lui. Je vous recommandeyal à elle.

b) Les pronoms indirects me nous, te vous et se se mettent toujours devant le pronom direct le, la, les: Jeté \q rendrai. Je vous les rendrai. — Il se le procurera. Il se les procurera. Ne me le refuse pas. C'est mon fils; je te le recommande. Il se Vest aliéné. Mais à l'impératif aftirmatif, me et te s'accentuent en moi et toi et s'énoncent en dernier : Rendez-\ai-Tû.oi,

Le pronom indirect de la personne lui, leur., se met au contraire, après le pronom direct de la chose le., la, les : Je le lui rendrai. Ne le lui donne pjas. Rendez-les-hxi.

c) Les pronoms en et // se placent après les autres pronoms : Je t'en donnerai. Je lui en donnerai. Donne-m'en. Il m'en remcrcir. Je l'en remercie. Il s'en va. Ne t'en ra pas. Allonsnous-en. Je vous y conduirai. Je l'y conduirai. Ne t'y arrête pas. Menez-noViS-Y. Mettez-le d'abord à sa jjlace, et tenez-Vy si bien fiu'il ne tente plus d'en sortir {J.-J. R.). Bon, attendons-no\is-y (Volt.). Ils avaient vu une galerie turque, où on les avait invités d'entrer; un Jeune Turc leur y avait donné la collation (Mol.)- Toutelois, à l'impératif aftirmatif, 1/ se place avant moi et toi : Menez-y -moi.

d) Quand en et // se trouvent en présence devant le verbe, c'est y tiui vient en premier lieu : J'ai fait tant de corrections ; py en ferai tant encore (Volt.).

llesttrèsrareqiie le verbe soit précédé de trois pronoms-complément:?, comme dans cette phrase où xj et en sont séparés par iui, contrairement à la règle: Une députation de la section se vendait en ce moment à la commune pour y lui en donner communication (Thiers).

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