‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 379 sur 427 · PROPOSITION SUBSTANTIVE AVEC SI · texte numérisé non relu

PROPOSITION SUBSTANTIVE AVEC SI

dicat ou un complément attributif : Je vous conseille de partir au plus tôt. Le conseil que je vous donne est, de partir. Je vous donne le conseil de partir. Je confesse avoir tort. J^ai prié mon frère d'aller vous trouver. Le principjal soin du chien est de se faire aimer de son maître. Dès la plus haute antiquité on trouve établie la coutume de fêter le premier jour de l'an.

L'infinitif peut avoir son sujet propre : Faites le venir =Faites qu'il vienne. Le sultan fit venir son vizir le renard (La F. XI, 1). Avec le verbe avoir sous-entendu : Je lui crois, pour moi, le timbre un peu fêlé (Mol.) = Je crois qu'il a le timbre un peu fêlé.

Quand le verbe de la subordonnée est être ou avoir, on le supprime quelquefois, et on remplace son sujet par un pronom construit comme complément du verbe de la principale ; mais cette réduction n'a lieu qu'avec certains verbes de croyance : Je me sens faible ^ je sens que je suis faible. Je lui trouve de l'esprit = je trouve quil a de Vespirit.

b) Le sujet de la principale, en corrélation avec il ou ce : Il vous faut partir. C^est un péché que de mentir. Il me setnhle encore le voir. Dépend-il de moi de ne pas souffrir ? ( J.- J. R.).

L'inversion est rare :

De murmurer contre elle et de perdre patience, Il est mal à propos (Malherbe).

Quand le sujet grammatical est ce, on renforce de par que : C'est faiblesse que de se venger. Cependant le que n'est pas de rigueur, surtout après un nom : Cest un plaisir de voir ces enfants si bien portants. Quelquefois de s'êlide, mais que reste : Cest p)osséder des biens que savoir s'en passer. La proposition infinitive peut se trouver en tête, et alors elle n'est pas précédée de de; on la répète dans la principale au moyen de ce ou de cela : Alléguer l' impossible aux rois, c'est un abus (La F. VIH, 3).

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