PROPOSITION ADVERBIALE
accessoire : // en sait autant que vous (en savez). Il est aussi savant que (il est) modeste. Xos jours passent comme (passent) des ombres fugitives.
Il ne faut pas confondre la contraction avec la réduction de la proposition subordonnée.
2. A l'inverse de ce qui a lieu pour le complément indirect, qui, dans la proposition substantive, n'est pas précédé, en général, de la préposition (à, de) et se confond ainsi avec le complément direct {§ 287). le complément adverbial conserve, dans la proposition adverbiale conjonctive, la préposition qui lui est propre et qui, en se combinant avec qite, se transforme en conjonction composée ou adverbiale, par ex. : J'irai le voir avant son départ^ qui devient: Tirai le voir avant qyjCil parte. — Les particules quand., si., comme., sont considérées comme conjonctions composées, parce qu'elles sont les équivalents de lorsque., à la condition que., ainsi que.
Toutefois la conjonction adverbiale est souvent remplacée par la conjonction simple que., surtout quand la proposition principale est négative, inferrogative ou impérative., et dans ce cas le verbe de la subordonnée reste toujours au mode demandé par la conjonction composée, par ex. : Je n'avais pas dîné qu' (lorsqu') // entra cJie.:: moi. Il tj a des années (depuis) qu^Ys ne se sont parlé. Si Je vous Vctf firme, c'est (parce) que/e le sais. Vous vous êtes donc brouillé avec lui., que (= puisque) vous ne lui parlez pas? Viens, (aiîn) que j> V embrasse. Personne ne le sait (excepté) que lui (le sait). Je ne crains (personne) (excepté) que (je crains) Dieu. Il n'aime (rien) (excepté) que (il aime) Vargent. Je nirai point là (à moins) que tout ne soit prêt. Je ne puis parler (sans) qu'?7 ne m'interrompe. Je suis dans une co/è>'e (telle) que Je ne me sens pas.
3. Quand la proposition adverbiale est placée avant la principale, celle-ci est quelquefois précédée de l'adverbe alors : Lorsque le désordre fut moins grand., ou plutôt quand les chefs eurent organisé cette maraude comme un fourrage régulier., alors ce grand nombre de tramards russes fut remarqué (Ségur). Si vous ne vous arrêtez pas, alors ye coidinuerai avec vous, quelque part que cela me conduise (Yig'ny). L'ancien français employait en pareil cas les adverbes lors, donc, adonc: Et com il Vavoient dessevré en un leu, lors commençoit en un autre (Villeliardouin). La construction avec si était également fréquente : Si elle estait bien longue et bien ample, si estoit-elle bien guarnie au dedans (Rab.). Il en reste quelques traces dans la langue moderne : Quoiqu'il mange peu, si faut-il qu'il mange (Regnard). Quoi que vous en jouissiez dire, si est-ce que je ne crois pas . . . (Ac).
Ayer, Grammaire comparée. 41