POSTÉRIORITÉ
On exprime quelquefois le moyen par T infinitif construit avec par : Vengeons-nous par en médire (Courier).
Quand on nie la simultanéité de deux actions dont l'une exprime la manière ou le moyen, on se sert de sans axec Y infinitif : Il parle sanc bégayer. Il répondit sans hésiter. On ne peut le regarder sans rL'e. Il apprend sans étudier. J'ai passé la nuit sanc dormir o On peut vivre heureux sans être riche ; — ou de sans que avec le subjonctif: On ne parvient à rien de grand sans qu'^7 en coûte beaucoup (v. § 308).
La forme verbale en ant n'est gérondif que si elle est précédée de la préposition en, et il y a une différence de sens entre : Il s'en va chantant, et : Il s'en va en chantant, de même qu'entre : On voit la sueur ruisselant sur son visage, et : Oti voit la sueur ruisseler sur son visage. Le gérondif, exprimant la simultanéité et plus souvent le moyen, ne saurait être confondu avec le participe présent invariable , qui marque le temps ou la cause de l'action : En voulant contenter tout le monde, vous ne contenterez personne. Voulant (= parce que ou comme vous voulez] contenter tout le monde, vous ne contenterez personne. Ainsi dans ce vers: J'aurai, le revendant, de l'argent bel et bon (La F. VII, 10), revendant est participe et non gérondif, il marque le temps (= lorsque je le revendrai) et non pas le moyen ou la simple simultanéité. Même lorsque le gérondif marque la simultanéité, il se distingue encore du participe présent qui marque aussi la simultanéité, mais en indiquant en même temps l'état de l'action: Je V ai rencontré en me promenant [pendant que je me promenais). Je Vai rencontré me promenant (= comme je me promenais).
C'est à tort que l'on prétend que l'on ne peut pas mettre la préposition en devant étant et ayant : Vous êtes le vrai maître en étant le plus fort (Volt.).