CONSTRUCTION DE LA PHRASE DE SUBORDINATION
// n'y a qu'une affliction qui dure^ qui est celle qui vient de la. perte des biens (La Br.).
Il faut se conduire par les lumières de la foi, qui nous a2}prennent que l'insensibilité est d'elle-même un très grand mal, qui nous doit faire appréheiider cette menace terrible que Dieu fait aux âmes qui ne sont pas assez touchées de sa crainte (Nicole).
4. Les propositions adjectives se placent toujours après le mot auquel elles se rapportent. Le pronom relatif peut être séparé de son antécédent, mais à la condition expresse qu'il n'en résulte ni équivoque, ni obscurité.
Les cris perçants et douloureux dont je faisais retentir les échos de tout le rivage, attendrirent son cœur (Fén.).
Un loup survient à jeun, qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait (La F. I, 10). Je viens de me ressouvenir d'une de mes amies qui sera votre fait (MoL). Il a fallu, avant toute chose, t'ous faire lire dans l'Ecriture Thistoire du peuple de Dieu, qui fait le fondement de la religion (Boss.).
On vous a montré avec soin l'histoire de ce grand royaume, que vous êtes obligé de rendre heureux (Boss.).
On voit par ces exemples que le pronom relatif se rapporte au substantif éloigné, toutes les fois que le dernier substantif, n'étant employé que pour déterminer le premier, ne demande lui-même aucune modification.
5. Quelquefois un écrivain s'embarrasse par la difiiculté où il est de lier également à une principale plusieurs propositions adverbiales:
La volonté de Dieu étant toujours juste et toujours sainte, elle est aussi toujours adorable, toujours digne de soumission et d'amour, quoique les effets nous en soient quelquefois durs et pénibles ; puisqu'iZ n'y a que des âmes injustes qui puissent trouver à redire à la justice (Nicole).
La dernière proposition amenée par puisque jette de l'embarras et de la confusion dans cette phrase : de l'embarras, parce qu'elle n'est pas à sa place, car elle se rapporte immédiatement à la principale ; de la confusion, parce qu'elle paraît d'abord se rapporter à la subordonnée qui la précède et qui est introduite par quoique. Four rendre la pkrase claire et correcte, il suifit de retrancher la conionction 2}uisque ; de cette manière la dernière proposition devient une proposition principale, appuyant la première, et se relie à ce qui précède.