‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 82 sur 427 · Nous avons en français quatre voix nasales, savoir · texte numérisé non relu

Nous avons en français quatre voix nasales, savoir

a) La voyelle nasale de (/, qui se rend par an (am)^ comme dans hd^nc.

Il y a en outre la voyelle nasale eu, qui aujourd'hui a le même son que an : vent = van; mais autrefois le e conservait dans cette position le son qui lui est propre, de telle sorte que en se confondait avec la nasale /;?; cette prononciation s'est même conservée dans la diphtongue ien : bien, dans quelques noms propres, comme Af^en^ et dans les mots apimidice, benjoin^ clenche.

h) La voyelle nasale de ^, qui se rend par ain (a'nn) , ein ou infini) : h2^.n, f&im, sQÏn^ fin.

c) La voyelle nasale de o, qui se rend par on (om) : bon.

fl) La voyelle nasale de eu^ qui se rend par un, comme dans /vrun, Jmjnble, et par eun dans le seul mot (à)/eun (à cause déjeuner).

On voit rfue la voyelle nasale du a se rend tantôt par an et tantôt par en, et celle du e tantôt par ain ou ein et plus souvent par in. Les mots de la même famille nous guident dans beaucoup de cas, comme dans venger, vindicatif; faim, famine; piein, plénitude; serein,, sûienité; fin, fme, finesse, etc. Dans d'autres mots, beaucoup plus nombreux, rorfliOL;iaphe est réglée d'une manière invariable par un préfixe ou suffixe; ainsi enlever, injuste, à cause des préfixes en et in; bâtiment, paysan, à cause-des suffixes ment, an.

3. Outre les voyelles nasales pures, il y a encore en français des diphtomjiieH namlo^. Ce sont ian, ien, ion, uin, oin, ouin.rianf/f, bien, nation, juin, .soin, warsoxiin.

Dans ien., la voj^elle nasale en se prononce de deux manières. Elle a le son primitif ain dans les noms terminés par ien., et

§ ÔO ACCENTS ÉCRITS 11?>

dans les formes des verbes venir et tenir: bien, tien, eliien, cow^- (^/iV>?, Je' //V».s; en pareil cas, ien est toujours diphtongue. Mais partout ailleurs /e«ale son de ian, et est en général diss3'llabe : inconvénient, expérience, excepté dans quelques mots tels que fiode, jMttience, escient,

4. Une voj^elle, quoique suivie de n ou m terminant la syllabe, n'est pas nasale, lorsque la sj'llabe suivante commence par n, m ou h muet, comme dans pai/sanne (proncmcez pai/sa-ne), renne, pennc^ je prenne, enipenner, fhnnnie, lenune, dilemme, gemme, hijmne, indemne, calomnie, onniiscioice, somnamb/de, automnal, honheur, inhumain.

En reste nasal dans les mots composés : enorcjueilUr, enivrer, ".noiseler, énamourer (que l'Académie écrit à tort énamourer), '■nherber, odiuiler, ennoblir, emmêler, etc. Dans ce cas le n se lie à la voyelle suivante : en-nivrer, et non pas enivrer, comme dans les mots de formation savante : énergie, énergumène. Le e suivi de nn, mm, ^>/;?, prend le son de a bref dans : hennir, nenni, <olennel, femme, indemnité, indemniser, et dans tous les adverbes en emment, comme. prudem ment . Dans automne^ damner, damnation, m ne se prononce pas; il en est de même de n dans monsieur.

Les lettres nt ne se prononcent pas clans la terminaison des verbes à la 3 personne du pluriel : aiment, viennent, chantaient, sonnent comme aime, vienne, chantait. On distingue donc par la prononciation : les xerhes a f/l lient i'ûs), CTpéUient, équivalent, ferment, président, résident, coritent, excellent, négligent, violent, des noms affluent (un), expédient, équivalent, ferment, président, rrsident, content (homme), excellent, négligent, violent. On distingue do môme ils convient, do convier, et il convient, de convenir.

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