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DE LA FLKXION DU NOM

11. Certains adjectifs, formés de noms propres de pays ou de villes, comme roitmin, i^rsan^ suédoi.'^, franruls^ s'emploient aussi comme noms de personnes et expriment une idée de nationalité.

Les noms de nations sont assimilés aux noms propres et s'écrivent avec une majuscule : le lioinain, le Français, etc.

12. Les mots invariables et même des propositions entières peuvent également s'employer comme substantifs, et alors ils prennent l'article défini ou indéfini : le pour et le contre, un beau venez-y- voir.

13. En résumé, la grammaire partage tous les noms en deux grandes classes : les noms communs et les noms jjropres. -

a) Les noms communs, parmi lesquels il faut distinguer spécialement les substantifs-adjectifs^ désignent soit des personnes^ comme le père^ V écrivain., la malade., soit des cJioses concrètes ou abstraites qui se comptent, comme le cJiêne, la pierre, la table^ le cri, ou ne se comptent pas (noms de matière), comme le froment, le plomb, l'air, le sel, la soif, la fierté, etc.

b) Les noms propres sont tous des noms de personnes, comme Pierre, Cronnvel, ou des noms de choses concrètes, comme Paris, le Rhin.

Atiicle IL — Le la flezion du nom.

En français, la flexion du substantif marque le gem-e, comme dans le cousin, la cousine, et le nombre, comme dans le cousin, les cousins.

Chez les Grecs et les Eomains, la terminaison des noms variait, non pas seulement comme chez nous, selon qu'ils étaient au singulier ou au pluriel, au masculin ou au féminin, mais .selon leur fonction dans la phrase, comme dans : amo Deum, où la terminaison um de l'accusatif signifie que le nom I)eus est le complément direct du verbe amo. Ces terminaisons s'appelaient cc/s (du latin casus, chute). Les cas ainsi entendus sont une propriété commune à presque toutes les anciennes langues et à plusieurs des langues modernes (comme l'allemand, les langues slaves) de la famille aryenne, mais ils ont presque entièrement disparu dans les langues romanes, ainsi que dans l'anglais, où l'on ne connaît guère qu'une espèce de génitif marqué par l'addition d'un s au radical du nom. Toutefois il est incontestable que nous avons une déclinaison dans nos pronoms,

ng-

Nom.

rose

murs

Ace.

rose

mur

lur.

Nom.

roses

mur

Ace.

roses

murs

§ (>;> r»i; la flkxiox m: xom 163

puisqiienousy (Ustiuauons par des tonnes différentes le sujet et le régime ; ainsi Je (sujet ou nominatif) et me (accusatif ou datif), tu et te, il (nominatif), le (accusatif) et lui (datif). A cette exception près, on peut dire que les cas sont étrangers à la lang-ue fran(,'aise, comme ils sont étrangers à toutes les langues dont les substantifs ne varient pas leurs désinences pour marquer certains rapports que les mots ont entre eux.

L'ancien français a eu une véritable déclinaison, qui a disparu au XIV« siècle, non sans laisser maints débris dans la langue moderne. Cette déclinaison réduisait le nombre des cas à deux seulement : le nominatif, le ais, direct, pour indiquer le sujet, et l'accusatif, le cas oblique, pour le légime tant dii'ect qu'indirect. Ses paradigmes étaient au nombre de trois, cori-espoudant aux trois premières déclinaisons latines; la (juatrième déclinaison latine avait passé à la deuxième, et la cinquième à la première et à la troisième.

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