‹ Cours de langue françaiseChapitre 107 sur 186 · Le noyau de pêche · texte numérisé non relu

Le noyau de pêche

c^ Un écolier, qui venait de manger une pêche, en jeta le noyau sur le chemin. Un vieillard prit la peine de le ramasser, et de l'enfouir dans un champ voisin, aux yeuz de l'enfant, qui rit d'un tel soin. Plusieurs années après, notre écolier passait au même endroit. Il trouva, au lieu où le noyau avait été enfoui, un arbuste portant déjà mainte branche vigoureuse. Le vieillard était encore là : il taillait l'arbre, n'y laissait nulle chenille, le protégeait contre toute atteinte.

■^'=' Quelle fatigue inutile! pensa l'adolescent. Mais devenu homme, et longeant la route poudreuse, il retrouva à la même place un bel arbre, dont chaque branche portait plusieurs beaux fruits.

«^«^ Le voyageur cueillit quelques pêches, et, tout en calmant sa soif ardente, il rendit grâce à la prévoyance du vieillard, qui, d un noyau, avait fait un arbre.

QUESTIONS

355. Les mots. — Qu'est-ce qu'cnfouirl — un arbuslel — Qu'entend-on par un tel soinl — Que veut dire mainte branche? une atteinte! longer une route? — En quoi consiste la prévoyance!

356. Les idées. — Pourquoi l'enfant rit-il? — Monlre-t-il beaucoup de réflexion en disant : Quelle fatigue inutile? — Comment le vieillard a-t-il montré sa prévoyance? — Devons-nous être prévoyants?

EXERCICE ORAL

357. Trouvez dans le texte tous les noms qui sont accompagnés de l'article ou d'un autre adjectif.

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