‹ Cours de littérature à l'usage des divers examens (volume 2)Chapitre 108 sur 186 · V. Cousin, Jacqueline Pascal; Pevrin · texte numérisé non relu

V. Cousin, Jacqueline Pascal; Pevrin

Les lettres de U^^^ de Maintenon étaient faites moins pour être lues que pour être méditées. Il n'y faut pas chercher « ce qui pétillait de brillant et de fm sur son visage quand elle parlait d'action », suivant le mot de Ghoisy ; elles donnent « le dessin plutôt que le coloris de son esprit ;>. (Sainte-Beuve.) Mais dans cette gravité de ton quelle souplesse ! Quelle, force et quelle tenuedans cette pensée presque toujours juste, toujours sobre, également éloignée du paradoxe et de la déclamation! Et quel modèle de ce style qu'elle recommandait aux demoiselles, « simple, naturel, sans tour, succinct » ! M""» de Maintenon est un éci'ivain. Sa langue est souvent pleine et savoureuse comme celle de Molière, subtile et délicate comme celle

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