‹ Cours de littérature à l'usage des divers examens (volume 2)Chapitre 93 sur 186 · GréartI, Education (h-s frmmrs par les fonmps · texte numérisé non relu

GréartI, Education (h-s frmmrs par les fonmps

3. Lettre à iM^o de lu Viefville, 20 décembre 170a, et Inslructions à la duchesse ■de Bourgogne,

cet, arrêt : non pas seulement la littérature anticfue, mais celle du xvii" siècle français, et nous savons, en effet, que les demoiselles de Saint-Cyr ont dû se contenter le plus souvent de lectures édiTiantes. Mais la lecture d'un Pascal ou d'un Corneille élève lame, inspire des sentiments généreux? C'est précisément là qu'est le danger. Aucune lecture n'est plus propre que celle de Tliistoire à porter et à garder haut les cœurs. ¥■""= de Maintenon le sait, et, le sachant, la condamne : « Je craindrais que ces grands traits de générosité et d'héroïsme n'élevassent trop l'esprit à nos jeunes hlles et ne les rendissent vaines et précieuses. » Que sauront-elles donc de l'histoire? Rien que l'histoire des princes. Il est bonde connaître d'abord les « princes de sa nation », puis de prendre une légère connaissance des c< princes étrangers », pour ne pas brouiller la suite de nos rois avec les princes des autres pays, « mais tout cela sans règle ni méthode, et seulement pour n'être pas plus ignorantes que le commun des honnêtes gens* ». A plus forte raison, « une connaissance légère des choses principales » de la géographie suffira-. Non, vraiment, une « clarté » de toutes ces choses ne saurait suffire : sans littérature et sans histoire, ce n'est pas seulement l'instruction qui reste incomplète, c'est l'éducation elle-même qui est comme découronnée.

On dit souvent : « M™" de Maintenon n'a pas connu tout le pris de l'instruction; mais quelle admirable éducatrice ! » Mais peut-on distinguer entre deux choses si peu distinctes par nature? L'instruction n'est que le plus puissant des moyeus d'éducation; l'éducation est bien peu large et humaine qui se prive de ce superflu nécessaire qui est l'instruction. C'est la valeur éducative de l'instruction que M'"" de Maintenon a méconnue, et cela est grave pour une institutrice. Encore les demoiselles de Saint-Cyr pouvaient-elles se croire favorisées du côté de l'instruction. Mais c'est toute espèce d'instruction, ou peu s'en faut, que M'"'= de Maintenon refusait aux bourgeoises : « Il ne leur faut, disait-elle, ni vers ni conversations, il n'est point question de leur orner l'esprit », mais seulement de leur inculquer les vertus domestiques et de leur apprendre « ce qui est absolument nécessaire pour être sauvé ». (Janvier nio.) Lui en vouloir de n'avoir pas prévu notre enseignement secondaire des jeunes filles (de l'enseignement primaire il ne saurait être

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