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DISSERTATIONS ET LEÇONS
Étudier la langue et le style de Buffon.
(Paris. — Lei;on d'agrégation, 1873.)
En quel sens faut-il entendre le mot de lUitïon, le plus souvent inexactement cité et mal compris : « Le style est l'homme même » ?
(Paris. LiCENXE Es lettres, avril 1868. Certificat d'aptitude a l'enseignement secondaire SPÉCIAL, 1892. — Aix. Devoir de licence, 1880. — Gard. Brevet supérieur. Aspirantes, 1888.)
Discuter cette pensée de Buffon: « Ceux qui écrivent comme ils parlent, quoiqu'ils parlent très bien, écrivent mal. »
(Paris. — Devoir de licence, déc. 1881.)
Que faut-il penser du conseil que donne Buffon aux écrivains de ne nommer les choses que parles termes les plus généraux? Usage et abus de ce précepte dans la littérature.
(Bordeaux et Poitiers. — Devoir de licence.)
Est-ce la prose, est-ce la poésie qui, au wiii*^ siècle, fut cultivée en France avec le plus de succès? Par quelles raisons peuton expliquer cette supériorité de l'une sur l'autre?
(Sèvres. — Concours d'admission, 1888.)
Plan et idée générale du Discours sur le st\le.
(Paris. — Baccalauréat, novembre 1884.)
Qu'est-ce que l'éloquence? Exposer et discuter les doctrines de Fénelon et de Buffon sur l'éloquence.
(Besançon. — Baccalauréat, juillet 1889.)
Bufî'on a dit : « Bien éci'ire, c'est à la fois bien penser, bien sentir et bien rendre ; c'est avoir de l'esprit, de l'àme et du rçoùt. » Quel est, parmi nos grands écrivains, celui qui vous paraît avoir le mieux réalisé cet idéal"?
(Fontenay-aux-Roses. — Co.^cours d'admissiom, 188i).)
Développer le mot de BufTon : « L'n beau style n'est tel eti ellet que par le nombre infini des vérités qu'il présente. »
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de seconde ax.née.)
Vous ferez à des élèves de troisième année une leçon sur Buffon comme introduction à l'étude de son Discours sur le style.
(Professorat des écoles normales. — Aspirants. Leçon, 1892.)
Définir Buffon écrivain et théoricien du style. Est-il vrai de dire que dans son Discours à l'Académie il n'a donné que la théorie de son propre style?
(Fonlenay-aux-Roses. — Leçon.)
j. Établir d'abord que BiitFon n'a pas commencé pardonner une théorie du style, et qu'il ne l'a même donnée qu'après avoir beaucoup écrit déjà. La théorie sort donc de la pratique, et par là elle sera vivante; mais par là aussi elle risque d'être un peu étroitement personnelle.
2. Étudier à l'avance la théorie dans la pratique qui, l'a précédée. Dire comment Buiïon a été amené à essayer de fairtpasser dans son propre style l'ordre et le mouvement qu'il admirait dans les œuvres de la nature. L'ordre, unité et clarté. Pourquoi Butïon travaille son style et comment il le corrige; que son ambition est d'atteindre au plus haut degré d'intelligibilité possible. Le mouvement; qu'il sort lui-même de l'ordre, et n'est que l'émotion grave qui naît de la vérité comprise, sentie, aimée. Exemples de la manière dont Buifon ordonne et anime sa phrase et son développement.
3. — Préciser ce qu'il doit y avoir, dés lors, de particulier dans le Discours de réception à l'Académie appelé improprement Discours sur le style. Faire d'abord la part des circonstances : le discours académique, louanges d'usage mal rattachées à la dissertation qui en fait le fond. Peut-être critiques indirectes du style à la mode : l'esprit. Certainement, exposé d'idées anciennes déjà, fait par un grand écrivain, célèbre aux veux du public plus encore par son style que par ses systèmes. Faire la part de la critique à ce point de vue; mais ne pas tout critiquer, et expliquer la tiiéorie des termes généraux, qu'il croit nécessaires à la propagation des idées.
4. — Mais, d'autre part, après la vérité relative (les circonstances, l'homme, l'œuvre), faire comprendre la vérité durable de certaines parties du Discours. Haute idée que Buffon se fait du style, du travail de réflexion nécessaire à l'écrivain. Union intime de la beauté du style et de la vérité qu'il exprime. Insister sur la théorie de l'ordre, sur la nécessité d'une méditation prolongée du sujet avant le travail de l'expression, et en (irer une théorie de l'invention et de la composition, non seulement pour les vrais écrivains, mais à notre propre usage.
5. — Incomplet, surtout en ce qui concerne le mouvemenl (mouvement poétique, oratoire, etc., mal compris ou dédaigné), le Discours peut donc se lire encore avec fruit au double point de vue et de la connaissance particulière de Butl'on et de la connaissance de la pratique même des règles générales qui sont nécessaires de tout temps pour composer un devoir aussi bien que pour écrire les Époques de ht ndturc. Au reste, nous
n'avons rien trouvé de mieux depuis cette rèiile, où tout est contenu : « Bien penser, c'est à la fois Itien penser, bien sentir et bien rendre. »
Qu'y a-t-il d'original dans la théorie du style telle que Buffon la conçoit et la formule. Est-elle purement classique? aunonce-t-elle des temps nouveaux? a-t-elle cessé d'être vraie dans son fond, quoique discutable dans quelques-unes de ses parties ?
(Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)
Dans le Discours sur le style, Buifon, artiste de style, donne la théorie de l'art tel qu'il le conçoit, il faut l'accorder. Gela est naturel et inévitable. Fénelon dans la Lettre à l'Académie n'avait pas fait autre chose.
Il faut accorder aussi que le Discours, plus que la Lettre de Fénelon, est une œuvre académique au moins par son cadre. Faire bon marché de la composition, des digressions, et par endroits d'une certaine emphase; ne considérer que le fond.
Qu'y a-t-il au fond du Discours? Une théorie du style écrite par un savant. Là-dessus on accuse l'étroitesse du point de vue. Ici, une distinction est nécessaire.
Oui, il est vrai que Buli'on a en vue, sinon uniquement les <Buvres de science, du moins les genres sérieux, la prose, et non pas la prose légère; il est vrai même (et ce n'est pas la moindre originalité de cette dissertation où l'on devine une arrière-pensée satirique) que Buffon a devant les yeux les écrivains de son temps, Montesquieu, Marivaux, Voltaire même. — Non, il n'est pas vrai que — la part de l'exagération faite — lîufTon, pour être savant, ail presque annulé la valeur durable de sa théorie critique. Il est critique original parce qu'il est savant. Différence entre lui et les critiques purement classiques qui concevaient bien aussi la nécessité de l'ordre et du mouvement, mais prenaient leurs exemples chez les anciens. Butfon étudie la nature directement, et c'est à la nature qu'il emprunte ses règles essentielles : d'une part, unité, simplicité, harmonie; de l'auti'e, variété, mouvement, vie, mais inséparables — dans la nature et dans l'art — de l'ordre vivant et mouvant.
Etudier à ce point de vue le Discours, en rapprochant la
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théorie de l'application chez BufTon. Comment de la contemplation prolongée du sujet dans son unité harmonieuse nait peu à peu la chaleur, rémotion lente et contenue de l'esprit, ce que Buffon appelle le mouvement.
Ce n'est pas toute la théorie du style, à toutes les époques et pour tous les genres, mais c'en est la meilleure partie aujourd'hui même encore, aujourd'hui peut-être surtout.
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Rapprocher le style de Buffon de sa théorie du style, en montrant d'une part que ce style était celui qui convenait h son œuvre, de l'autre que la théorie du style était dictée au critique par le naturaliste.
(Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)
Buffon a écrit, dans son Discours sur le style : « C'est faute de plan, c'est pour n'avoir pas assez réiléchi sur son objet, qu'un homme d'esprit se trouve embarrassé; il ne sait par où commencer à écrire. » Développer cette pensée, et montrer quelles doivent être les principales règles de la composition.
(Morbihan. — Brevet supérieur, juillet 1880. Aspirants.)
Comparer l'orateur suivant Bulïon à tels grands orateurs que; vous connaissez, et dire ce qui lui manque.
(Maine-et-Loire. — Brevet supérieur, juillet 1889. Aspirants.)
Appliquer à la pédagogie (méthode de composition, de leçon, etc.), les préceptes de Buflbn sur l'ordre, et en faire ressortir l'importance essentielle à tous égards.
Villefiaiiehe-de-Rouprijiic. — J. Baiiloux iinpr.
PQ Hémon, Félix