Cours de littérature à l'usage des divers examens
Comme en Grèce, la tragédie en France naît du culte religieux; hostile au théâtre païen dans sa décadence, l'Église vit • renaître, sans inquiétude d'abord, dans ses temples, le drame épuise, sorti sans efTort de cérémonies aussi dramatiques par essence que l'étaient autrefois les fêtes de Bacchus et les mystères d Eleusis : la Nativité, la Passion, la Résurrection, autant de drames tout faits, dont il était facile d'imaginer la représentation figurée. L'église, d'ailleurs, au moyen âge, cette église ou se tenaient souvent les assemblées, où se passaient certains examens, n avait pas le caractère exclusivement religieux quelle a pris depuis; des fêtes déjà presque dramatiques, comme la fête de TAne, des Innocents, des Fous, la faisaient retentir périodiquement des éclats bruj-ants de la gaieté populaire, faut que persista la candeur de cette foi primitive, on n.> s alarma point trop de scandales que le scepticisme seul eût pu rendre dangereux; mais, à mesure que cette foi devint moins naïve, les scrupules s'éveillèrent : exilée du chœur et delà nef a tragédie, religieuse encore, fut reléguée sous le porche sur le parvis; puis, se détachant peu à peu du culte, alla s'établir sur la place publique, mais longtemps encore garda son premier caractère, à tel point qu'on prenait soin d'abord de ne pas faire coïncider les heures des cérémonies sacrées et celles des spectacles profanes.
Dès le XI" et le xii» siècle, on trouve des mystères en latin
comme le mystère d'Adam; au xin" siède,\>n-tain essa s
emi-drama tiques, dont la lendauce profane est déjà visibe
Le Mtraclo de ThénphUe, de llulebœuf, nous montre .Noires