‹ Cours de littérature à l'usage des divers examensChapitre 40 sur 94 · NARRATION · texte numérisé non relu

NARRATION

Corneille, pour désarmer les envieux, lit sa Iragédie d'Horace chez l'abbé de Boisrobert, celui-là même qui avait parodié quelques-uns des plus beaux vers du Ciel. On peindra son attitude et celle des auditeurs. Boisrobert affecte d'applaudir bruyamment, et tout bas se moque de la manière dont Corneille «barbouille » ses vers. Chapelain disserte sur un ton doctoral, et demande à Claude de l'Esloile, un des cinq auteurs, si la nouvelle pièce est pleinement d'accord avec les règles. D'Aubignac formule quelques objections; Faret se contente de sourire. Corneille accepte toutes les critiques et promet de se corriger, résolu d'avance à n'en rien faire.

LETTRES

Selon Pellisson, il courut un bruit qu'on ferait encore des observations et un nouveau jugement sur Horace. On suppose que Corneille en est informé et qu'à ce sujet il écrit à l'un de ses amis de Rouen, qui craignait pour lui de nouveaux embarras.

Il ne redoute point qu'on rouvre une querelle dont l'honneur lui est resté. Richelieu a daigné accepter la dédicace de sa pièce nouvelle; cette autorité suffirait à la protéger.

Si pourtant ses ennemis osaient censurer Horace après le Cld, il se fie au jugement des hommes de goût qui ont approuvé le Cid et qui trouveront dans Horace des beautés d'un genre tout différent.

Il expliquera pourquoi il emprunte et continuera d'emprunter à l'histoire romaine les sujets de ses tragédies nouvelles.

On écrira la réponse de Rielielieu à l'ÉpUre dédicatoire de Corneille.

« La mort de Camille par la main d'Horace, son frère, n'a pas été approuvée au théâtre, et j'avais été d'avis, pour sauver en quelque sorte l'histoire et tout ensemble la bienséance de la scène, que cette fille désespérée, voyant son frère l'épée à la main, se fût précipitée dessus; ainsi elle fût morte par la main d'Horace, et celui-ci eût été digne de compassion, comme un malheureux innocent. » (D'Aubigxac.)

Avant de proposer -cette étrange solution dans sa Vratique du théâtre, d'Aubignac en avait entretenu Corneille lui-même. On fera la réponse de Corneille.

DISSERTATIONS ET LEÇONS

La conversation héroïque et romanesque dans Corneille, spécialement dans Horace.

(Leçon d'agrégation, 1884.)

De riiistoire romaine dans Corneille.

(Paris. — Devoir d'agrégation.)

De la glorification des Romains dans la litLéralure du xvii'^ siècle.

(Paris. — Licence, juillet 1883.)

Apprécier les tragédies romaines de Corneille '.

(Paris. — Devoir de licence, avril 18o9.)

Du Romain dans VlIoV'tce de Corneille et le Cnriolim de Shakespeare.

(Besançon. — Devoiu d'agrégation d'anglais, mais 1887.)

(Jue pensez-vous du mot de « tendresse » dont se sert la Ihuyère [Ouvrages de l'esprilj en parlant des lloraccs?

(Bordeaux. — Devoir d'.vgrégation des lettres, 1888-1889.)

I. Ce sujet a été donné à CliM-inont comme devoir d';igréj;ation, sous celle forme 1 'Il difTiTcnle : « Du gonio rom.iiii dans les princiimlus tragédies de Corneille. »

Page 1