‹ Cours de littérature à l'usage des divers examensChapitre 66 sur 94 · LETTRES ET DIALOGUES · texte numérisé non relu

LETTRES ET DIALOGUES

Oa connaît les vers de Boileau {Art poétique, IV) :

Tel s'est fait par ses vers distinguer dans la ville Qui jamais de Lucain n'a distingué Virgile.

Huet écrit, dans ses Orifjines de Caen : « Le grand Corneille m'a avoué, non sans quelque peine et quelque honte, qu'il préférait Lucain à Virgile. » On imaginera un dialogue entre Huet et Corneille.

Avant de traduire les livres Vil et VIII de la Pharsale, Brébeuf écrit à Thomas Corneille, qui le compte parmi « les illustres amis » de sa famille. 11 rend hommage à l'auteur de Pompée, qui, nous le savons, lui rendait justice. On n'oubliera pas que la traduction de Brébeuf parut dix ans après Pompé':, de 1653 à 1655, à un moment où Corneille, blessé de l'échec de Pertharile, avait quitté volontairement le théâtre.

Dans sa tragédie de Saint Gcnest 1 1646 , l'ami de Corneille, Roirou, par un généreux anachronisme, faisait glorifier par un comédien ordinaire de Dioctétien ces poèmes sans prix qui, lidcles tableaux de l'esprit romain, portent les noms fameux il Pompée et d'Auguste. On suppose que Corneille lui écrit I iiir le remercier de n'avoir pas rais Pompée au-dessous de ' 'iina.

t Ciiargé de recevoir à 1 .Vcadémie 1685 Thomas Corneille,

qui succédait à son illustre frère, Racine disait : « La scène l'^toutit encore des acclamations qu'excitèrent à leur naisloe le Cid, Horace, Cinna, Pompée. » Au lendemain do la (.'■lémonie, Thomas Corneille écrit à Racine.

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