DISCOURS ET LETTRES
Quelques jours avant de jouer pour la première fois devant le roi et la cour (octobre ]6o8), Slolière réunit ses camarades et leur expose les motifs qui l'ont déterminé à choisir, pour la jouer en cette circonstance si importante, la tragédie de Corneille, Nkomède.
(Lille'. — Devoir de licence, décembre 1888.)
Les Mémoires du comédien Lekain contiennent des Obsena- (ions générales sur la diction des rôles de Nicomède et corrections proposées sur lesdils rôles. Son seul but, aflirme-t-il, a été de « retrouver l'ancieime tradition, cest-à-dire la vraie diction, le sens du rôle, souvent défiguré par déjeunes comédiens ». S'il avait borné là son ambition, son étude serait plus utile et plus brève. Mais le comédien s'est fait critique. A l'exemple de Voltaii'e, il condamne de haut tous les idiotismes de la langue cornélienne, mal comprise; il élimine avec un soin scrupuleux toutes les façons de pailcr qui lui semblent trop voisines de la comédie, comme si l'originalité de la pièce ne consistait pas en cela môme. Quand il ne mutile pas le texte, il l'alfadil. Il est le premier sans doute à confesser la platitude de certaines corrections, mais il les hasarde pourtant, dans l'intérêt sacré de la grammaire, que Corneille, parait-il, avait fort maltraitée. Par une singulière inconséquence, ce même acteur qui, bravant l'autorité de M. de Duras, genlilhomme de la Chambre, rétablissait à la scène le texte du Venceslas de Hotrou, « rajeuni » |tar Marmontel, prenait avec le texte de Corneille d'étranges libertés, tout en protestant de son respect pour le vieux tragique. C'est celte inconséquence que lui reprochait avec raison Mole, son successeur. On suppose une lettre écrite à ce sujet par Mole à Lekain.
I. Nous devons réparer ici une omission de r\vertis«cnient placé .mi tôle <lu premier fascicule de ce Cours. T'arnii les noms d<'S nionibros de l'enseignement supérieur qui ont bien voulu si' faire nos collaborateurs, on a négligé do mentionner l'un do ccui à i|ui nous devons le plus, M. Dupont, de la Faculté des lettres de Lille.
DISSERTATIONS ET LEÇONS
Apprécier l'opinion de Voltaire, qui compare les rôles de Prusias et d'Arsinoé à ceux d'Argan et de Béline.
(Leçon d'agrégation, 1875.)
Du sentiment d'opposilion à la grandeur romaine dans Nicomcde et dans Mithridate.
(Leçon d'agrégation, 1873.)
Rechercher sur quel fondement Corneille a pu dire, dans la Préface et dans XExamen de sa tragédie Nicomède : « Ce ne sont pas les moindres vers qui soient partis de ma main. »
(Paris. — Licence, juillet 1860. — Besançon. — Devoir DE LICENCE, avril 1880.)
Montrer le caractère tout particulier de la tragédie de Nicomède. (Paris. — Licence, avril 1882.)
« Voici une pièce d'une constitution assez extraordinaire. » (Corneille, Examen de Nicomède.)
(Besançon. — Devoir d'agrégation de grammaire, 1888.)
(' Mon principal but a été de peindre la politique des Romains au dehors, et comme ils agissaient injurieusement avec les rois leurs alliés. » {Nicomède, Avis au lecteur.) Étudier à ce point de vue le rôle de Flaminius.
(Caen. — Devoir de licence, 1888.)
NICO.MEDE M
Comparer le caractère de Félix dans Polyeucfe et celui de Prusias dans Nicomède; faire ressortir dans cette dernière pièce la préoccupation de Corneille d'allier le comique au tragique. (Clermont. — Devoir d'agrégation.)
VI il
Le caractère de Nicomède.
(Douai. — Devoir de licence.)
Pascal dit dans ses Pensées : « L'éloquence continue ennuie. La continuité dégoûte de tout. Le froid est agréable pour se chautFer. » Cette maxime peut-elle être étendue au genre dramatique? Pourrait-on y trouver, et dans quelle mesure, la justification de la tentative que Corneille a faite — dans la tragicomédie Don Sunche, et mieux encore Nicomède — d'obtenir la variété des effets et de prévenir la monotonie des impressions par le mélange du tragique et du comique?
(.Nancy. — Licence ès lettres, session de juillet 1887.)
Montrer en quoi Corneille a essayé, en composant Nicomède, de << trouver quelque chose de nouveau ».
(Poitiers. — Devoir de licence, 1888.)
Comparer, aux points de vue de la pénétration, de la délicatesse morale et du sentiment chrétien, les idées de Rossuet, de Montesquieu et de Corneille sur la politique extérieure des Romains (Rossuet, Discours sur l'hisloire universelle, 3" partie, ch. VI ; Montesquieu, Grandeur et Ddeafcnce, ch. vi; Corneille, Nicomède). (Rennes. — Devoir de licence.)
<< Ce héros de ma façon sort un peu dos règles de la tragédie... Le succès a montré (jue la fei-ineté des grands cœurs, qui n'excite que de l'admiration dans l'iïrae des spectateurs,
4S COURS DE LITTÉIUTURE
est cfuelqnefois aussi agréable que la compassion que notre ait nous commande de mendier pour leurs misères. » {Préface lie Nicomède.)
(Toulouse. — Devoir de licence.)
I,a fourbe n'est le jeu que des petites âmes, Et c'est là proprement le partage des femmes.
Ainsi devant Prusias parle Nicomède, accusé par Arsinoé. Nicoraède avait le droit de parler ainsi; c'est ce que vous montrerez en résumant les faits et gestes de son ennemi. Mais si l'argument vous blesse sous sa forme sentencieuse, vous le discuterez et vous ferez voir ce qu'il contient de vrai et de faux. (Cher. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1888.)
Faire ressortir le souffle patriotique qui anime le rôle de Nicomède.
(Creuse. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1888.)
/ Exposer brièvement le sujet de Nicomède et celui de Mithridale. Caractériser et comparer le héros de la tragi-comédie de Corneille et le héros de la tragédie de Racine.
(Indre-et-Loire. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1888.)
Étudier les caractères de Nicomède et de Prusias. Lequel se rapproche le plus de la réalité?
(Haute-Loire. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1888.)
Après avoir fait une analyse très succincte de Nicomède. insistez sur le caractère du héros de la pièce, et faites voir s'il justifie ce qu'il dit de lui-même :
Le maître qui prit so.in d'instruire ma jeunesse Ne m'a jamais appris à faire une bassesse.
(Basses-Pvrénées. — Brevet supérieur, juillet 1888.)
NICOMÈDE if
WIH
En s'appuyant sur VExamcn de Corneille, démontrer la valeur dramatique du caractère d'Attale.
expliquer, en les discutant, ces jugements de Voltaire et de la Harpe sur Nicomède : « Dans i^icomède, tout est petit, presque tout est grossier... Une grande partie de cette pièce est en style l)ur]esque. » — « Les anciens n'avaient jamais connu cet alliage du tragique et du familier, du sérieux et du bouffon, marqué au coin de la barbarie. »
A-t-on raison de prétendre que, dans Nicomède, Corneille s'est retourné contre Rome, qu'il avait glorifiée tant de fois ailleurs, et de dire avec Geoffroy : « Après avoir exalté Rome dans SCS premières tragédies, Corneille prit plaisir à l'humilieidans Nicomède; son génie renversa l'idole que son génie avait élevée »?
Comparer Nicomède et le Ehadamiste de Crébillon,
Comment Geoffroy a-l-il pu écrire : « Nicomède est une tragédie unique en son espèce »?
Comparer le Nicomède de Corneille au Cosroès de Rotrou.
Villefranchcdo Uoucrgue. — J. BurJoux, iiiipr.
PQ Héraon, Filix
101 Coxirs de littérature à
H34. l'usage des divers examens