SEPTIÈME LEÇON
V' février 1901.
L'Iliade est le récit d'une j^uerre entreprise pour reprendre une femme , tandis que l'objet de la guerre racontée dans la grande épopée des Irlandais est la conquête d'un taureau (1). Avant de chanter la poétique histoire de la guerre de Troie, les Grecs ont eu un poème épique plus ancien dont un siège de ville était le sujet, et cette ville, moins éloignée que Troie, était la capitale de la Béotie, Thèbes aux sept portes, éuTocTruXoç, comme on lit au livre IV, vers 406, de Ylliade. Il est plusieurs fois question du siège de Thèbes dans l'Iliade (2). Le poème primitif est perdu ; la légende s'est conservée dans la forme scénique que lui a donnée
(1) Tel est le sujet de la pièce intitulée : Tâin bo Cuailngi, dont une analyse a été publiée par M. H. Zimmer, Zeilschrift fur vergleicliende Sprachforschung , t. XXVIII, p. 442-475. Une édition critique du texte avec traduction allemande a été préparée par M. E. Windisch, elle est actuellement sous presse.
(2) Iliade, IV, 378; V, 804-808; VI, 224; X, 286.
Eschyle au cinquième siècle avant notre ère dans sa tragédie des « Sept contre Thèbes , » 'Emit èttI B'/iêa;, représentée pour la première fois en 467(1). Des sujets analogues ont été traités, en Irlande, dans les diverses pièces intitulées Forbais « siège, » dont on trouvera la liste dans VEssai d'un catalogue de la littérature épique de V Irlande, p. 141-144. On peut ajouter à cette liste plusieurs autres morceaux épiques irlandais dont le titre est différent, tels que les Bruden da Choca et Orgain hruidne Dâ Derga publiés, avec traduction anglaise, par M. Whitley Stokes, dans les tomes XXI et XXII de la Revue Celtique.
A côté des épopées belliqueuses qui chantent les exploits des armées de terre , les Irlandais ont des épopées marines, Immrama. Il en est de môme en Grèce. Avant que ne fût composé le récit des merveilleuses aventures marines dont Ulysse est le héros, avant que les Aèdes ne chantassent V Odyssée, ces mêmes Aèdes ont charmé les loisirs des Grecs en racontant, avec accompagnement de la lyre, le voyage extraordinaire des marins embarqués sur le navire Argo. L'Odyssée, en son livre XII, raconte comment Ulysse put, sur son navire, traverser sans encombre le bras de mer près duquel chantent les Sirènes et dont les eaux sont dominées par les rochers, dans les cavernes desquels habitent Charybde et Scylla. Seul, « voguant sur la mer, » un
(1) Sur cette pièce, voyez Croiset, t. III, p. 177; Christ, p. 216.
navire a eu avant Ulysse le même bonheur , c'est Argo, « dont tout le monde a entendu parler, » et, sans la protection de la déesse Hêra, il se serait, comme les autres, brisé contre les écueils (1).
La rédaction primitive de ce poème a disparu (2). Nous n'avons plus que l'arrangement fait au troisième siècle avant notre ère par Apollonios, dit de Rhodes (3). C'est un mélange de vieille mythologie avec des notions géographiques de date beaucoup plus récente ; ainsi l'on y rencontre le nom des Celtes qui certainement n'apparaissait i)as dans le poème primitif. Chez Apollonios, ce nom est associé à une thèse géographique au moins bizarre, la notion d'un jQeuve qui a trois bras se jetant le premier dans l'Océan, le second dans la Méditerranée, le troisième dans l'Adriatique.
Nous avons vu, dans la leçon précédente, qu'au quatrième siècle avant notre ère les Grecs attribuaient au grand fleuve Istros, que nous appelons Danube, deux bras, se jetant l'un dans lePont-Euxin, l'autre dans l'Adriatique. L'imagination grecque a
(1) Odyssée, XII, G5-73. Cf. ci-dessous, p. 1U4.
(2) On en trouve un résume dans la quatrième pythique de Pindarc, 4GG av. J.-C, Sur les textes relatifs aux Argonautes, voyez, chez Roschcr, Ausfûlirliches Lexicon der griechischen und roernischen M\)l\iologie, t. I, col. 503-537, un article do M. Seeliger; et chez G. Wissowa, Paitiys Rcalencyclopaedie der classischen Alterlumswissenscliafl, t. II, col. 743-787, un article de M. Jessen.
(3) Sur Apollonios, voyez Christ, g 368, 3G9, p. 532-535; Croiset, t. V, p. 229-240 ; et l'article de M. Knaack dans Paulys Real Encijclopaedie, publiée par G. Wissowa, t. II, col. 126-134.
trouvé mieux au sujet de l'Eridanos. Le fleuve mythologique Eridanos n'est à Torigine autre chose que les éblouissants flots de lumière répandus sur le monde par le soleil levant; l'étoile du matin ou l'aurore, Phaéton, disparaît noyée dans les ondes de ce fleuve majestueux (1). Les Grecs voulurent identifier ce fleuve avec un cours d'eau qui, comme nous allons le voir, aurait eu non pas seulement deux bras, comme, disait-on l'Istros, mais trois, se jetant le premier dans l'Adriatique, le second dans la Méditerranée, au golfe de Lyon, le troisième dans l'Océan, c'est-à-dire dans la mer du Nord. Voici comment on atteignit ce résultat :
On sait que, vers l'an 300 avant notre ère, Evhémère prétendit expliquer par l'histoire et par la géographie toute l'ancienne mythologie des Grecs (2). De là le nom d'évhémérisme donné à ce système, mais il remonte bien plus haut qu'Evhémère.
Un siècle et demi plus tôt qu'Evhémère, les Grecs savaient vaguement, d'après les récits des navigateurs phéniciens, qu'il y avait au nord de l'Europe une autre mer, une mer à distinguer de
(1) L'Eridan est un phénomène céleste chez Aratos, <I>aiv($[i,£va, vers 359-360, 634; comparez la traduction des <5atv6ixeva par Cicéron, au vers 145; on trouve la même doctrine chez Nonnos, Dionysiaques, livre XXXVIII, vers 439. Aratos vécut de 305 à 240 environ avant J.-C. ; il écrivit ses *aivô[j.£va entre les années 276 et 274. Les Dionysiaques ont été composées environ six siècles et demi plus tard, vers la fin du quatrième siècle de notre ère.
(2) Christ, g 393, p. 556; Croiset, t. V, p. 148-150.
la mer connue, de la Méditerranée, une portion de l'Océan des mythographes et des géographes les plus anciens, et que dans cette mer se trouvaient d'abord les îles d'où venait l'étain, les Cassitérides, c'esL-à-dire les îles Britanniques, ensuite les îles où l'on recueillait l'ambre , électron , c'est-à-dire les îles qui, le long du continent, bordent la mer du Nord, enlin, non loin de ces îles, l'embouchure d'un grand ileuve innoraé, évidemment le Rhin, Wiênos, dont Pythéas vers la fin du quatrième siècle enseigna à ses compatriotes le nom jusque-là inconnu dans le monde grec. Au cinquième siècle, certains grecs imaginèrent que ce fleuve puissant et mal connu devait être l'Eridanos de la mythologie. L'ambre, c'était sous la forme solide, les larmes versées par les sœurs de Phaéton après la mort de leur frère dans les eaux de l'Eridanos.
Hérodote se moque de cette doctrine. Il sait bien que l'étain et l'ambre viennent de l'Europe occidentale ; mais il n'a pu trouver personne qui ait vu la mer que l'on prétend située à l'extrémité de l'Europe, à l'opposé de la région habitée par les Grecs. Il n'admet pas que les barbares donnent le nom d'Eridanos à un fleuve qui coulerait chez eux. Eridanos est un mot grec fabriqué par un poète. Quant aux îles Cassitérides, il ne les connaît pas (1).
(1) Hérodote, 1. III, c. 115; édition donnée chez Didot par Gh. Millier, p. 1G9, 1. 41-51.
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On ne peut contester que dans cette thèse Hérodote ne fasse preuve d'un sens critique très sérieux. Son observation sur l'origine grecque du mot Eridanos, 'HptSavoç est très juste; 'Hp-.oavoç est composé de 'op' « matin », et de oavoç, « don « (1), et veut dire « don du malin, présent matinal. » Mais du reste, Hérodote est dans l'erreur, ce qui prouve qu'en faisant usage des procédés réguliers de la critique savante, on peut se tromper quelquefois.
D'autres Grecs ont cru que l'Eridanos était le Pô , certains ont imaginé de Fidentifier avec le Rhône, et au cinquième siècle avant notre ère Eschyle accepta la seconde des deux opinions, nous le savons par Pline (2).
ApoUonios adopte à la fois trois thèses différentes : r la doctrine rejetée par Hérodote ; 2°, 3" les deux doctrines concurrentes dont l'une acceptée par Eschyle. Suivant ApoUonios, l'Eridanos est un fleuve qui a trois bras : l'un verse ses
(1) Prellwitz, Elymologisches Wôrterbuch der griechischen Sprache, p. 31, au mot âpicTov, et, p. 67, au mot ôâvoç.
(2) Pline, 1. XXXVII, g 31, 32, t. V, p. 148, 1. 11-17 de rôdition donnée chez Teubner par L. Jan en I860; cf. Heliades dans Eschyle, édition donnée chez Didot par Ahrens, p. 235. La seconde de ces opinions est celle do Denys le Périégéte qui, dans ses vers 288-295, met l'Eridan entre les Pyrénées d'une part, l'Etrurie et les Alpes d'autre part; il veut donc parler du Rhône, Denys écrivait probablement sous Hadrien, 117-138 après J.-C, au plus tût sous Domitien, 81-96, mais prenait plaisir à copier des documents beaucoup plus anciens que lui.
§ 2G. APOLLONIOS DE RHODES. 101
eaux dans l'Adriatique, c'est le Pô, un autre a son embouchure dans la Méditerranée, c'est le Rliône, et de ce second bras se détache vers le Nord, un troisième ])ras qui aboutit à l'Océan, c'est le Rhin ; des deux premiers bras, Pô et Rhône — nous venons de le voir — le second est admis déjà par Eschyle, le troisième bras, lé Rhin, est cet Eridanos dont Hérodote a entendu parler et auquel il ne croit point.
ApoUonios est un Grec d'Egypte, né à Naucracratis suivant les uns, originaire d'Alexandrie suivant les autres : cette seconde opinion paraît la plus probable. Il fut élève (hi biblothécaire-poète Callimaque, se brouilla avec lui, partit d'Egypte, alla se fixer à Rhodes. On a dit qu'après la mort de Callimaque, il serait revenu on Egypte, où le roi Ptolémée Epiphane, SO.^-LSI av. .1.-0., lui aurait donné le poste de bibliothécaire précédemment occupé par Callimaque. Ce retour en Egypte paraît imaginaire ; quoi qu'il en soit, ApoUonios est un des savants de l'école d'Alexandrie, il a écrit deux ouvrages d'érudition, l'un sur Hésiode, l'autre sur Zénodote d'Ephèse, bibliothécaire d'Alexandrie, un des criti(iues qui ont travaillé à fixer les textes homériques. De ces ouvrages, on ne connaît que des mentions, mais nous avons encore son poème épique, les Argonautiques, 'ApyovauTtxd, en quatre livres. Il en avait fait une première édition pendant sa jeunesse, quand il habitait Alexandrie. La seconde édition, celle que nous avons, a été donnée
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plus tard à Rhodes. La première édition ne comprenait probablement que les deux premiers livres : on suppose que c'est à Rhodes qu'ont été écrits les deux derniers.
Le voyage des Argonautes dans l'Europe occidentale est raconté dans le quatrième livre. Le poète nous les montre dans la mer Ionienne ; ils passent en vue de Corcyre, Klpxupa (1), puis un peu plus au Nord ils arrivent en face des monts Ceraunil sur les côtes d'Epire. Ils sont poussés par un vent irrésistible, ils atteignent l'île Electride (2), c'est-à-dire l'île de l'ambre, une île par conséquent que l'imagination grecque avait transportée des côtes de la mer du Nord sur les côtes de l'Adriatique, en confondant la région où se trouve l'embouchure du Rhin avec celle où se termine le cours du Pô.
De l'île Electride la colère de Zeus lança leur navire plus loin encore, c'est-à-dire sur le fleuve Eridanos, et dans la partie de son cours la plus reculée, là où, frappé de la foudre, Phaéton fut précipité du haut de son char et périt dans les eaux (3). Autour de l'abîme funèbre, les Héliades attristées et changées en peupliers (4) font entendre
(1) L. IV, V. 5CG-571 ; édition donnée par S. Lehrs chez Didot, ù la suite des œuvres d'Hésiode, p. 80.
(2) L. IV, V. 580, ibidem.
(.3) L. IV, vers 595-626, p. 89-90.
(4) Probablement ces peupliers que les pépiniéristes appellent blancs de Hollande.
de profonds gémissements et leurs larmes , desséchées par le soleil, se changent en ambre (1). A cette peinture poétique, Apollonios en oppose une autre : suivant les Celtes, dit-il, l'ambre provient des larmes , non des Hêliades , mais d'Apollon , quand , brouillé avec Zeus à cause de la mort d'Asklêpios, Esculape , que Zeus avait tué, il alla demeurer chez les Hyperboréens (2). Inutile de dire que jamais avant la conquête romaine, commencée un peu antérieurement à la fin du deuxième siècle avant notre ère, les Celtes transalpins, chez lesquels l'ambre se recueillait avant l'établissement des Germains à l'embouchure du Rhin , n'ont connu ni Apollon, ni Esculape, et que par conséquent ils n'ont pas raconté au troisième siècle avant J.-C. le récit légendaire qu'Apollonios leur attribue.
De ce séjour lugubre, le navire Argo, continuant à remonter l'Eridanos, pénétra dans le Rh6ne. Le Rhône a sa source aux extrémités de la terre, là où sont les portes et le domicile de la nuit : venant de cette contrée lointaine, il se divise en trois bras : le premier verse ses eaux sur les côtes de l'Océan, le second les jette dans la mer Ionienne, le troisième se dirige vers la mer de Sardaigne, et dans un golfe immense répand ses flots par sept bouches (3). Ce fut dans le premier de ces bras,
(1) L. IV, vers 603-C07, p. 8!J.
(2) L. IV, vers G11-G18, p. 89-90.
(3) L. IV, vers 627-634, p. 90.
ce fut dans celui qui se dirigeait vers le nord et l'Océan que s'engagea le fabuleux navire Argo. Là, le fleuve traversait des lacs, )a'.u.vaç et le pays des Celtes (1) ; il s'agit là du lac de Constance que le Rhin traverse et du lac Léman traversé par le Rhône : comparez Lemannus à Xip-^. Le pluriel, XtfAvai,-, résulte de la confusion entre les deux fleuves. En descendant le premier bras, les Argonautes seraient à leur insu arrivés dans le sein de l'Océan où ils auraient péri. Mais Hèra les protégeait. Du haut rocher Hercynios, la déesse, arrivant du ciel, jeta un cri d'alarme qui les effraya (2). î'.'ous voyons par là qu'Apollonios , comme Aristote et Erastosthènes, savait le nom celtique des montagnes de l'Europe centrale.
Avertis par Héra, les Argonautes changèrent la direction de leur navire ; ils s'engagèrent dans le troisième bras de l'Eridanos , c'est-à-dire dans le Rhône, 'PoSavoç (3), le seul des trois fleuves dont Apollonios connaisse le nom réel, et ils arrivèrent aux îles Stoïchades , c'est-à-dire aux îles d'Hyères, sur les côtes aujourd'hui françaises de la Méditerranée, d'où ils gagnèrent Ips aWn^ occidentales de l'Italie.
De ce récit, il résulte que les notions des Grecs sur les grands fleuves de l'Europe occidentale
(1) L. IV, vers G34-G3G, p. 90.
(2) L. IV, vers G40-fi42, p. 90. Cf. Odyssée, XII, 73, et ci-dessus, p. 97.
(3) Livre IV, vers 644-GGl, p. 90.
§ 27. PHYLARQUE. 105
étaient bien vagues au troisième siècle de notre ère et alors bien inexactes même chez les gens instruits. Sur ce point , la fameuse bibliothèque d'Alexandrie n'avait pas répandu grande lumière dans le monde lettré dont cette ville était la capitale et dont cette bibliothèque était le sanctuaire. On a donné un nom grec , hydrographie , à la science de la mer et des cours d'eau. Le choix de cette langue [tour une science si mal connue des Grecs les plus savants peut* sembler médiocrement justifié.
Mais le Rhône et surtout le Rhin étaient bien loin d'Alexandrie et de Rhodes. Dans cette région orientale, l'horizon n'était pas très étendu et l'on connaissait mieux les Celtes établis dans les environs du bas Danube et en Asie Mineure que les Celtes voisins du llliiii.
Un liistorien tpii a écrit chins la seconde moitié du troisième siècle et qui parle des Celtes d'Orient est Pliylarque. <KXap/oç, originaire probablement de Naucratis en Egypte. Cet auteur a composé un récit historique qui commence avec l'expédition où Pyrrhus, roi d'Epire, entrant dans Argos, y fut tué en 'il"^, et (jui finit à la mort de Cléomène, roi de Lacédémone, en 220. Cet ouvrage était divisé en vingt-huit livres (l).
(1) cil. et Th. Mùllcr, Fragmcutii Jtisloricorum çjraecorum, t. I,
106 § 27. PHYLARQUE.
Dans son troisième livre, il parle d'un riche Galate nommé Ariamnès qui avait annoncé qu'il nourrirait pendant un an tous les Galates, c'est-àdire tous les Celtes d'Asie Mineure. Il fit construire de tous côtés en Galatie, auprès des chemins, des salles en bois, roseaux et osier, assez vastes pour contenir chacune quatre cents convives et davantage. Il avait fait fabriquer l'année précédente d'immenses chaudrons de cuivre; dans ces chaudrons, les cuisiniers faisaient cuire à la grande eau tous les jours d'immenses quantités de taureaux, de cochons, de moutons et d'autres animaux : les Celtes, amateurs de bouilli, pouvaient s'en rassasier à leur aise; ils avaient pour les servir des domestiques qui leur offraient en outre du pain et du vin. Ces domestiques accueillaient de même les étrangers sans distinction de nationalité (i).
Au livre VI, Phylarque raconte que sur les tables des Galates on met des morceaux de pain et des viandes cuites dans des chaudrons; mais quand parmi les convives il y a un roi, personne ne goûte de rien avant que le roi n'ait commencé à manger (2).
p. Lxxvii-Lxxxi, 334-358; Christ, § 388, p. 551 ; Croisct, t. V, p. 108.
(1) Athénée, 1. IV, ch. 34: édition donnée chez Teubner par A. Mcinckc, 1858, t. I, p. 270, 1. 9-29; Ch. et Th. muier, Fragmenta hisloricorum graecorum, t. l, p. 334-335, fragment 2; D. Bouquet, t. I, p. 704 ABC.
(2) Athénée, 1. IV, ch. 24; édition donnée chez Teubner par A.