‹ Cours de littérature celtique (volume 2)Chapitre 40 sur 108 · APOLLODORE · texte numérisé non relu

APOLLODORE

en 121 avant J.-C, 633 de Rome, poursuivirent, la guerre contre les Allobroges; ceux-ci, malgré le concours des Arvernes (Puy-de-Dôme, Cantal, Lozère, Haute-Loire, Allier), furent vaincus au confluent de l'Isère et du Rhône le 8 août de l'an 121 avant J.-C, l'an 633 de Rome, et cette bataille décida du sort de la partie méridionale de la Gaule entre les Alpes et les Pyrénées : cette région devint province romaine et deux points y furent occupés d'une façon permanente , 1° Aquœ Sextiœ, Aix en Provence, forteresse romaine, sorte de camp permanent dès le temps de Gains Sextius Calvinus, 122 avant J.-C., 632 de Rome, 2''Narbonne, colonie romaine à partir de l'année 118 avant J.-C, 636 de Rome.

Descelle époque, la politique romaine sut s'assurer un appui parmi les populations de la Gaule indépendante, en contractant alliance avec un des deux peuples qui, dans la vaste région située entre le Rhin et l'Océan, se disputaient la suprématie. Ces deux peuples étaient les Aedui, AÏSouot (Saôneet-Loire et Rhône) et les Arverni (Puy-de-Dôme, Lozère, Haute-Loire). Les Arverni se sont associés aux Allobroges contre les Romains, naturellement il y eut alliance entre les Romains et les Aedui. Les Aedui et les Arverni étaient mentionnés au quatrième livre des Chroniques composées par ApoUodore d'Athènes (1) et dédiées par lui au roi

(1) Sur ApoUodore, voyez Christ, g 438, p. 607-608; C. et Th.

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de Pergame, Attale II Philadelphe, qui régna de 169 à 138. Ces chroniques se terminent en 144. Apollodore y parlait des Aedui, alliés des Romains dans la Gaule celtique (1). Il écrit leur nom avec une lettre de trop AlSowtoi pour Afôouot : peu importe. Quant aux Àrverni, Etienne de Byzance qui cite Apollodore dit que c'est le peuple le plus belliqueux des Galates de Celtique (2), mais Apollodore les avait simplement nommés : « Des Celtes, les Arverjii (3) », il n'avait donc fait aucune allusion à la guerre soutenue par les Arverni contre les Romains en 121 et il est bien possible que la mention de l'alliance des Aedui avec les Romains soit une addition d'Etienne de Byzance au texte d'Apollodore.

Il faut arriver au premier siècle avant notre ère pour trouver un auteur grec qui réellement connaisse les Celtes de la Gaule transalpine. Cet au-

Miiller, Fragmenta historicorum graecorum, t. I, p. xxxviil-XLV, 428-469, et la nouvelle édition de Pauly, Realencyclopaedie, donnée par Wissowa, t. I, col. 2855-2886.

(1) « AiôouTtoi aÛ!X[i.a}(oi 'Puiiatwv Tipo; t^ Ke>,Ttxiîi FaXXia. » Fragmenta historicorum graecorum, t. I, p. 437, fr. 60; Cougny, t. I, p. 360-361; D. Bouquet, t. I, p. 114 A.

(2) « 'Apôepvot ëOvo; [xaj^tjxwxaTOv xcov itpo; Tvi Kc),-ty.îi FaXa^wv. » Fragmenta liisloricorum graecorum, t. I, p. 437, fr. 62; Cougny, t. I, p. 360-361 ; D. Bouquet, t. I, p. 114 C.

(3) « KeXxoiv Apoépvou;, » ibid.

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leur est Poseidonios, ïloaetSwvtoç, d'Apamée (1). Apamée, où il naquit, est une ville de Syrie, mais Rhodes où il vécut et où il fonda une école célèbre, devint intellectuellement sa patrie. Cicéron fut un de ses élèves et reçut son enseignement en l'an 78 avant notre ère ; le grand orateur, né en 106, avait alors 28 ans. La réputation de Poseidonios fut assez grande pour lui attirer deux fois, en 67 et en 62 avant J.-C. , la visite du grand Pompée, qui avait obtenu les honneurs du triomphe en l'an 79 et en l'an 71 avant J.-C, 675, 683 de Rome, et qui avait été consul en 70, l'an de Rome 675 (2).

Poseidonios écrivit une suite aux histoires, iffxopi'at, de Polybe ; cette suite comprenait cinquante-deux livres , qui racontaient les événements accomplis pendant soixante-quatre ans, de l'an 145 à l'an 82 avant J.-C. Cet ouvrage a été perdu, nous n'en avons que des fragments, mais au point de vue des études celtiques, ces fragments sont d'une importance fondamentale.

Comme Polybe , son prédécesseur , Poseidonios a tenu à connaître l'Europe occidentale, tant l'Espagne que la Gaule transalpine; nous savons par exemple qu'il a passé trente jours à Cadix, mais il ne s'est pas contenté de visiter les villes mariti-

(1) Sur cet auteur, voyez Christ, g 405, p. 568-569; Croiset, t. V, p. 309-310; Fragmenta hisloricorum graecorum, t. III, p. 245- 2%; MûUenhoff, Deutsche Altertumshw^de, t. II, p. 126-130.

(2) Corpus inscriplionum lalinarum, t. I, 2' édition, p. 154,

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mes qui faisaient partie du monde alors civilisé et de voyager comme Polybe à la suite des armées romaines dans le cortège des généraux vainqueurs. Poussé par le désir de s'instruire, il pénétra comme simple particulier au milieu des populations barbares de la Gaule indépendante. Ce qu'il raconta des mœurs celtiques était le résultat de ses observations personnelles : tel l'usage de rapporter en triomphe les têtes des ennemis tués et de placer en évideuce dans les vestibules des maisons ces trophées lugubres, comme on y met aujourd'hui des télés embaumées de sangliers ou de cerfs. « J'ai vu, » disait-il bien souvent, « ces têtes d'hommes suspendues aux murs des maisons gauloises, c'est un spectacle qui, au début, m'était pénible; peu à peu, je m'y suis habitué (1). »

Poseidonios est le plus ancien auteur qui ait parlé des Bardes. « Les Celtes, » dit-il, « emmènent avec eux, même à la guerre, des commensaux, qu'en grec nous appellerions des parasites, TrapadtTou;. Ccs commensBux font l'éloge de leurs patrons devant les assemblées d'hommes, debout autour d'eux, et môme en particulier devant quiconque veut bien les écouter. Ou les appelle bardes, ils sont poètes, c'est en chantant qu'ils prononcent ces éloges (2). »

(1) Fragmenta hisloricorum graecorum, t. III, p. 261, fr. 2G ; Strabon, 1. IV, c. 4, g 5; édition C. Millier et F. Dûbner, p. 164^ 1. 40-46; Cougny, t. I, p. 140-141; D. Bouquet, t. I, p. 31 CD.

(2) Fragmenta hisloricorum graecorum, t. III, p. 259, fr. 23;

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Ce passage provient probablement du récit de la guerre qui, entreprise par les Romains contre les Allobroges et les Arvernes, aboutit à la défaite du roi arverne Bituitos, l'an 121 avant J.-C. C'est, doit-on croire, cette bataille qui donna à Poseidonios l'occasion de parler de Luernios, père de Bituitos.

Luernios s'était promené dans son char à travers champs, jetant l'or et l'argent à la foule qui l'accompagnait.

Suivant l'exemple du roi galate Ariamnès, dont nous avons parlé, d'après Philochoros, Luernios organisa un festin public; ce festin devait durer moins longtemps que celui d'Ariamnès, quelques jours seulement au lieu d'un an, mais il était organisé avec un luxe extraordinaire. La salle du festin était un espace carré, dont le côté avait douze stades, soit un peu plus de deux kilomètres de long et qui par conséquent comprenait un peu plus de quarante mille mètres carrés. Cet espace était clos d'une palissade, on y trouvait des lacs remplis de liquides excellents, probablement de bière ; il y avait à manger pour quiconque se présentait et des domestiques pour servir ces convives improvisés.

Un jour le même roi avait donné un dîner, un barde comptait y aller, il fit erreur et n'arriva que

Athénée, 1. VI, c. 49; édition donnée chez Teubner par A. Meineke, t. I (1858), p. 436; Cougny, t. II, p. 318-319; D. Bouquet, t. I, p. 707 CD.

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le lendemain, alors que Luernios était déjà monté sur son char et partait. Le barde le suivit en courant, chantant les louanges de Luernios, et y mêlant des plaintes, expression du regret qu'il éprouvait d'être arrivé trop tard. Luernios lui jeta un sac d'or, le barde le remercia : « Les traces de votre char, » disait-il, « produisent aux hommes de l'or et des bienfaits (1). »

Poseidonios n'avait pas assisté aux festins de Luernios, mais c'est comme témoin oculaire qu'il raconte l'usage gaulois de manger autour de tables rondes, peu de pain, beaucoup de viande, sans cuillers ni fourchettes, en prenant à deux mains de gros morceaux dans lesquels on mordait à belles dents. Les convives n'avaient ni chaises, ni bancs, ils s'asseyaient sur du foin. Chez les riches, on buvait du vin qui venait de Marseille, mais la boisson ordinaire était la bière appelée corma ; tous les convives buvaient chacun à leur tour dans la même coupe. L'esclave chargé des fonctions d'échanson faisait circuler cette coupe en allant de gauche à droite, et pour adorer, c'était à droite qu'on se tournait (2). Les Irlandais païens

(1) Fragmenta hisloricorum graecorum, t. III, p. 261, fragment 25, seconde partie; Athénée, I. IV, c. 37; édition donnée chez Teubner par A. Meineke, t. I (1858), p. 273-274; D. Bouquet, t. I, p. 705; Cougny, t. II, p. 324-325.

(2) Fragmenta historicorum graecorum, t. III, p. 2C0 ; Athénée, 1. IV, c. 36, éd. Meineke, t. I, p. 272-273; D. Bouquet, t. I, p. 704- 705; Cougny, t. II, p. 320-324.

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attribuaient comme les Gaulois une valeur magique à l'acte de faire un tour à droite, dessel.

Ce n'est pas le seul point sur lequel les usages gaulois, constatés par Poseidonios, s'accordent avec ce que nous apprend la littérature irlandaise la plus ancienne. Telle était la coutume de donner dans les festins le meilleur morceau au guerrier le plus brave et de recourir au duel, à un duel à mort entre les concurrents, quand on ne pouvait s'accorder sur la question de savoir à qui attribuer cet honneur (1).

Diodore de Sicile et Strabon travaillaient avec des livres et n'ont guère fait d'observations personnelles ; c'est probablement chez Poseidonios qu'ils ont pris ce qu'ils disent des mœurs celtiques. Chez César, au 1. VI, ch. 13 à 20, le récit de la guerre s'interrompt, et l'auteur intercale, d'une manière inattendue, une sorte de horsd'œuvre : c'est un tableau de la civilisation gauloise, César l'a probablement emprunté en grande partie aux livres de Poseidonios.

Une des institutions les plus intéressantes que nous puissions signaler chez les Celtes est le

(1) Fragmenta hislorico7-um graecorum, t. III. p. 259-260; Athénée, 1. IV, c. 40, éd. Meinoke, t. I, p. 276; D. Bouquet, t. I, p. 705-70G; Cougny, t. II, p. 318-321.

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druidisme, c'est-à-dire un clergé recruté par l'enseignement comme les clergés modernes, chose inconnue dans le monde gréco-romain. La plus ancienne mention de leur nom remonte à l'année 200 environ avant J.-C. Vers cette date Sotion, -w- Tt'tov, d'Alexandrie (1) a écrit un traité de la « succession des philosophes, » AiaSo//] twv 9iXo!io-^ojv, qui est perdu; mais Diogène Laerce, qui écrivait probablement quatre siècles plus tard, avait cet ouvrage sous les yeux. Diogène Laerce, aux premières lignes de son préambule, dit que Ui philosophie a commencé chez les barbares, que les premiers philosophes auraient été chez les Perses les Mages, à Babylone et en Assyrie les Chaldéens, dans l'Inde les Gymnosophistes, chez les Celtes et les Gahites les Druides, Apuiâa; ou Somnothées, c'està-dire les augustes et divins ; les autorités qu'il cite sont : 1° un traité apocryphe d'Aristote, le livre de la magie, to [xayixo'v, de date inconnue ; 2" Sotion au vingt-troisième livre de la succession des philosophes (2).

Les Druides n'étaient pas les seuls prêtres des Celtes, qui avaient, comme les autres peuples, des prêtres attachés à des temples. Tite-Live, sous la date de l'an 538 de Rome, 216 avant J.-C, parle d'un temple des Boii qui habitaient dans la Gaule

(1) Sur Sotion d'Alexandrie, voyez Christ, g 514, p. 709; cf. p. 733, note 5; Croiset, t. V, p. l'27.

(2) Diogène Laerce, édition donnée chez Didot par G. Cobet, p. 1; Cougny, t. V, p. 82-83.

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Cispadane, aux environs de Parme, Modène el Bologne. On y porta le crâne du consul L. Postumius, tué dans une bataille avec presque toute son armée, et ce crâne, orné d'or, servit de coupe aux prêtres du temple, sacerdotibus ac templi antistitibus (1).

Pour désigner les prêtres affectés au culte local d'une divinité spéciale, il y a un terme technique gaulois, c'est gutuatros, que les Romains ont écrit gutuater, suivant en cela les lois de la langue latine. Nous savons, par les inscriptions, qu'il y avait à Mâcon un gutuatros du dieu Mars (2). A Autun on rendait un culte à un dieu Anvalos, deux inscriptions l'attestent; ce sont des dédicaces à l'empereur et au dieu Anvalos ou Anvallos, l'une par le gutuater G. Secundius Vitalis Appa, l'autre par le gutuater Norbaneius Thallus probablement tous deux affectés au culte du dieu Anvalos (3). Gutuatros est un mot de même famille que le gothique gudja « prêtre » et que l'allemand, gott « Dieu. » Gott veut dire « ce qu'on invoque (4), » gudja est « celui qui invoque, » gutuatros doit avoir le même sens. Le Beleni aedituus,

(1) Tite-Live, 1. XXIII, c. U, g 11, 12; édition Weissenborn, t. II, p. 343; D. Bouquet, t. I, p. 343 B.

(2) Holder, AUceltischer Spi-achschalz, t. I, col. 2046.

(3) Revue épigraphique, octobre, novembre, décembre 1900, p. 132, 133.

(4) Kluge, Elymologisches Woerterbudi, 5" édition, p. 143; Brugmann, Grundriss, t. II, p. 312.

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gardien du temple de Belenus, dont parle Ausone, Professores, XI, 22-25, était probablement un gutuatros : la proscription des druides par les empereurs Tibère (1) et Claude (2), qui régnèrent, l'un de l'an 14 à Tan 37 de notre ère, l'autre de 41 à 54, ne s'était pas élendue à ce sacerdoce local. Ausone, Professores, V, et XI, parlant de deux prêtres, chacun attachés à un temple du dieu Belenus, les qualifie tous deux de druides, il confond les druides avec les gutuatri, c'était au quatrième siècle de notre ère et la tradition de la distinction s'était perdue.

Le druide n'est pas comme le gutuatros, celui qui invoque spécialement tel ou tel dieu, c'est le très savant homme, dru-vid-s; tous les dieux sont également de sa compétence, et grâce à la magie, sa puissance égale la leur. Les Gaulois venus comme conquérants en Grande-Bretagne, vers l'an 200 avant J.-C., y ont trouvé le druide et l'ont importé sur le continent.

Jules César est le premier auteur qui nous parle des druides avec quelques détails : c'est dans le récit de la guerre de Gaule en l'an 53 avant notre ère qui a du être rédigé deux ans plus tard en 51. Viennent ensuite 2° Diodore de Sicile, 1. V, ch. 31, écrivant probablement peu après la mort de Jules César qui arriva comme on sait l'an 44 avant J.-C,

(1) Pline, 1. XXX, § 13.

(2) Suétone, Claude, 25.

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3" Timagéne qui un peu postérieur écrivait sous Auguste, 4° Strabon sous Tibère vers l'an 19 de J.-C. Jules César, Diodore de Sicile, Strabon n'ont fait, semble-t-il, que reproduire plus ou moins exactement les données contenues dans l'ouvrage de Poseidonios. C'est à Poseidonios que César et Strabon ont probablement emprunté la peinture de cet immense mannequin où des victimes humaines étaient entassées vivantes pour être brûlées et ainsi offertes en sacrifice aux dieux (1). L'intervention des druides dans les procès publics et privés, telle que l'exposent César (2), Diodore (3) et Strabon (4), doit avoir la môme origine.

Quoi qu'il en soit, c'est vers l'an 200 avant J.-C. que le nom des druides apparaît pour la première fois dans la littérature grecque, et sur ce point l'auteur primitif auquel nous devons renvoyer est Sotion, cité par Diogène Laerce.

(1) De bello gallico, 1. VI, c. 16, g 4, 5, Strabon, 1. IV, c. 4, g 5; éd. donnée chez Didot par C. Mûller et F. Dùbner, p. 164-165; Cougny, t. I, p. 142-143; D. Bouquet, t. I, p. 31 E.

(2) De bello gallico, 1. VI, c. 13, g 10.

(3) Diodore, 1. V, c. 31, g 5; éd. Didot, p. 273, I. G-10; Cougny, t. II, p. 392-393; D. Bouquet, t. I, p. 308 DE.

(4) Strabon, 1. IV, c. 4, g 4; éd. donnée chez Didot par C. Millier et F. Dûbner, p. 164, 1. 23-29; Cougny, t. I, p. 138-139; D. Bouquet, t. I, p. 31 AB.

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