CATULLE
vain romain qui y soit parvenu , et cela près de deux siècles après Pythéas, en l'an 55 avant J.-C. et l'année suivante (1). Entre eux, aucun auteur important ne se place : nous ne pouvons compter parmi les historiens , ni parmi les géographes Hécatée d'Abdère, qui vers la fin du quatrième siècle avant notre ère, dans son traité des Hyperboréens, mettait près de la Celtique une île aussi grande que la Sicile et habitée par les Hyperboréens (2).
Quant au traité apocryphe d'Aristote, De Mundo, XIspl x(^ff[xou, où, 1. III, apparaissent les îles Britanniques, vri(7ot BpsTTavixai, appelées l'une Albion, l'autre lerna (3), il peut bien être contemporain de Jules César. En tout cas, il paraît postérieur à Poseidonios, comme le traité également apocryphe, De
(1) A cette seconde expédition se rapportent deux lettres de Cicéron à Trébatius [Ad familiares, 1. VII, ep. G, 7; C. F. W. MûUer, partie III, vol, I (189tj), p. 176-178). Dans l'une il lui conseille de ne pas se laisser attraper en Bretagne par les essedarii; dans l'autre il lui dit que comme en Bretagne on ne peut trouver à prendre ni or, ni argent, il faut lâcher d'en ramener un char do guerre, essedum. Dans la correspondance de Cicéron, il est plusieurs fois question des deux expéditions de Bretagne, 55 et 54, parce que son frère Quintusy prit part; cf. Pétrie et Thomas Duffus Hardy, Monumenla liistorica brilannica, t. I, p. Lxxxvi- Lxxxvii. — Sur P. Crassus et son voyage aux Cassitérides, 96-93 avant J.-C., voir ci-dessus, p. 9, note.
(2) Fraymenla hisloricorum graecorum, t. II, p. 286, fr. '2; extraits de Diodoro de Sicile, 1. 11, c. 47; édition donnée chez Didot par C. Mûller, t. I, p. 116, 1 17.
(3) Aristote, éd. Didot, t. III, p. 630, 1. 43; Cougny, t. VI, p. 8-11.