‹ Cours de littérature celtique (volume 2)Chapitre 52 sur 108 · VARRON · texte numérisé non relu

VARRON

ni oliviers, ni pommiers, où l'on fumait la terre avec une matière blanche fossile appelée en latin creta, « craie (?). » Dans ces régions, le sel manquait ; on ne l'avait ni fossile, c'est-à-dire tiré des profondeurs du sol, ni provenant de l'eau de mer, et on le remplaçait par des charbons salés que produisait la combustion de certains bois (1).

Varron dit que dans Vager gallicus, probablement la Gaule Cisalpine, on clôt les propriétés en construisant autour d'elles des murs en briques cuites (2). Il raconte que, suivant Saserna, qui écrivait vers l'an 100 av. J.-C. (3), quatre journées d'homme suffisaient pour cultiver un jugerum, soit 25 ares 23 centiares, dans la Gaule Cisalpine (4). Dans le même âge?- gallicus^ toujours la Gaule Cisalpine, on préfère les petits troupeaux aux grands, parce qu'on craint les maladies épidémiques (5).

Varron vante les cochons de la Gaule Transalpine et Cisalpine, notamment les jambons de Comacina^ ville dont la situation n'est pas déterminée, mais qui paraît avoir été située dans la Gaule Narbonnaise, et ceux des Cavari , dont la capitale était Valence (Drôme) ; il admire aussi les quartiers de cochons des Insubres, dont la capitale était Milan.

(1) L. I, c. 7, g 8; édition donnée chez Tcubncr par Henri Koil, 1889, p. 22-23.

(2) L. I, c. 14, g 4; édition II. Kcil, p. :]2, 1. 4-5.

(3) Teuffel-Schwabe. g 160; t. I. p. 209.

(4) L. I, c. 18, g G; éd. U. Keil, p. 37, 1. 2\, 23.

(5) L. II, c. 3, g 9; éd. II. Koil, p. 89, 1. 15-18.

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