lÀttérature, b iO
importai) Is Mémoires ; Adrien de Valois compose sur les temps mérovingiens une vaste histoire, dans laquelle il fait entrer tout ce que renferment les historiens et les chroniqueurs de cette époque confuse. Mézeray essaye de débrouiller le chaos de notre histoire , et se montre souvent à la hauteur de cette patriotique mission. Péréfixe écrit, pour Louis XIV enfant , l'histoire de Henri IV. Le père Maimbourc défigure deux grands sujets , les croisades et la Ligue. Varillas, écrivain fécond et sans conscience, perd un talent réel dans une foule d'histoires qa'on lirait avec plaisir si on pouvait les lire avec confiance. Saint-Réal écrit avec force et élégance l'histoire romanesque de la Conjuration de Venise. Le père D'Orléans nous intéresse au tableau des révolutions d'Angleterre. On estime encore V Histoire eccUsicistique de l'abbé Fleury. Le père Daniel entreprit une histoire complète de la France, dont les commencements sont dignes d'estime; on l'accuse de partialité. Les Réflexions sur les divers génies du peuple romain placent Saint- ÉvREMOND, écrivain fécond et spirituel, parmi les penseurs qui ont éclairé l'histoire par la philosophie; il n'a pas été inutile k Montesquieu. Quel que soit le nombre et le mérite de ces travaux historiques, nous n'y trouvons aucun ouvrage de premier ordre. Le siècle de Louis XIV n'a produit dans le genre historique que deux chefs-d'œuvre : V Histoire universelle de Bossuet , à laquelle il n'y a rien a comparer dans aucune langue , et les Mémoires du cardinal de Retz , tableau animé et piquant des troubles de la Fronde , tracé par un écrivain supérieur , singulièrement spirituel , dans lequel l'imagination vient souvent en aide à la mémoire , et où le besoin d'apologie et le désir de briller transfigurent les faits et dénaturent les intentions. Nous rencontrons au dix-huilîème siècle trois
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grands nottis dans l'histoire ; Saint-Simon , Montes- OUiEC et Voltaire.
Les Mémoires de Saint-Simon , par l'intérêt soutenu du récit , l'importance des révélations historiques, l'énergique peinture des caractères , la profondeur des réflexions, Toriginalité d'un style dont personne n'a surpris le secret et qui grave la pensée en traits inefifaçables , prennent place parmi les chefs-d'œuvre de notre langue. M. Villemain n'a pas craint de rapprocher Saint-Simon de Tacite.
Montesquieu (1689-1755), dans son livre sur la Grandeur et la Décadence des Romains, a dévoilé les principes qui font la force et la faiblesse des empires , et il a écrit un chapitre immortel de la philosophie de l'histoire. On peut lui appliquer ce qu'il a dit de Tacite, qu'il abrégeait tout parce qu'il voyait tout, et ajouter qu'il voit avec clarté et qu'il résume avec profondeur.
Voltaire a porté dans l'histoire toutes les qualités de son génie. Sa narration claire et rapide entraîne le lecteur-, ses réflexions ingénieuses et souvent judicieuses satisfont et charment l'esprit^ l'art par lequel il rattache les effets a leurs causes ne laisse pas languir l'intérêt; enfin la précision et le naturel de son style net et animé complètent la séduction: Il est irréprochable dans son Histoire de Charles XII, qui unit l'intérêt d'un roman à la sévérité de l'histoire. Le Siècle de Louis XIV serait littérairement une œuvre accomplie, si la division par matières, qui morcelle l'histoire et qui transforme en mosaïque ce qui devrait être un tableau , ne nuisait pas k l'intérêt en détruisant l'unité. Ajoutons que cette histoire a plutôt le caractère d'un panégyrique que d'un jugement impartial. L'Essai ^ur les mixurs et Vesprit des nations trahit malheureusement une intention hostile au christianisme; mais on ne peut nier que la masse des faits qu'il
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résume , la chaîne qui les unit et le charme continu du style ne fassent de cette vaste composition une œuvre remarquable.
Plusieurs historiens publicistes essayèrent de résoudre systématiquement le problème des origines de la monarchie française. Boulainvilliers (1658- 1722) retrouva dans la conquête des Francs les titres de la noblesse , titres réels dont son Histoire de Vancien gouvernement de France a exagéré la valeur. Dubos (1670-1742) et Mably (1 709-1 785) protestèrent contre la monarchie absolue, en recherchant la trace des libertés nationales et communales, l'un dans V Histoire critique de rétablissement de la Monarchie française, l'autre dans ses Observations sur V Histoire de France.
Parmi les écrivains du second ordre, on distingue Vertot (1655-1735) , dont le style est coulant et la narration attachante -, on lit encore avec intérêt ses Révolutions de Suède et ses Révolutions romaines. U Histoire des chevaliers de Malte , dont la lecture est si attrayante, a été décréditée par sa fameuse réponse : u II est trop tard , mon siège est fait. » Un historien qui laisse soupçonner sa véracité s'ex-
t»ose au dédain et k l'abandon. On estime toujours 'Abrégé chronologique du président Hénault (1685- 1770). L'Histoire de Vanarchie de la Pologne par Rllhière (1735-1791) , qui a aussi écrit quelques vers agréables, est un morceau historique digne d'attention.
Raynal (1715-1796), admirateur et disciple de Voltaire, écrivit, sous l'inspiration de Diderot, Y Histoire philosophique des deux Indes ^ où les déclamations d'une philosophie fastueuse et d'une incrédulité passionnée se mêlent k des recherches dont les uns ont vanté, les autres contesté Timportance et l'exactitude.
L'université de Paris a donné au dij^-huitième
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siècle trois historiens : Rollin (1661-1741), CréviBR (1693-1765) , Lebeau (1701-1773). Rollin a écrit avec une simplicité pleine d'élévation morale VHisloire ancienne et les commencements de V Histoire romaine. Son but est plutôt la morale que l'érudition, et il inspire la vertu en reproduisant fidèlement les annales de l'antiquité , sur la foi des historiens originaux. Crévier a continué sur le même plan , avec un talent bien inférieur , le travail de Rollin. VHistoire du Bas-Empire, par Lebeau, est un travail considérable et justement estimé.
V Introduction au Voyage d'Anacharsis, par Barthélémy (1716-1795), est un excellent résumé, écrit avec beaucoup d'art , de l'histoire de la Grèce avant le siècle de Périclès. V Histoire critique de la République romaine, par Lévesque (1736-1812), jette aussi quelques lumières nouvelles sur une partie des annales de l'antiquité.
On fait peu de cas de Velly (1709-1759) et de ses continuateurs, qui ont défiguré dans une longue compilation toutes les époques de l'histoire de France. Anquetil (1723-1808) a mieux réussi, parce qu'il est plus court : il s'est fait beaucoup lire et médiocrement goûter. Ces écrivains manquent de critique et de style. Gaillard (1726-1806) a écrit, avec quelque succès , V Histoire de François I'\
L'art d'écrire l'histoire a fait au dix-neuvième siècle de notables progrès. Il n'entre pas dans notre plan d'énumérer ici les travaux contemporains; mais il est vrai de dire que le progrès de la science historique est un des plus beaux titres de notre époque. Dans les divers systèmes de composition qui forment des écoles distinctes , érudite , philosophique ou descriptive , soit qu'elle ait interrogé les vieux monuments du passé, soit qu'elle ait recherché la loi qui unit les faits, soit qu'elle ait voulu reproduire la physionomie des époques , l'histoire a
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creusé plus profondément, elle a mieux enchaîné, elle a peint plus idèlement. Les noms Yienâraient en foule , au besoin , pour justifier ces assertions. Au reste, il ne faut pas reporter exelusiTcment cette vue plus nette du passé à la sagacité des historiens contemporains. Leur initiation est un fait social ; la lumière a brillé pour tous k des degrés divers. C'est le présent qui éclaire pour tous les faits longtemps obscurcis , et il est vrai de dire que la révolution qui se continue sous nos yeux nous révèle chaque jour les secrets de l'histoire, en mettant k découvert les mobiles constants de la volonté humaine et l'action de la force des choses.
Pour compléter cette rapide revue des écrivains dont les ouvrages ont illustré les lettres françaises, il nous reste à mentionner quelques prosateurs qui n'ont trouvé place ni parmi les orateurs ni parmi les historiens.
Le seizième siècle nous offre avant tout Rabelais, Amyot et Montaigne.
Rabelais , né dans le voisinage de Chinon (Touraine) en 1483 , mort curé de Meudon en 1553, a composé, en se jouant, un livre étrange qui at- ^ teste la variété, la profondeur de son érudition, et * surtout la licence de son esprit et les caprices de son imagination. Ce livre, la Vie de Gargantua et de Pantagruel 9 o\x les auteurs de la Ménippée, Molière, La Fontaine et tant d'autres encore ont puisé k pleines mains , a été feuilleté par Pascal lui-même et par Racine. La Bruyère l'a jugé avec impartialité, en disant : « C'est un monstrueux assemblage d'une morale fine et ingénieuse et d'une sale corruption \ où il est mauvais , il passe bien loin au delk du pire : c'est le charme de la canaille; où il est bon , il va jusqu'k l'exquis et k l'excellent : il peut être le mets des plus délicats. »
Jacqnes Amyot (1513-1583) a pris rang au milieu des écrivains originaux par ses traductions de Piutarque et de Longus. La naïveté, l'élégance et la richesse de son langage ont transformé et naturalisé les auteurs qu'il imite. Piutarque est devenu le Piutarque d'Âmyot, et cette copie, supérieure k Toriginal, a été, pour les écrivains qui ont suivi, un modèle acheva et une mine inépuisable d'expressions saines et de tours vraiment français.
Michel Montaigne (1533-1592), jeté dans une époque de troubles où la passion envenimait l'erreur et faussait la vérité même, entreprit d'écrire un livre de bonne foi. Sincère avec lui-même et avec son siècle , il dévoila dans ses Essais son àme tout entière, et par cette peinture fidèle il mit en lumière les secrets les plus cachés du cœur humain. Cette confidence publique d'un seul homme est ainsi devenue un traité de morale générale. Les incertitudes d'un esprit supérieur, les penchants vicieux d'une àme noblement douée , sont bien propres k tempérer l'orgueil du cœur et de l'intelligence. Le tort de Montaigne est de conduire k la paix par l'indifférence, et, en désarmant les passions, de ne pas laisser assez de force k la vérité. C'est pour cela que l'école de Port-Royal s'est montrée si sévère contre lui; mais Montaigne, voyant en face les malheurs de son temps, ne prit ses précautions que contre le fanatisme, qui, sous diverses figures, en était le principe unique. Littérairement , il est le pins original et le plus lucide de nos écrivains -, si personne ne cite plus souvent que lui , personne aussi n'a été plus souvent cité ni plus largement mis k contribution. Son disciple Charron a composé de ses larcins, méthodiquement disposés, le livre de la Sagesse ; Pascal , son adversaire , le dérobe pour le vaincre plus sûrement ; J. J. Rousseau, son émule, se pare orgueilleusement de ses dépouilles.
224 UTTÉRàTUIlE FRANÇAISE.
Louis Guez de Bâlzàg (1594-1 655) a su le premier donner du nombre , une élégance et une noblesse soutenues, à la prose française. On l'admira longtemps comme un grand écrivain , et il est vrai de dire qu'il en a tous les dehors -, mais il manque toujours de naturel et souvent de solidité. Cependant on peut détacher de son Aristippe et de son Socrate chrétien plusieurs pages admirables, où l'élévation des pensées est en rapport avec la noblesse du langage. Le premier recueil de ses Lettres, où brillent déjà toutes les qualités qui font de Balzac un si habile artisan de paroles, parut en 1624^ plus de trente ans avant les Provinciales,
René Descartes (1596-1650) n'est pas seulement le père de la philosophie en France, il a aussi beaucoup contribué pour sa part aux progrès de la langue , qui a dans ses écrits les qualités de sa pensée profonde et limpide. Le Discours sur la Méthode et ses Méditations sont des chefs-d'œuvre.
Le père Malebranghe (1638-1715), disciple indépendant et quelquefois téméraire de Descartes , se montre, dans sou livre de la Recherche de la Vérité, non-seulement métaphysicien profond et délié, moraliste pénétrant et ingénieux , mais aussi écrivain supérieur. Il a prouvé, comme Descartes, que les plus hautes questions de la philosophie peuvent être posées, discutées et approfondies avec les seules ressources de la langue.
Deux hommes qui ne manquaient ni de goût ni de savoir contribuèrent vers le même temps a fixer et à épurer la langue : ce furent Vaugelas et Ménage , l'un oracle de l'Académie, l'autre son adversaire. Vaugelas , dans ses Remarques sur la langue française, rend un grand nombre de décisions qui ont prévalu^ Ménage, remontant aux origines de la langue, fait preuve d'esprit, mais s'égare trop souvent dans ses conjectures étymologiques.
Antoine Arnauld (1612-1694), que ses conlemporains ont surnommé le Grand , fut Tinfatigable champion du jansénisme et l'adversaire non moins intrépide du protestantisme. Ses nombreux écrits théologiques et polémiques attestent la fécondité et Tardeur formidable de son génie *, mais son ardeur ne lui permettait ni de .polir ni de resserrer ses productions, de sorte que le feu qui les animait s'est refroidi pour nous sous la négligence et la prolixité du langage. Ses livres de la Perpétuité de la Foi et de la Fréquente Communion, pour être délaissés, n'en sont pas moins des œuvres considérables,
Nicole (162S-1695) ne doit pas être séparé d' Arnauld : non moins opiniâtre , malgré sa douceur, il a pris part aux mêmes luttes^ mais, plus heureux qu' Arnauld, il a su se ménager des loisirs pour composer Aes Essais de morale qu'on lit encore avec plaisir pour l'esprit et profit pour l'âme.
La Rochefoucauld (160S-1680), après avoir été longtemps mêlé aux factions , écrivit avec profondeur et non sans misanthropie le livre des Maximes, où il rattache toutes les actions humaines à un mobile unique, T amour-propre. Ce moraliste chagrin et pénétrant démasque la fausse vertu, et en cela il est utile; mais en négligeant de rendre hommage a la vertu véritable, il laisse soupçonner qu'il n'y croit pas. Son principal mérite est d'avoir mis en relief un grand nombre d'observations sincères et fines dans un langage concis, sous une forme piquante.
Un autre moraliste , Jean de La Bruyère (1644- 1696), ne présente pas l'humanité sous un jour beaucoup plus favorable; mais comme il se contente de tracer des Caractères et des portraits , et qu'il ne généralise point, sa sévérité n'atteint que les individus et n'ébranle point les bases de la mo^
raie. En outre, le dernier chapitre de son livre, dans lequel il combat et réfute les incrédules, sous le nom d'esprits forts, atteste la pureté et la solidité de ses principes. La Bruyère est un philosophe chrétien et un écrivain éminent qui serait un modèle accompli, s'il avait autant de naturel qu'il a d'esprit et de talent.
A la fin du règne de Louis XIV, Batle (1647- 1706), réfugié en Hollande, compose son immense Dictionnaire critique, où la controverse la plus hardie combat, avec les armes de l'érudition, au profit du doute. Il écrit aussi les Nouvettes de la République des Lettres, premier modèle de la critique périodique.
Les lettres de Guy-Patin (1601-1672), sans être des modèles du genre , conservent un vif intérêt. ILsprit singulièrement caustique, ce médecin frondeur s'abandonne à sa verve gauloise dans des confidences amicales qui sont de précieuses archives pour l'érudition, les mœurs et l'histoire \ mais elles pâlissent à côté des merveilleuses causeries de M^'^DE Sévigné (1626-1696), qui s'est placée, sans y songer, à côté des plus grands écrivains. Sa correspondance est un monument impérissable ; elle y prend tous les tons, depuis le familier jusqu'au sublime. Toujours émue et naturelle, elle charme, elle entraine, elle ravit le lecteur. Son amie, M"* de La- FATETTE (1632-1693), donne au roman une forme aimable et un fond solide par l'expression vraie de la passion dans la Princesse de Clèves, qui fait oublier les interminables compositions de M"^^e Scudéri, auteur du Cyrus et de la CUlie. M^"" de Maintenon, esprit solide et d'une grâce austère, se fait lire encore k côté des Sévigné et des Lafayette.
Le dix-huitième siècle offre k notre souvenir, dans le roman, Le Sage (1668-1747), dont le GU-Blas est une vive image de la société réelle et par là
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même un enseignement qui a la moralité de l'expérience. Malgré de nombreux emprunts faits k l'Espagne, Le Sage est un de nos écrivains les plus originaux, et le plus naturel peut-être. L'abbé Prévost (1697-1763), d'une fécondité inépuisable, a compromis un rare talent dans de volumineuses compilations et dans des romans prolixes et improvisés qui ne manquent pas d'intérêt, tels que le Doyen de KiUerine et les Mémoires d'un Homme de qiuilité: mais il a laissé une œuvre courte et durable qui doune la mesure de ce qu'il pouvait faire, Manon Lescaut. Après lui, Bernardin de Saint- Pierre (1737-1814) s'est mis au premier rang des peintres de la nature et de la passion dans l'admirable pastorale de Paul et Virginie, qui est un chefd'œuvre. Le même écrivain, dans les Éludes et les Harmonies de la Nature, où il expose les plus étranges principes de physique, montre encore qu'il possédait tous les secrets de l'art de peindre par la parole.
Parmi les philosophes du dix-huitième siècle, CoNoiLLAC (1715-1780) est le seul qui ait eu l'ambition d'exposer un système. Il en emprunta les principes généraux à Locke, et donna k ses déductions, du moins en apparence, une grande rigueur scientifique. VEssai sur l'origine des connaissances Aumaines, le plus important de ses nombreux ouvrages, fait sortir toutes les idées , et même toutes les facultés de l'âme, de la sensation. Cette doctrine étroite et fausse est devenue, chez quelques-uns de ses disciples, un matérialisme grossier. Helvétius (1715-1771), par son livre de l'Esprit, dégage les plus brutales conséquences de cette théorie qui enlève \i l'homme sa dignité et ses plus chères espérances. Cet homme, dont le caractère fut honorable, méritait de mieux penser, et on déplore l'usage qu'il a fait de son talent. D'autres, après lui, ont ajouté
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le cynisme du langage aux aberrations de la pensée. Diderot (171^1784), qui eut presque du génie, n'est pas h l'abri de ce reproche. U fut l'un des plus infatigables constructeurs de V Encyclopédie, monument confus dont quelques parties sont imposantes, et qui aurait moins de défauts si le plan tracé par d'Alembert eût été exécuté avec plus de fidélité et moins de négligence.
Citons encore, pour terminer, deux écrivains moralistes : Duclos (1704-1772), qui s'essaya dans plus d'un genre, et dont les Considérations sur les moeurs sont d'un misanthrope qui a plus de brusquerie que d'amertume et beaucoup de clairvoyance 5 Vauvenargues (1715-1747), qui tient de Pascal par le sérieux de la pensée et de La Bruyère par la finesse des traits, sans avoir ni la profondeur du premier ni la touche chaude et variée du second. Dans son infériorité relative, V Introduction à la connaissance de l'esprit humain n'en demeure pas moins une œuvre remarquable de philosophie morale.
Poètes grecs. 1
Époques de Phistoire de la poésie grecque. 2
Première époque. Époque mythique. 5
Deuxième époque. Époque héroïque ou homérique. 8 Troisième époque. Époque classique ou athénienne (âge d^or
de la poésie grecque) . 1 5
Quatrième époque. Époque alexandrine. 36
Cinquième époque. Époque gréco-romaine. 43
Sixième époque. Époque byzantine. 45
Orateurs grecs. 48
Époques de Thistoire de Péloquence grecque. 49
Première époque. Les rhéteurs. 51
Deuxième époque. Les orateurs attiques. 52 Troisième époque. Les rhéteurs profanes. Les apologistes
chrétiens. 62 Quatrième époque. Les orateurs profanes. Les Pères grecs. 67
Historiens , moralistes , écrivains diters. 73
LITTÉRATURE LÂTINB.
Poètes latins. 90
Époques de l'histoire de la poésie latine. 91
Première époque. Époque dMmitation. 93 Deuxième époque. Époque classique ou siècle d'Auguste (âge
d'or de la poésie latine). 104
Troisième époque. Siècle de la décadence. 109
Quatrième époque. Chute de la poésie. 116
Orateurs latins. 119
Époques de l'histoire de l'éloquence romaine. 119
Première époque. Naissance de l'éloquence latine. 120
Deuxième époque. Age d'or de l'éloquence latine.;^ 121
Troisième époque. Les rhéteurs. Les apologistes chrétiens. 1 24 Quatrième époque. Les panégyristes. Les Pères de l*Église latine. 128
HlSTORIEHS, MORALISTES y ÉCRIVAINS DITERS. 134
Poètes français. 147.
Époques de l'histoire de la poésie française. 147
Première époque. Le moyen âge. Les trouvères. 149
Deuxième époque. La renaissance , Villon , Marot. 1 58
Troisième époque. La pléiade, Ronsard. 162
Quatrième époque. Malherbe, Corneille. 167
Cinquième époque. Boileau, Racine (siècle de Louis XIV). 173
Sixième époque. Voltaire. 187
Orateurs FRANÇAIS. 195
Époques de Phistoire de l'éloquence française. 195
Première époque. Éloquence naissante. 196
Deuxième époque. Éloquence politique et religieuse . 198 Troisième époque. Éloquence religieuse et judiciaire (siècle
de Louis XIV). 201 Quatrième époque. Éloquence judiciaire , académique et politique. 209
Historiens, moralistes , écrivains divers. 215