PARIS
mpiiramiE et iibeaikie classiques
De JtJLES DELALAIN
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Tout contrefacteur au débitant de contrefaçons de cette édition sera poursuivi conformément aux lois; tous les exemplaires sont revêtus de ma griffe.
Bepoû plusieurs années, à l*étude des principes et des règles on a, dans une intention qu'on ne saurait trop louer, ajouté des connaissances sommaires sur rhistoire des lettres grecques , latines et françaises. On remarquait, en effet, avec surprise qu'au sortir des lycées i^es élèves, même les plus distingués, ignoraient presque oV^tièrement l'histoire des littératures dont ils avaient . étudié les chefs-d'œuvre. Cette lacune, qu'on ne pouvait attribuer ni à rindifference des maîtres, ni à la réragnancedes élèves, a été heureusement comblée, et ^'est un notable progrès dont il faut se féliciter, puisque J^histoire littéraire , au moins dans son ensemble , sinon ^tdans les détails^ fait naturellement partie d'un cours ^complet d'étndes classiques.
sommaire historique , dans les limites où Je devais nie renfermer, présentait de grandes difficultés. £n aspirant à être complet , on était certain d'être sec, obscur et fastidieux; en choisissant, on rencontrait un double ^ueil : ou admettre des noms et des ouvrages de peu I d'importance, ou omettre ce qui serait réellement digne d'attention. Je me suis tenu en garde contre ces deux ^Jûconvénients, que je n'espère pas avoir toujours évités ; QJe me flatte cependant qu'on trouvera, en général, dans ^ces précis historiques, des notions exactes et impor^ gtftntes. Le bien que j'en attends, c'est surtout d'inspirer, ^vec Padmiration des modèles, le désir de les étudier i^iPcctement.
Nous avons, dans notre littérature, bon nombre d'ouvrages propres à former le goût et à éclairer l'intelligence des élèves; c'est là que, pendant leurs loisirs, s'ils en ont, ils doivent aller chercber une instruction solide et complète. L'histoire littéraire est devenue de nos Jours une véritable science , pleine de charme et d'enseignement. Pour moi, je ne sais pas de lecture plus utile et plus attrayante que ces tableaux où le promoteur et le maître de la critique moderne montre renchainement des faits dans la puissance des idées, et éclaire d'un jour nouveau les révolutions des empires, en les rattachant aux mouvements de la pensée, exprimés tantôt par les essais imparfaits , tantôt par les chefs-d'œuvre de la lit<* térature.
La décision du conseil de l'instruction publique, qui a autorisé l'usage de ce livre dans les classes de rhétorique, est une précieuse récompense des efforts de l'auteur. M. Dubois, membre du conseil, en proposant à ses collègues l'adoption de ce Cours de Littérature, a pensé que le texte même de l'ouvrage retiendrait dans des limites convenables l'enseignement de l'histoire littéraire, qui risque toujours, par l'attrait même qu'il présente, de prendre des développements trop étendus; et le ministre de l'instruction publique, M. Yillemain, en approuvant l'arrêté du conseil, a consacré cette opinion par un suffrage qui m'est doublement précieux. Ces encourage*ments m'imposaient le devoir d'améliorer la substance de ce manuel , sans en changer ni l'esprit ni les proportions. C'est ce que J'ai essayé de faire, à plusieurs reprises, par une révision scrupuleuse.
On a dit, et cet éloge m'a singulièrement touché, parce que je n'avais pas d'autre ambition que de le mériter, on a dit que mon livre était tout ensemble un. cours de lit-
térature et un cours de morale : j'ose à peine croire qu'il en soit ainsi; mais^ si je n'ai pas réussi au gré de mes désirs, je puis du moins affirmer que j'ai surtout voulu préparer mes jeunes lecteurs à la pratique du bien par le culte de la beauté littéraire*
— Le plan d'études qui règle aujourd'hui l'enseignement de la rhétorique laisse leur utilité à toutes les parties de notre Cours de littérature. Aussi n'avons-nous eu à faire aucun sacrifice pour mettre cette onzième édition en harmonie avec le programme des classes supérieures ; mais si nous avons pu ne rien retrancher, nous avons dû ajouter quelques pages destinées à résoudre les questions nouvellement posées pour lesquelles nos élèves auraient eu à dégager des réponses contenues, il est vrai, mais disséminées dans notre ouvrage. Nous leur avons épargné ce soin. Les modifications que nous avons introduites sont donc de simples mesures d'ordre. C'est dans le même esprit que nous avons adopté une disposition dont on nous saura peut-être gré, et qui nous a permis de détacher la partie historique, pour servir de complément aux traités qui ne comprennent que les principes de la rhétorique. Ainsi , les deux parties dont se compose ce Cours de littérature peuvent rester unies, comme dans les précédentes éditions, ou être séparées , selon la convenance des professeurs et des élèves.
PROGRAMME DE L'ENSEIfiREIENT LITTÉRAIRE
18 U GLASSB M UKTORIQIIK.
(Extrait du Plao d'études des lycées.)
Motions élémentatres de rbétorlqne ei de littérature.
Dans la ^uîte des leçons le professeur de rhétorique exposera des notions élémentaires de littérature quMl résumera à la fin du cours, par les questions suivantes :