En
2. On peut voir sur Àusone, Baint Paulin, Sidoine et Fortunat, Pouvrage de M. J. J. Ampère. Les Récits mérovingiens de M. A. Thierry contiennent sur Fortunat des détails piquants et pleins d^ntérêt.
la lutte de Marîus et de Sylla : la seconde embrasse les deux triumvirats et finit avec la liberté romaine *, la troisième comprend les premiers siècles de l'empire ^ et la quatrième, qui commence avec Constantin, se termine k la chute de l'empire d'Occident.
La première de ces époques nous a légué plus de noms illustres que de monuments ; la seconde est tout entière dans Cicéron , les discours de ses rivaux d'éloquence politique ne nous étant pas parvenus ] la troisième , qui conserve quelques traces de l'éloquence politique dans les délibérations du sénat dégénéré, est le règne des rhéteurs, des avocats, et l'avènement des premiers orateurs chrétiens ; la quatrième nous montre le triomphe de l'éloquence chrétienne à côté des déclamations de Técole.
Première époque. — Naissance de réLoquence latiae.
(509-78 av. J. C.)
L'éloquence politique de cette première époque se retrouve fortifiée de toutes les ressources de Fart oratoire dans les harangues que Tite-Live prête aux personnages de son histoire. Ce ne sont pas des monuments originaux, mais des restitutions faites selon la vraisemblance des temps et des caractères. Nous n'avons ici a citer que quelques noms, sur la foi de la renommée : Cornélius Cé- THÉGus, dont Ennius, dans un passage rapprt^ par Cicéron, constate les succès et la populanté '