LE PEUPLE
« Allons, allons le voir sortir des portes de Rome, et que les dieux conservent nos dignes tribuns ' ! s>
Le repentir du peuple est' mis en action d'une manière aussi piquante que sa colère et son aveuglement. C'est une scène de haute comédie, dont les passions et les sottises de la foule font le sujet. Nous sommes encore sur la place publique, où il y a peu de temps le peuple, répondant à la voix de ses tribuns, criait à haute voix : « Bannissez-le, bannissezle! » On vient d'apprendre que les Volsques et Coriolan sont à quelques milles de Rome ; on parle de maisons brûlées , de champs ravagés , de laboureurs tués ou emmenés en esclavage. L'épouvante court de bouche en bouche ; les patriciens reprochent au peuple d'avoir banni Coriolan.