‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 125 sur 228 · A la clas-e rougre · texte numérisé non relu

A la clas-e rougre

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:ïerte aux - : la campa.

ur... L'éducation n'est pou:

; : il ne leur reste que le choix entre la cour et le? austéi. couvent.. .Rien n'est moins ména.

-aux qu'elle leur fait d'avance du sort qui le: Uait-il

- :uede tue:

: intemps de ces jeunes filles par la e son

autom:. -on hiver1.

D'autres, moins nombreux, il faut l'avouer, se refusent à voirdans | | ssimisme désenchanteur. « Ce itenon veut surtout qu'on apprenne aux jeunes Jit Saint- ardin, c'est ce qu'on appellerait dans le jareon de nos jours 1 raison, car là en vérité la mai1 - et loue la ■ tristesse mâle et coui - - ioral, qui montre la vie telle qu'elle est. On a • it-être en effet ce qu'il pouvait y avoir de décourageant dans cette tris- I on n'a pas vu ce qu'elle pouvait avoir de fortifiant. On n'a pas vu surtout qu'une trahie ici du fond la vraie question est une question de m- de point que toute réalité soit idéalisent partout répandu- ute réalité mbre; tons I bourrus; lonl au m< ment d'un devoir qu'on subit sans l'aimer. Pourquoi Maintenon, quia le - iicat de la mes. | îelquefois? Parce qu'ici, plus qu'à ne peut

me en ces jeunes lilles.

• raordînaire, con. ri d'amertume, puis d'inc:

triomphe, ne lui

udau, lettre à M11* Gavard, 10 ■ citées a la Bibliographie.

à lui r< - ' infermant dans une perpétuelle contrainte ; il était o

qu'elle fût moins habile à ces autres vertus que l'œuvre de t'éducî

clame, l'oubli de soi-même, l'indulgence et la suprême bout'', i

tretiens et ses Lettre-..., vous verrez que tout se rapporte à elle;

vie et de ses exemples que tous les enseignements sont tirés ; elle oublie la vie

réelle et commune, et pur suite engage à son insu les jeunes tilles vers des

carrières d'exception '.

Ne croyons pas à un orgueil naïf et inconscient. Celle qui écrivait dans ses Maximes : « Si vous voulez être agréable dans la conversation, ne parlez guère de vous, » savait aussi que, dans l'enseignement, parler beaucoup de soi n'est pas sans danger, soit que les jeunes gens s'emparent de votre exemple pour l'imiter, soit qu'ils sourient de votre complaisance à vous olfrir comme modèle. Elle est la première à sourire du travers dont elle a conscience2. « Vous savez, dit-elle, que je tombe toujours dans le ridicule de me donner pour exemple; mais c'est à mes enfants et pour les instruire. Je me souviens que... » Et elle raconte comment, dans un temps où elle n'était « pas même dévote », le désir de l'honneur et de la réputation faisait chez elle l'office de la charité absente3. Pour braver le léger ridicule qu'elle est la première a dénoncer, il faut qu'elle se croie non seulement le droit, mais le devoir de faire profiter de son expérience ces jeunes filles dont la situation n'est pas sans analogie avec celle de Françoise d'Aubigné. Mais comment Françoise d'Aubigné est-elle devenue Mme de Maintenon? Par une conduite bien particulière, et qu'il faut craindre d'ériger en règle. Or, c'est bien en règle qu'elle érige cet amour de la réputation dont il est parlé à satiété dans les Entretiens. Dans des Instructions de 1708, elle regrette de n'avoir pas fait pour Dieu ce qu'elle a fait dans le monde pour conserver sa réputation; mais elle ne détourne pas ses filles de l'imiter :

Cet amour de la réputation, quoiqu'il soit mêlé d'orgueil et de fierté, et que par conséquent la piété doive le corriger, est cependant d'une grande utilité aux jeunes personnes; c'est le supplément de la piété pour les préserver des plus grands désordres. C'est pourquoi je ne conseillerais jamais

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