‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 134 sur 228 · I. - M1 de Maintenon n'ont pas · texte numérisé non relu

I. - M1 de Maintenon n'ont pas

ssîtudes que sa réputation personnelle. Ils étaient conà l'hôtel de Noailles, dans sa famille, et, d'autre part, à Saint- Cvr. I S inl-Cyr qu'on en communiqua une sorte

de recueil Racine, fils de l'auteur à'Athalie, et c'est des

mains de Louis Racine qu'un certain Laurent Angliviel, dit de la Beau me lie [1726-1773] et connu par ses démêlés avec Voli1 en dépôt le recueil précieux2. Jamais dépositaire ne fut plus inûdèle. En 1752, il fit paraître à Francfort m

•c deux volumes de Lettres; en 1755,

huit volu: Amsterdam. Or, beaucoup de ces

ûent inventées de toutes pièces; la plupart étaient

- recueils ainsi falsifiés que, jusqu'à

. se fondèrent tous ceux qui étudièrent la personne et

l'œuvre de M"- de Maintenon! Lavallée, qui dénonce la super-

ie, en est lui-même la victime. L'édition de M. Geffroy,

pour la Correspondance généi es de MM. Gréard, Faguet,

', pour les écrits pédagog [ues, nous ont enfin rendu la

llaintenon. Toutefois, la Beaumelle, dont le nom

cilles, 4 nvril 171 5.

est devenu proverbial pour désigner le faussaire par excellence, a trouvé un avocat contemporain en M. Taphanel. Lo plaidoyer trop complaisant de M. Taphanel1 prouve seulement que la Beaumelle n'est pas le seul coupable, et qu'il a eu pour complices inconscients les parents de Mme de Maintenon, surtout les dames de Saint-Cyr.

Celles-ci conservaient pieusement en manuscrit la partie de beaucoup la plus considérable de l'œuvre, celle que la Beaumelle lui-même n'eût pu altérer assez profondément pour en voiler le fond solide et sain. Mme de Maintenon, nous l'avons vu, se reprochait d'avoir trop écrit pour les dames et les demoiselles de Saint-Cyr, qui avaient besoin d'exemples plus que de préceptes. La postérilé ne lui fait pas ce reproche : encore aujourd'hui, quoi qu'elle pense du rôle de la femme, elle ne dédaigne pas les conseils de l'institutrice. 11 est vrai que certains de ces écrits sont trop particuliers au public jeune et de noble naissance auquel ils s'adressent, et ne gardent plus guère pour nous qu'un intérêt de curiosité. A l'exemple de Fénelon, qui composait les Fables avant les Dialogues des morts, et les Dialogues avant le Télémaque, Mmc de Maintenon imagina d'écrire des Proverbes, des Conversations, des Entretiens, accommodés à l'âge et à la raison de celles qu'elle instruisait.

Les Proverbes, qui sont au nombre de quarante, étaient destinés aux plus jeunes. Ils mettent en action une vérité utile qui, développée d'une façon abstraite, ne pénétrerait pas assez avant dans les esprits. Les femmes font et défont les maisons, c'est un mot de Fénelon repris par Mme de Maintenon, et dont le sens paraît clair, mais le deviendra certainement beaucoup plus pour des enfants si le « comment » est précisé par une action simple et concrète. Il y a quelques traits plaisants dans ces Proverbes, par exemple cette exclamation de Mme de Clairville dans Si chacun faisait son métier, les vaches seraient mieux gardées : a On vient de faire des maréchaux de France : quel bonheur! Une pauvre femme n'en peut avoir de pareil, » Mais ce sont œuvres légères de circonstance et sans valeur littéraire.

Les Conversations ou Dialogues, s'adressant à des esprits mieux formés, ont plus de portée. C'est ainsi que la 27e Conversation est une véritable leçon d'instruction civique, comme nous dirions ; il y est parlé de commerce, de finances, même de politique, puisqu'on y lit cette définition un peu sceptique:

\. Voir ù la Bibliographie.

. lui où il se fait le moii

mal.

:t un peu bien austères: la Force,la rempérance, la

; trop irré-

innable. On découvrirait là peut-être, sans

aller bien loin, L'influer M S idéry, auteur de dix

roluni it déni spécialemenl écrits pour

: on était en relations avec M • I aussi avec

1683, elle annonçait à M ■ de Brinon que

nait d'obtenir une pension de deux mille

Page 1