‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 143 sur 228 · III III · texte numérisé non relu

III III

! ■ rkat moderne. - Juillet 1800.)

Entretien de M"" de Mainlenon et de ses filles de Saint-Cyi sur la lecture, sut la i d'en développer le goûl chez

l'instituti ice, sur s ses périls.

-I; ses. Devoir de première année.]

Ml

L Lenon à sa nièce, élevée à Saint-Cyr,

sur le style épi s toi aire.

Après avoir «lit qu'il est difficile de soumettre ce genre de style à des règles fixes, M de Maintenon ajoute que le principal mérite «rime lettre est le naturel. En quoi consis naturel et à quelles conditions il existe. Il doil être exempt de . et ii" point blesser les c

De l'abus faux brillants et du style précieux.

(Doubs. — Brevet supérieur. — A -pi tantes, 18

Mrne de Maintenon demandi . qui. depuis la cabale

montée contre sa Phèdre, avait abandonné le théâtre, de bien vouloir composer pour Les jeunes filles de Saint-Çyr un poème moral pouvant servir à exercer leur mémoire <-t à former leur

en. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1801.)

Le 4 août 1687, Racine écrit à Boileau, qui prend aloi s eaux île Bourbon, qu'il a fait le voyage de Mainlenon, où près de trente mille hommes construisaient alors à grands irai- un immense aqueduc. « J'eus l'honneur, dit-il, de voir Mmc de M..., avec qui je fus une bonne partie d'une après-dinée, et elle me témoigna même que ce temps-là ne lui avait point duré. Elle est toujours la même que vous l'avez vue, pleine d'esprit, de raison, de piété et de beaucoup de bonté pour nous. Elle me demanda des nouvelles de notre travail (d'historiographes)1... »

On imaginera une conversation entre Mme de Mainlenon et Racine.

« Nous soupons tous les soirs avec Mme Scarron : elle a l'esprit aimable et merveilleusement droit, c'est un plaisir que de l'entendre raisonner sur les horribles agitations d'un certain pays qu'elle connaît bien (la cour). » (Mm0 de Sévigné à Mme de Grignan, lettre du 13 janvier 1672.)

On suppose que Mme de Sévigné, qui aime raisonner, elle aussi, et moraliser, donne, dans un entretien sur ce sujet, la réplique à Mme de Maintenon.

Le 30 mai 1G93, Racine écrivait a son ami Boileau que le roi avait nommé chanoine delà Sainte-Chapelle Jacques Boileau, son frère aîné, doyen de Sens. Il lui conseillait de remercier Mme de Maintenon, qui envoyait par son entremise « ses baisemains » au satirique vieilli; ou tout au moins de faire d'elle « une mention honorable, qui la distingue de tout son sexe, comme en effet elle en est distinguée de toutes manières ».

Boileau travaillait alors à sa satire X, sur les Femmes; il y inséra un délicat éloge de Mme de Maintenon. On suppose qu'il lui adresse cette satire, qui déjà suscite contre lui bien des colères, nt qu'il justifie ses intentions aux yeux de la fondatrice de Saiut-Cyr.

1. Boileau lui répond : (Vous fûtes bien de cultiver Mme de Maintenon ; jamais personne ne fut si digne qu'elle du poste qu'elle occupe, et e'est la seule vertu où je n'aie point encore "remarque de défauts. >

lvi ■ Louis XIV

ntenon propose au roi la fondation de

Saint-

l roÏTienl de visiter la maison de Noisy, si montré

ratent; mais il a pu juger aussi combien cette maison

it insuffisante en présence des el des mis

- - . icoupde familles nobles du royaume se sont ruinées au service du roi : leurs enfants onl besoin d'être soutenus pour ne pas tomber tout à fait dans l'abaissement : c'est une dette de reconi

i elle, orpheline et pauvre pendant longtemps, elle a trop de raisons pour prendre en pitié la noblesse indigente. Elle - [ue le roi mettra le comble à ses bienfaits par

leur.

M Ifaintenon écrit au maréchal de Noailles peu de

temps avant la mort de Louis XIV.

Le roi n'a {dus que quelques instants à vivre. Elle quitte la cour pour n'y jamais rentrer.

!>•■ rainte elle - tte rien, si ce n'esl

l'homme qui l'a élevée jusqu'à lui et qui a su être vraiment un roi.

Désormais elle se consacre tout entière à ses enfants de Saint- Cvr. C'est la sa vraie vocation; c'est là qu'elle trouvera le seul bonheur terrestre auquel elle aspire.

A Sainte-Hélène, Napoléon opposait d préféraitMme de Mainlenon à M S gné.

I pureté du langage de Mme de Mainte-

non m ssent ; je me raccommode avec elle. Si je suis

l un court billot de M0" do Maintenon à Mœe de? Ursinî? (H. sepfa 1715 . i lendemain de la mort du roi : « Il n'y a qu'à baisser la t t • SOUt 1 qui bq . J'ai vu mourir \ê roi comme mu -tint et comme un b

. qoe je n'ai lia plus aimable retraite que

lemment heurté par ce qui est mauvais, j'ai une sensibilité exquise pour ce qui est bon. Je crois que je préfère les Lettres de Mme de Maintenon à celles de Mme deSévigné : ellesdisentplus de choses. Mme de Sévigné certainement restera toujours le vrai type, elle a tant de charmes et de grâces! Mais, quand on a beaucoup lu, il ne reste rien. Ce sont des œufs ta la neige dont on peut se rassasier sans charger son estomac. »

Un de ses compagnons d'exil, au contraire, goûte peu la raison souvent froide de Mmc de Maintenon. Dialogue.

Voltaire fut blâmé par quelques-uns d'avoir tracé dans son Siècle de Louis XIV un portrait modéré de Mme de Maintenon, à qui le xvine siècle attribuait toutes les fautes et toutes les misères qui assombrirent la fin du règne de Louis XIV. Il se défend, dans le Supplément au Siècle (1753) (3e partie), en distinguant entre l'histoire et la satire. Il y va même jusqu'à dire : « A qui Mme de Maintenon fit-elle du mal? qui persécutait-elle? Elle fit servir les charmes de son esprit et de sa dévotion même à sa grandeur, elle dompta son caractère pour dompter Louis XIV. Mais quel abus odieux fit-elle de son pouvoir? »

Un de ses amis, qui a lu le Supplément , lui exprime, dans une lettre, son libre sentiment sur le rôle joué par Mme de Maintenon, en s'efforçant de ne pencher ni du côté de la satire ni du côté de l'apologie.

Mmc de Rémusat écrivait à une amie, le 14 juillet 1816, pour lui exprimer son chagrin et son étonnement qu'elle n'aimât pas les lettres de Mmiî de Maintenon. Pour elle, elle ne se lassait pas de les relire, y trouvant un a accord parfait de ce qui compose la vertu et la raison... Enfin, conclut-elle, Mme de Maintenon était naturelle, modeste, vraie, sensible, en même temps réservée, bonne parente, bonne amie, chrétienne... »

On écrira la réponse de son amie, qui accordera à Mme de Maintenon tout ce qu'il convient de lui accorder, mais sans lui accorder tout.

- lamentables qui lui arrivent de l'exode

eligionnaires, cherche la paii

i lecture. Elle parcourt des yeux sa bibliothèque

d'attrait irrésistible . hoisir

et ij,. ■ .-. pa d'Aubig grand-pèi

impression pénible, ses réflexions, sa vision des protestants

fugitifs ou pers

DISSERTATIONS ET LEÇONS

Expliquez ce mot de M™ de Maintenon : « L'ima-ination

gâte tout à force de tout embellir. » imagination

(Montpellier. - Lycée de jeunes filles.

Diplôme de lin d'études, 1891.)

On a dit : «Écrire une lettre, c'est faire son portrait » Vous appliquerez cette maxime à M- de Sévi é ^ ue ld ™»

(Amiens. - Lycée de fille?. - Diplôme d études secondaires.)

« Vous seriez bien malheureuses, disait M*« de Maintenu,, aux élevés de la classe bleue, si ce qne vous appren z ne se va qu a vous rendre plus difficiles à vivre ; il faut, au contraire qu 1 serve a vous rendre accommodantes et à vous faire s n

'"corner qUe V0US P°UVeZ tr0Urer' Sans 'es pan L P Comment comprenez-vous cette pensée? Comment la corn-

cTn^eT da',S ^ entre'ien femilier a™ d63 élè-s d'é-

(Certificat d'aptitude au professorat des écoles Normales. — Morale. — Aspirantes, 1897.)

M- de Maintenon, dans une de ses lettres, s'exprime ainsi • Cultivez soigneusement dans vos filles les sentiments d'honqui sont comme naturels aux personnes de notre sexe

neur,

OOURS DE LITTÉRATURE

principalement aux aobles; el n'allei pas exigei d'elle pratiques qui pourraient affaiblir cette bonne gloire... Disque vaut le mobile de L'honneur dam ,; morale, en particulier dans celle que peuvent donablissemenls d'instruction primaire publique.

[RECTION

- Juillet 1888.)

que la littérature? Les Lettres de Mmc de Maintenon sont-elles un ouvrage de littérature?

I >ntenay-aux-Roses. — Composition de littérature.)

On a dit souvent que Mmc de Maintenon avait été la première institutrice laïque de France. Quelles différences et aussi, quelles ressemblances vous paraissent exister entre intenon et une institutrice moderne?

Fontenay-aux-Roses. — Le

Tracez le portrait moral de Mmc de Maintenon en la jugeant sans parti pris d'indulgence ni de rigueur.

tenay-aux-Roses. — Leçon.)

M de Maintenon a dit : a Ne faites jamais dépendre votre bonheur des autres. » Est-ce égoïsme ou sagesse?

Fontenay-aux-Roses. Devoir de morale. — Gironde. B ..vêt SUPÉRIEUR. Aspirantes, 1800.)

intentez et ap] jugement d'un critique contem-

porain : - l He jeune fill | ar M!:!- de Sévigné serait bril-

lante, spirituelle, finement railleuse, mais assez frivole tout compte fait. Une jeune fille élevée par Mmc de Maintenon serait née avec une tête bien mal faite, si elle n'était sérieuse, résignée, droite, courageuse, capable d'être épouse, digne d'être mère. »

(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de littérature.)

La « raison » de Mme de Maintenon. En quoi elle appartient à son siècle ; en quoi elle s'en distingue.

(Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)

N'y a-t-il pas quelque injustice à juger toujours Mme de Mainrenon en la comparant à Mme de Se vigne"? Différence de la vie et de l'œuvre.

(Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)

Michelet a-t-il raison de dire qu'à aucune époque de sa vie il ne trouve en Mrae de Maintenon la femme? Sans méconnaître certaines qualités presque viriles, faire le portrait de Mme de Maintenon femme.

(Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)

Dans quelle mesure une comparaison est-elle possible entre la pédagogie de Fénelon et celle de Mme de Maintenon? En indiquant les rapports, marquer surtout les différences de l'esprit et de la méthode.

(Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)

D'après les lettres que vous connaissez de Mme de Sévigné, de Mme de Maintenon et de Voltaire, cherchez à caractériser

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