C. deLitt. — Mmc de Maintenon et St-Simon
COl'US DE LITTERATURE - , - écrivains, au point de ?ue du genre épisto-
Bure-et-Loir. — Brevet supérieur.
M ■■ de MaintenoD : Aimez la a qui vous reprennent; que votre conduite soit égale quand ils vous voient et qu'il? ne vous voient pas. » (Haute-Vienne. — Brevet supérieur.
Aspirantes, 1887.)
Que pensez-vous des qualités que demande Mmc de Maintenon des demoi>elles qui désirent être daines de Saint-Cyr, quand elle écrit à Mme de Berval (6 août 1698) : « Je crois, ma chère tille, que, dans le choix des sujets pour votre maison, vous dev.-z vous attacher à la droiture de L'esprit et à la bonne humeur; car je ne parlerai point ici de la piété et de la vocation, puisque vous ne pouvez avoir de doute là-dessus... Prenez le milieu entre un trop grand goût pour l'esprit et la crainte des grands esprits... Craignez les discoureuses; défaites-vous de ce que j'entends souvent : « Cette fille, dit-on, n'a pas de « talents pour l'instruction, et n'a pas de facilité à parler... » Tachez de distinguer l'activité de la dissipation et de la légèreté... Examinez la bonne foi jusque dans les moindres choses; il y en a qui ne les font que superficiellement, qui balayent sans se soucier que le lieu en soit plus net, et ainsi du reste ; ces caracsonl mauvais. Aimez les bonnes filles qui se donnent tout entières à ce qu'elles font. »
Terminez en disant quelques mots du caractère de Mme de Maintenon elle-même.
(Loire-Inférieure. — Brevet supérieur* Aspirantes, 1887.)
Développez C€ mot de M"e de Maintenon: » Apprenezà obéir, obéirez toujours. »
Hiione. — École NORMALE PRIMAIRE, Aspirants, 1887.)
Mme de Mainlenon, d'après ses lettres et dans l'histoire. Son influence littéraire, politique et religieuse. Sa place parmi les femmes célèbres du xvme siècle.
(Ariège. —'Brevet supérieur. — Aspirantes, 1888.)
« Les femmes, dit Mine de Maintenon, ne savent jamais qu'à demi, et le peu qu'elles savent les rend communément fières, dédaigneuses, causeuses et dégoûtées des choses solides, c'està-dire de l'ouvrage des mains, des soins du ménage, des devoirs de leur état. » Expliquer et apprécier ce jugement. Vous parait-il fondé ? ne pourrait-il pas s'appliquer à beaucoup de jeunes filles d'aujourd'hui?
(Cantal. — Brevet supérieur. —Aspirantes, 1888.)
Discuter et apprécier ce jugement de M. Gréard sur Mme de Maintenon : « C'est à une certaine distance de son cœur que nous laisse sa correspondance. On ne résiste pas au prestige de cette raison ornée, de ce bon sens fin, pénétrant, enjoué, tant qu'on a le livre en mains ; le livre fermé, le, prestige s'efface, et de cette nourriture si solide et si agréable il reste comme un arrière-go ùt un peu âpre. »
(Lot. — Brevet supérieur. — Aspirantes, juillet 1889.)
En tète des cahiers distribués aux demoiselles de Saint-Cvr Mmc de Maintenon avait fait écrire : « C'est un mauvais caractère que celui de grand parleur; » et plus loin : « On raille souvent des jeunes filles sur leur timidité, mais on les en estime davantage. » Rapprochez ces deux jugements et dites ce que vous en pensez.
(Haute- Vienne. Brevet élémentaire. Aspirantes, oct. 1889. Alger. Brevet supérieur. Aspirantes, 1890.)
M de Maintenon a dil si le propre d'un bon cœur
et d'un bon esprit de chercher à faire plaisir et à se rendre utile.» Commentez ces paroles, el faites connaître dans quelle nvenl trouver leur application élan- les dii
- de la vie.
AL' r. —Brevet élémentaire. — Aspirantes, 1887.)
Ii . i ppercetl pen* de Mme de Maintenon: « En quelque
condition que soit une fille, le goût de l'ouvrage lui est néces- . »
(Sein»-, Puy-de-Dôme, Marne. — Brevet élémentaire. A-pirantes, 1880 et 1887.)
M de Maintenon dit, dans ses Lettres, en parlant des élèves de Saint-Cyr : « On doit moins songer à orner leur esprit qu'à former leur raison. > Montaigne voulait de même qu'on eût plutôt la tête bien faite que bien pleine. Expliquer et apprécier ce conseil.
(Somme. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1887.)
L'idéal d'une jeune fille d'après Mme de Maintenon.
Baut-Rhin. —Brevet supérieur. — Aspirant.-, 1890»)
lit le but.l. M de Maintenon en fondant Saint-1 : une idée du d'éducation qu'elle y avait i
ter. — Brevet supérieur. — Aspirantes
En lisant, avec la directrice de votre école, l'instruction générale que M1"- de Maintenon adresse aux dames de Saint-Louis, vous avez relevé cette remarque : « Une jeune fille qui sait mille choses par cœur brille plus en compagnie et satisfait plus ses proches, que celle dont on a pris soin seulement de former le jugement, qui sait se taire, qui est modeste et retenue et qui ne parait jamais pressée de montrer son esprit. » Si votre directrice vous demandait de tracer le portrait de ces deux jeunes filles et de dire à laquelle vous voudriez ressembler, en donnant les motifs de votre préférence, que répondriez-vous?
(Haute-Vienne. — Brevet supérieur.
Aspirantes, 1890.)
Que pensez-vous de cette maxime d'éducation : « Épuisez la raison et la douceur avant d'en venir à la rigueur. » (Mme de
Maintenon
(Indre-et-Loire. — Brevet supérieur.
Aspirantes, 1891.)
Mme de Maintenon a dit : « Écoutez toujours et ne parlez guère; » et ailleurs : « Parler pour se réjouir honnêtement n'est pas inutile. » Vous ferez voir la justesse de chacun de ces conseils. Vous montrerez comment ils se précisent l'un l'autre.
(Dordogne. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1891.)
« La douceur est la vertu de notre sexe. Il faut laisser aux hommes le courage et la bravoure de se laisser tuer de sangfroid : mais ce qui nous convient, c'est l'honnêteté, la modestie, la douceur et la timidité. »
Dites en quoi consistent les vertus que Mme de Maintenon
cours de UTnn.vnni-:
lans ces lignes aux demoiselles de Saint-Cj
montrez par quels moyens une institutrice peul les inspirer à
] Brevet supérieur. -— Aspirantes, 4891.
Expliquei ce mol de M' dé Maintenon : « L^s femmes fout les maisons e( les défont. »
(Bouches-du-Rhone. — Brevet élémentaire.
Aspirantes, 1888.)
« Le pins grand de tous les plaisirs est d'en pouvoir taire, a dit II-* de Maintenon.
Que signifie cette pensée? Développez-la en la rapprochant de autre parole d'un moraliste : « On ne fait son bonheur qu'en s'occupant de celui des autres.
h Finez des exemples empruntés particulièrement à la vif de famille.
Finistère. — Aspirantes, 1804.)
Voltaire écrivait en 172G : « Le but de la vie humaine, c'est l'action. » — !!■• de Maintenon avait déjà dil, à propos de Saint-Cyi : Notre institut n'est pas fait pour la prière, mais pour l'action. »
Commenter ces deux pensées au point de vue moral et au point de vue pédagogique.
(Kure. — Aspirants, 189
Saint-Simon pendant le règne de Louis XIV, — Naissance et mariage. — L'armée et la eonr.
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, a pris soin de nous informer lui-même qu'il naquit à Paris, dans la nuit du 15 au 16 janvier 1675, de Claude, duc de Saint-Simon, pair de France, et de sa seconde femme Charlotte de l'Aubépine, qu'il avait épousée à soixante-neuf ans, ayant quarante-deux ans de plus qu'elle. Ce fut le seul fruit de cette union tardive. 11 eut pour parrain Louis XIV; pour marraine, la reine Marie-Thérèse.
Celte maison des Saint-Simon remontait au moins au xive siècle, époque où Mathieu de Rouvroy, d'une maison non moins ancienne, épousa Marguerite de Saint-Simon, dont il prit le nom en même temps que les armes. Mais il n'est pas aussi sur qu'elle sorte, comme Saint-Simon l'affirme, du sang de Charlemagne par les comtes de Vermandois, et des rois d'Italie1. Ce qui est certain, c'est que la fortune de la famille date seulement de Louis XIII, qui resta, même après sa mort, le roi, le dieu des Saint-Simon. C'est Louis XIII qui, en 1635, fit un duc et pair de Claude de Saint-Simon, l'un de ses pages, père de noire historien. Par quels services éclatants ce gentilhomme de vingt-sept ans méritait-il la plus haute dignité à laquelle put aspirer la noblesse de France? Tallemant des Réaux nous l'apprend : Claude de Saint-Simon, quand il portait le cor du roi, grand chasseur, le lui rendait sans avoir bavé dedans. L'auteur des Mémoires précise gravement un autre titre de son père : celui-ci avait imaginé, chaque fois qu'il présentait un
1. » Nous sortons du sang de Charlemagne, au moins par une femme, sans contestation aucune. »
IHS DE LITTÉRAT1
cheval au roi, de tourner le cheval la tète à la croupe de celui que le roi quittait, el le roi pouvait ainsi sauter de l'un sur l'autre sans m< d'ordre rare,
il faul l'avouer, justifier le dédain
que le fils de i is pour la nol
la honte qui l'étouffera quand le roi fera de Villa;- impie, un duc et pair, un «'-L'ai des Saint-Simon.
L'instruction du jeune Louis semble n'avoir pas été poi
in. On dit qu'il préférait l'histoire au latin. Lui-même, au début d rira : « Le goût est né comme avec
moi pour la lecture et pour l'histoire. » A quinze ans [1690 . il composait une relation des obsèques de la dauphine, où l'on peut deviner ce qu'il sera, car le récit a du mouvement, el, d'autre part, les moindres détails du cérémonial consacré y usurpent, au premier plan, une place disproportionnée.
ime tous les gentilshommes qui ne voulaient pas déplaire au roi, il prend de bonne heure du service et s'enrôle dans les s 1691 . 11 fut un soldat courageux, mais peu zélé. Au si - ;raur, à la bataille de Nerwinde, il se signala,
adaient plus souvent encore du côté de la cour que du côté de l'ennemi. Son père mourut en 1692, et il hérita de ses gouvernements. Pour affermir son crédit et préparer son avenir, il résolut d'épouser... le duc de Beauvilliers : c'est du moins sons Cette forme ingénue et flatteuse qu'il présenta sa demande à ce ministre, un des rares grands seigneurs qui eussent la confiance entière du roi. Oui, c'est M. de Beauvilliers, «'est Mae de Beauvilliers qu'il voulait épouser; il le leur dit, .-t. longtemps après, le redit au lecteur. Quant à leurs huit filles, il ne les avait jamais vues. L'aînée préféra entrer en rende était contrefaite, la troisième n'avait guère que ' s; elle échappa, comme sa sœur, à Saint-Simon,
et pour le même motif. Les cinq autres étaient toutes jeunes. - Beauvilliers le traitèrent désormais avec autant d'affection que s'il eûl été leur gendre. Son I véritable
beau-père fut le maréchal duc de I irg ï, neveu de Turenne. ges avait épousé la fille du financier Frémont, parti d-- très bas. « Elle avait fait oublier ce qu'elle était née, „ dit Saint-Simon : pour qu'il l'ait oublié, lui, il fautque celte belle-
ait eu bien de la distinction el bien de la bonté. Sa fille
. celle que Saint-Simon épousa 1695 . unissait à une et à une i iturellean « sens exquis et juste en tout ,
int-Simon, qui trace d'elle un portrait délicieux, ne
pas un moment de sa vie de goûter « l'inestimable prix de cette perle unique». — ■ <■<■ Ce fut celle avec qui j'espérai le bonheur de ma vie, qui depuis l'a fait uniquement et tout entier. »
Cette union « intime, parfaite, sans lacune, et si pleinement réciproque », n'émoussa pas en lui le goût de l'observation, d'une observation facilement satirique. En 1694, au camp de Gimsheim, il jette déjà sur le papier les notes qui seront plus lard la matière des Mémoires. Le ton de ces notes était si vif qu'il en conçut quelques scrupules. On a une fort curieuse lettre de lui, adressée à M. de Rancé, abbé de la Trappe. Rancé avait longtemps vécu dans le monde, où il avait connu familièrement le père de Saint-Simon, et, après la mort du père, il reporta son amitié sur le fils : « Il m'aima comme son propre enfant, et je le respectai avec la même tendresse que si je l'eusse été. » La Trappe n'est pas fort éloignée de la Ferté-Vidame, beau domaine acquis par Claude de Saint-Simon, et où il semblait à son fils qu'un reste de seigneurie palpitait encore1. Celui-ci avait fait quelques retraites sous la direction de Rancé. Il est donc naturel qu'il l'ait pris pour confident de ses scrupules chrétiens.
Il faut, Monsieur, que je sois bien convaincu que vous avez pour moi une bonté extrême pour oser prendre la liberté que je fais en vous envoyant parla voie de M. du Charmel les papiers dont j'eus l'honneur de vous parler en mon dernier voyage, lorsque vous me permîtes de le faire. Je vous dis lors qu'il y avait déjà quelque temps que je travaillais à des espèces de mémoires de ma vie, qui comprenaient tout ce qui a un rapport particulier à moi, et aussi un peu en général et superficiellement une espèce de relation des événements en ces temps, principalement des choses de la cour; et comme je m'y suis proposé une exacte vérité, aussi m'y suis-je lâché à la dire bonne et mauvaise, toute telle qu'elle m'a semblé sur les uns et sur les autres, songeant à satisfaire mes inclinations et passions en tout ce que la vérité m'a permis de dire, attendu que, travaillant pour moi et bien peu des miens pendant ma vie, et pour qui voudra après ma mort, je ne me suis arrêté à ménager personne par aucune considération; mais voyant cette espèce d'ouvrage, qui va grossissant tous les jours, avec quelque complaisance de le laisser après moi, et aussi ne voulant point être exposé aux scrupules qui me convieraient à la tin de ma vie de les brider, comme c'avait été mon premier projet, et même plus tôt, à cause de tout ce qu'il y a contre la réputation de mille gens, et cela d'autant plus irréparablement que la vérité s'y rencontre tout entière et que la passion n'a fait qu'animer le style, je me suis résolu a vous en importuner de quelques morceaux pour vous supplier par iceux de juger de la pièce et de me vouloir prescrire une règle pour dire toujours la vérité sans blesser
1. La Ferté-Vidame est située entre Chartres et Dreux : le château en a été reconstruit, mais le parc est encore enserré dans ses quatorze kilomètres de murs. M. Boissier, chez qui on en peut lire une description précise, observe que Saint- Simon n'a pas été touché par les beautés de la nature. On n'en est pas surpris.
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Saint-Simon est là déjà presque tout entier : le i Luxembourg est un proci séance. 11 y joigoail deux por-
traits, dont celui de d'Aguesseau. On ne sait ce que Rancé lui Mit. L'abbé de la Trappe devait mourir, d'ailleurs, Tannée
suivante.
11 est difficile de faire marcher de front le service militaire, l - uns d'une fortune à faire à la cour el la besogne d'un historien. Saint-Simon donna en 1702 sa démission de ru ralerie. L'armée telle que Louvois l'avait i mée a'étail pas faite pour le retenir longtemps. Mais, d'autre iacour, telle que la voulait Louis XIV, n'était pas faite pour le fixer. C'esl le 0 mai 1682 que le roi établit sa résidence à l'ancienne résidence de chasse de son père, devenu.-' le palais magnifique, mais incomplet, de V< rsailles1. Saint-Simon pour « ce chef-d'œuvre si ruineux et de si mauvais goût • , ou il plu à tyranniser la nature, à la -dompter,
à force d'art et de trésors. Versailles est pour lui « le plus grat de tous les lieux ». C"est que a la cour fut un autre manège de la politique du despotisme » : toute la nobles» I i ibsorba et s'y énerva en se domesti-
quant. Le ressort de Vh nneur, qui était l'àme de l'aristocratie d'autrefois, s'y fausse, et c'est l'âpre ambition des honneurs qui le remplace. Boufflers, le héros de Lille, embrassait les genoux du roi parc^ qu'il avait reçu de lui les grandes entrées. Sauf exception, le pouvoir était aux mains des hommes noux, et Saint-Simon haïssait de toute son âme ce règne de vile bourgeoisie. « En face du roi, il fut maître de lui dès le début et le jugea. » Le roi, de son côté, se montra rés défiant même à regard de cet ironique observateur et d disputeur éternel, qui ne savait pas tenir sa langue. Mais tous deux furent condamnés h rivre vingt- quatre ans dans ces
sailles, hni -plion; VeTM
rapports de « malveillance polie1 ». Enfin, Mmc de Maintenoo trouvait le jeune duc un peu bien « glorieux », et Saint-Simon
devinait sa sourde hostilité, qu'il lui rendra au centuple. Cependant, il grossissait la cour du tyran; il négociait, pour lui plaire, le mariage du duc de Berry avec une fille du régent, et recevait en récompense pour Mme de Saint-Simon la charge de dame d'honneur de la nouvelle duchesse. Saint-Simon, il faut le dire, ne se résigna pas sans répugnance à cet honneur asservissant, mais qui n'était pas sans compensation : car une pension de vingt mille livres y était attachée, et aussi ce logement à la cour, tant envié des courtisans. C'est en 1710 que Saint-Simon devint courtisan malgré lui. En arrière des cinq pièces qui composaient son logement, beaucoup moins commode que son hôtel de Versailles, il avait son cabinet, ou, comme il le dit, sa « boutique ». L'air de la cour est amollissant : tout en critiquant un peu tout, mais avec prudence, Saint-Simon écrivait telle lettre au roi, où il demandait la charge de capitaine des gardes près de la « personne sacrée » de Louis. Il croit mériter cette faveur par trente-six ans d'un attachement continuel, d'un dévouement entier et d'une affection vraie; mais il attendra l'effet des bontés royales avec une résignation parfaite, content d'avance de tout, pourvu qu'il puisse plaire à son maître. Cette requête fut vaine : si elle eut été exaucée, nous n'aurions probablement pas les Mémoires de Saint-Simon. Mais sa destinée voulait qu'il ne fût pas en faveur, sans être tout à fait en disgrâce. Disgracié, il n'eût été qu'un pamphlétaire; satisfait, il eût gardé le silence. Pour parler, il devait rester indépendant ; pour être un historien, il devait pouvoir amasser à son aise la matière de son histoire, et il n'eût pas trouvé ailleurs un second Versailles.
Saint-Simon sons la régence et le règne de Louis XV. — Ses idées politiques. — Sa vieillesse. — Ses « Mémoires ».
A la fin du règne de Louis XIV, Saint-Simon avait vu briller à ses yeux des espérances inattendues. La mort du grand dauphin avait fait du duc de Bourgogne l'héritier du trône ; l'élève