Gandar, Bossuet orateur, I
. d'elle, il Ifaintenon n'a pas i ompu a ncore
ni , j lil m 'm .
imbrai. M vain quel
i p tuvait - d'Issy
. : ■ puissanl à la cour.
P - ices, les deux prélats avaienl
L; niais le désaccord latent éclata lorsque Bossue! publia son Instruction sur les états d'omis i 1697 . Loin d'yd i approbation, Fénelon y répliqua par VEx~
plieati -. livre indigne de lui, il faut Le
' dont Saint-Simon n'a pas tort de critiquer le onfu s. Jusque-là, c'est du côté de Bossuet que nous inclinons. M ' que l'autorité royale intervient dans la contro- - txilédans son archevêché de Cambrai; on lui refuse l'autorisation d'aller plaider >a cause à Rome, où il s nter par l'abbé de Chanlérac, dévoué, mais qui doit lutte - riguea de l'abbé B ssuet, neveu de l'évêqu»- ible ambassadi siastique de la . • - lettres hautain is, m maçantes, du roi appuyaient l'impie envoyé et pressaient, exigeaient un dénouement contraire :i. Bossuet lui-même s'efforçait de hâter la solution dune affaire où, à ses yeux, il y allait de la foi, en lança wr le quiétisme ; mais Fénelon, plus heu- . dans sa réplique, ramenait l'opinion <! par sa Réponse à la Relati i I ïï. I V- vu :. Après bien des hésitations >, la cour île Rome se décidait à condamner - M 's mais se refusait a englober dans cette .mnalion les divers écrits polémiques de Fénelon. La polisncore que la religion avait triomphé. D'avana nelon s'était dé t à se soumettre, tout en regrettant .i point envers lui kjuité, la bonne foi et la charité chrétienne qu'un doit à un confrère * ». L'auteur de imme attribuée par la Beaumelle à Racine l'avait com-
D;ms ce combat où deux prélats de France . .;nt chercher la \ L'un dit qu'on détruitVespérance, L'aui' i charité :
la f'»i qui m perd, et personne n'y ;
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Sa soumission fut immédiate et absolue. Mais de cette querelle une chose sortait plus atteinte que le quiétisme : c'était l'orthodoxie elle-même. Fénelon le sentait bien, lorsqu'il disait à Bossuet : «Nous sommes, vous et moi, l'objet de la dérision des impies, et nous faisons gémir tous les gens de bien. »
Le « Traité de l'existence de Dieu ».
Si l'on voulait se convaincre à quel point l'esprit d'un Fénelon diffère de l'esprit d'un Bossuet, on n'aurait qu'à lire successivement le Traite de l'existence de Dieu et la Connaissance de Dieu et de soi-même. La comparaison a été souvent esquissée, et d'ordinaire par des admirateurs exclusifs de Bossuet.
B.ossuet suit Descartes dans son beau traité de la Connaissance de Dieu, et de soi-même, ouvrage tout cartésien par ses principes et par son titre même. Il y donne la même définition de la philosophie, et y comprend de même les sciences; il distingue dans nos sensations les phénomènes de l'esprit et ceux du corps; il assigne la même origine à nos idées, et trouve dans l'entendement des idées supérieures aux idées sensibles; il donne la même preuve de l'existence de Dieu; il reconnaît, comme Descartes, la souveraineté de la raison dans toutes les opérations de l'esprit, dans l'appréciation du vrai et du faux, dans la conduite de la vie.
Fénelon, avec moins d'indépendance que Bossuet, abrège ou développe Descartes. Son Traite de l'Existence de Dieu reproduit les principales vérités de la métaphysique cartésienne, à laquelle il mêle des ornements agréables, afin d'intéresser l'imagination à des vérités de raison l.
Mais le livre de Fénelon, outre son charme, a sa valeur propre, et il en faut croire Leibnitz, qui écrivait à Grimarest en 1712 : « J'ai lu avec plaisir le beau livre de M. de Cambrai sur l'existence de Dieu ; il est fort propre à toucher les esprits, et je voudrais qu'il fit un ouvrage semblable sur l'immortalité de lame. » Leibnitz ne connaissait que la première partie du traité, qui venait de paraître, sans doute à Finsu de Fénelon. C'est en 1718 seulement que l'ouvrage entier fut publié, parles soins de Ramsay. Si l'on en croit l'éditeur, qui avait longtemps vécu dans la familiarité de Fénelon, ce serait un fragment d'un grand ouvrage entrepris par Fénelon dès sa jeunesse et jamais achevé. La grâce et l'inexpérience de la jeunesse se trahissent, en