‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 164 sur 228 · C. de Litt. — fénelon · texte numérisé non relu

C. de Litt. — fénelon

sse dire cent choses inu: i n.

S ifun trail sur les loctrines), le

dt pourrait être celui de Fénelon. « m le trouvait donc parfroidetti - Lienl les femmes surtout

qui le lui reprochaient. Vraiment elles étaient ing

ut à ell'-s. c'est à elles seules pleinement peut-être, tient appropria - 3 s finement nuai

ii a eu des pénitents illustres, comme Ramsa; Iule anglais dont il a si profondément remué <-t transformé :e de font- du cœur » qu'il définit si . apais<'- la conscience incertaine d'amis comme te duc de Chevreuse, à qui il écrivait, avec une amicale ironie : trop votre esprit d'anatomie et d'exactitude en chaque chos . V s n'êtes ] >inl lent, mais vous êtes long. Vous employez beaucoup de temps à chaque chose, non par la lenteur de vos opérations car au contraire elb-> sont précipil mais par la multitude • les choses que vou- y faites

entrer. Vous voulez dire sur chaque chose tout ce qui y a quelque rapport. Vous craignez toujours de ne pas dire assez... Pour en paroles, il faut l'être en pensées. » Il a es-

bien des courtisans du néant menteur» de la cour. Mais aux hommes, à certains hommes du moins, une méthode plus virile eût mieux convenu. Les femmes, au contraire, devaient »s ; prendre à cette mysticité caressante et vague. Il est fâcheux que nous n'ayons pas tous les nom- de - - ints, toutes les dates de ses réponses et la clef de allusions. Mais nous en comprenons assez pour deviner 1< a sont ain- î, que de drames de l'intérieur d'une famille ou d'une âme sont entrevus, et combien ce grand siècle, si tranquille à la surface, recelait au fond 'i malades !

Tantôt elles ont a une pénétration et une sensibilité infinie, mais toute tournée à se tourmenter », toutes sortes de « bizarres . de subtilités, de scrupules, de tours et de reénelon leur crie : « En quelque terre inconnue que vous allas- cette délicatesse d'amour-propre, chercher le re-

ins ne l'y trouveriez jamais. Prom] aller, elles

sont promptes à s'abattre ; à la fois vives et mélancoliques, elles : leur mobilité, aucune prise à qui voudrait les fixer: I si toujours à recommencer : elles tournent comme

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une girouette à tout vent. » Tantôt elles ont le goût de l'esprit et du raisonnement, ou d'une dévotion « lumineuse et haute » ou des bienséances d'une certaine politesse de l'esprit dont elles sont les martyres, ou des saillies continuelles qui amusent et dissipent l'imagination. « Vous ne pouvez, dit Fénelon à Mme de Grammont, dompter votre esprit dédaigneux, moqueur et hautain, qu'en le tenant comme enchaîné par le silence. » Que de physionomies distinctes! que de passions opposées! Ici, l'orgueil du rang, qui s'étale, se sourit à lui-même avec une complaisante assurance; là, l'excessif effacement, la défiance sans bornes de soi ou des autres. Ici, les « ébranlements violents » qui secouent tout l'être; là, les « entortillements » qui cachent jusqu'au mal qu'il s'agit de guérir, ou encore la perpétuelle indécision de ceux « qui passent la meilleure partie de leur vie à connaître et à regretter leur manière de vivre, à se proposer de la changer, à faire des règles pour un temps qu'ils espèrent avoir » et qu'ils n'ont pas.

Il ne faut pas croire d'ailleurs qu'à ces maladies morales si diverses Fénelon propose impitoyablement le même remède : mourir à soi et au monde. Non, s'il exige qu'on lui dise tout avec simplicité, c'est « alin que le directeur, comme un médecin, puisse donner des remèdes proportionnés aux besoins ». II apaise les scrupules infinis des personnes qui s'en veulent des pensées les plus involontaires et les plus innocentes ; il raille telle pénitente qui a toujours à se confesser « de vétilles qui doivent casser la tète à elle et à son directeur ». Celle-ci aime la solitude; qu'elle prenne garde : « On n'est jamais moins seul que quand on est avec soi. » Tout dissipe cette autre, tout la replonge dans le naturel; il faut qu'elle apprenne à retenir les saillies d'une imagination trop vive. Si elle a « besoin d'être rabaissée du côté de l'esprit », qu'elle sache que « plus on a de talents, et plus on a besoin d'en éprouver l'impuissance» ; qu'elle ne lise rien par curiosité pure, qu'elle s'humilie et se taise. « Ce qu'on appelle esprit n'est qu'une vaine délicatesse que le monde inspire. Il n'y a point d'autre vrai esprit que la simple et droite raison1. Mais si l'àme est mélancolique par nature, ne faut-il pas craindre de l'assombrir encore ? En ce cas, il convient de « ne laisser jamais attrister son imagination ». Cet art de doser et de varier les remèdes ne peut appartenir qu'à un observateur attentif, à un moraliste pénétrant. On n'a jamais

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