MEN POU1 LA DELEGATION DANS LES ÉCOLES NORMALES
lcn. traitant « des premiers fondements de l'éducation », - conseils en un seul : « Il faut se contenter de suivre et d'aider la nature. » Expliquez et appréciez cette maxime et, si vous l'approuvez, montrez, par des exemples pratiques, comment vous essayeriez de l'appliquer.
: iMF.N POUR LA DÉLÉGATION DANS LES ÉCOLES NORMALES, 1882.)
elon a dit : a La curiosité des enfants est un peuchant de la nature qui va comme au-devant de Instruction ; ne manquez pas d'en profiler. Expliquer cette pensée, l'apprécier et l'appliquer particulièrement aux divers degrés de l'enseignement prim
(Certificat d'aptitude a l'inspection des écoles primaires
A LA DIRECTION DES ÉCOLES NORMALES, Octobre 1893.)
pensez-vous de ces lignes que Mme de Lambert écrivait, dans les premières années du xvm« siècle, à une personne chargée de l'éducation de sa petite-fille : « Il faut bien se garder de faire sentir aux enfants combien ils sont chers et l'inqu'on prend à eux, autrement ils s'accoutument à croire qu'on doit toujours être occupé d'eux; par là vous fortifiez imour-pro] , L jsez-les faire : quelque appliqué que tous létruire, il soutiendra ses droits contre vous? » (Fontenay-aux-Roses. — Devoir de première année.)
Dans quelle mesure et par quels moyens le travail des enfants le peut-il ou doit-il être rendu attrayant? (Foiitenay-aux-Uoses. — Concours d'admission, 1885.)
Expliquer et apprécier ce conseil de Mme Necker de Saussure concernant l'éducation des jeunes filles (II, 282) : « Cultivons d'abord chez les jeunes filles les grands et nobles attributs de l'humanité; les dispositions aimables de leur sexe se développeront d'elles-mêmes et n'y perdront rien. »
(Concours d'admission à Fontenay-aux-Roses. — Composition de pédagogie, 1892.)
Dire quels rapports peuvent exister entre les Précieuses et les Femmes savantes de Molière, et le Traité de l'Éducation des filles de Fénelon, publié quinze ans après.
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de seconde année.)
Expliquer cette pensée de Fénelon (Éducation des filles, chapitre V) : « De toutes les qualités qu'on voit chez les enfants, il n'y a en qu'une sur laquelle on puisse compter : c'est le bon raisonnement ; il croît toujours en eux, pourvu qu'il soit bien cultivé. »
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de littérature.)
<( La plupart des femmes, dit Fénelon, sont passionnées sur presque tout ce qu'elles disent, et la passion fait parler beaucoup; cependant on ne peut espérer rien de bon d'une femme, si on ne la réduit à réfléchir de suite, à examiner ses pensées, à les expliquer d'une manière courte, et à savoir se taire ensuite. » Quelles sont les qualités que recommande ici Fénelon, et quel en est le prix? Vous semblent-elles définir exactement le rôle qui convient à la femme en général? Leur suffiraientelles en tout cas dans l'enseignement?
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de morale.)
eloppez cette pen- -Ion : « Je voudrais qu'une
jeune lille n'eût jamais I - mains (Ta utrui pour tous les
objets qui lui servent à se vêtir. »
(Deux-Sèvres. Brevet élémentaire. Aspirantes, 1887. ;ch^. Brevet élémentaire. Aspirantes, 1888.)
In grand ministre, M. Necker, disait volontiers : « Voulezvous faire prévaloir une opinion, adressez-vous aux femmes : elles la reçoivent aisément, parce qu'elles sont ignorantes; elles la répandent promptement, parce qu'elles sont bavardes ; elles la soutiennent longtemps, parce qu'elles sont têtues. »
Iiéfutez ce jugement peu aimable ; montrez qu'aujourd'hui surtout les femmes exercent leur influence par d'autres moyens, grâce à l'éducation et à l'instruction qui leur sont données.
(Lot-et-Garonne. — Brevet élémentaire.
Aspi -87.)
Discuter et apprécier celte opinion de Bollin : » Une femme peut n'êti instruite de tout le reste et être néanmoins
une excellente mère de famille, mais elle ne peut ignorer ou
sans manquer à l'une de ses plus essentielles obligations. Le bel esprit et la science ne couvrent point un tel défaut, et, loin de relever le sexe, ne servent qu'à le déshonorer. » [Traité des études.)
(Tarn. — Brevet élémentaire. — Aspirantes, 1887.)
Expliquer et commenter cette phrase de Rollin : « L'étude la plus propre à orner l'esprit des jeunes demoiselles, et même à leur former le cœur, est celle de l'histoire : elle leur ouvre un
champ, qui peut les occuper utilement et agréablement
;nt plusieurs armé'
(Pa— ÉMENTAIRE.
Aspirantes, 1887.)
Expliquez ce conseil donné par Fénelon: « Il ne faut avoir recours à la crainte qu'après avoir éprouvé patiemment les autres remèdes. » Montrez surtout quels sont les autres remèdes dont parle Fénelon.
(Oise. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1887.)
Apprécier cette pensée de Fénelon : « La crainte est comme les remèdes violents qu'on emploie dans les maladies extrêmes ; ils purgent, mais ils altèrent le tempérament et usent les organes : une âme menée par la crainte en est toujours plus faible. »
(Vendée. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1891.)
Dans son traité de l'Éducation des filles, Fénelon demande qu'on leur apprenne les quatre règles de l'arithmétique, et qu'on leur fasse faire souvent des comptes. « On sait assez, dit-il. que l'exactitude de compter souvent fait le bon ordre dans les maisons. » Montrez, par des raisons et par des exemples, la vérité de cette maxime, que vous pourrez rapprocher de celle de Mm0 de Maintenon : « Les femmes font et défont les maisons. »
(Hautes-Pyrénées. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1887.)
Apprécier et commenter ce mot de Lamennais : « La femme est une fleur qui ne donne son parfum qu'à l'ombre. »
(Corrèze. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1890.)
Dans les conseils sur le ménage où il n'a pas dédaigné d'entrer, Fénelon a dit : « Le même esprit d'exaclitude qui fait
US DE UTTÉRATl RE
i fait aussi nettoyer. » [D f Éducation des filles, chap. XI.) De Toi le la propreté, deux sortes de devoirs in--,
blés dans la tenu.' d'une maison ; avantages de l'un et de l'autre.
lémkntairi. — Aspirantes, 1888.)
le V Éducation des filles, Fénelon a dit que
l'étude de l'ois! - it à agrandir l'esprit et à élever l'âme
liments ». Démontrei la justesse de cette pensée.
Vilaine. — Brevet supérieur. — Aspirantes, juillet 1888.)
Dire d'un côté ce qu'ajouterait un moderne au traité de YEducaiion des filles de Fénelon; de l'autre, ce qu'il y a de nouveau dans ce livre au point de vue du xvne siècle.
Comparer Bossuet et Fénelon. considérés uniquement comme pédagogues.
En jugeant le traité de V Éducation des filles, tracer le portrait moral de Fénelon.
Exposer et discuter les principales opinions émises au xvne siècle sur l'instruction des femmes.
D - iger Le livre d ' des files de tout ce qui porte
la marque du temps, de l'homme, de la religion, et en im re ce que les psychologues et pédajdernes en ont accepté.
Dans quelle mesure eu sont-elles disUnctes ? 'en°n ?
Approuvez-vous pleinement le ju«ement de Virww „ ■ vou dans l'Education des filles un lirrêT^K toute théorie, manuel judicieux, pratique et terre à terre'
personne, ou de contestable dans ces deui écrits. P
Villefranclie-de-Rouergue. - J. Banlom, impr.
La date et l'authenticité des « Dialogues »• — Les personnages : A et Fénelon.
Rien n'est moins certain que la date de la composition des Dialogues. On dit qu'ils sont uo souvenir du carême de 1684, pendant lequel, réunis à Meaux près de Bossuet, les abbés de Fénelon et Fleury prêchaient tour à tour, sans autre préparation que la prière. Fénelon n'avait alors que trente-trois ans. Certains passages des Dialogues ne décèlent-ils pas un âge plus ferme? N'a-t-il pas pu et dû les revoir plus tard? Il n'y a pas apparence qu'à ces questions soit jamais faite une réponse précise.
Celte incertitude a fait naître, dans la première partie du xvme siècle, un assez curieux débat. Rollin, dans son Traité des études, avait appelé les Dialogues un livre « très propre à former le goût par les sages et judicieuses réflexions dont il est rempli ». Un professeur de rhétorique du temps, Gibert, s'avisa, non seulement de critiquerces éloges, mais de contester l'authenticité du livre1. « Il est vrai, accordait Gibert, que l'auteur y dit beaucoup de belles et bonnes choses, et qu'il les dit d'une légèreté de style qui fait plaisir. » Mais il remarquait que les Dialogues n'avaient pas été publiés du vivant de Fénelon, que les erreurs de fait, les jugements inexacts, par exemple sur Isocrate, s'y mêlaient aux erreurs de doctrine, aux contradictions : l'opinion de l'auteur sur les Pères de l'Église avait varié, selon lui. Il concluait pourtant : m Après tout, c'est le fruit d'une imagination brillante, et
1. Vojm Rollin, t. il, 1. IVr ch. i», art. i, S 3 : ch. n. art. 2. S l ; e^ Gibert Observations adressées à M. Rollin, in-12, 1727 : t. III des Jugements fies savants suriea auteurs qui ont écrit dans la rhétorique. 17J9; Martin, p. 477 à 504.