‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 22 sur 228 · I. - s an as, u de l'épopée, de La tragédie et de la · texte numérisé non relu

I. - s an as, u de l'épopée, de La tragédie et de la

primé au naturel, même chez leurs dieux,

nous aident merveilleusement à con-

nallre l'hommi ir tel qu'il est dans tous les temps. C'est

ut, l'universel.

tnd la lecture des philosophes et des moralistes de ces

deui : es plus ingénieux de l'ancien monde, ne wrvi-

raitqu'à nous montrei tout ce que les plus grands esprits ont

: tenté pour s'expliquer à eux-mêmes la double na-

!•• l'homme, elle ne servirait pas a peu. El la prodigieuse

s systèmes aurait plutôt cela de bon qu'elle

• oser de ces opinions innombrables dans la

nne, simple et éternelle.

Enlin. l'art d u l'éloquence, dans laquelle les

ut maîtres el dont ils nous ont donné les meilleures

- reaux affaires humaines; sophistes

la corrompent et la déshonorent, les bons esprits l'emploient

la vérité et de la justice. Bien raisonner met en

-•• bien conduire.

Qu'il n'hésite donc pas à faire enseigner à son fils les lettres

Il n'a rien à redouter pour l'éducation chrétienne de

ce cher enfant : elle est préservée tout autant qu'il le faut par

xemples domestiques.

(Co.v OUBS GÉNÉRAL, JftT.'i.

i roi, par lettre ou de vive voix, ses idées sur l'éducation du dauphin.

Paris. — Baccalauréat, oct. 18m::.

la Jirmj. ,. . - i; &suel remercié la Bruyère

celui-ci loi a donnés dans son discours de récep-

nie franca

I n auteur montre la générosité de son âme en louant ses

contemporains.

Mail re lui fait trop d'honneur lorsqu'il l'appelle «uo

BOSSU et r

Père de l'Église ». 11 n'est que l'élève des Pères. Ce sont eux qui lui ont enseigné les vérités qu'il expose dans son discours. (Ou rappellera quelques-unes de ces vérités que Rossuet aimait à développera 11 a eu encore pour maîtres les grands écrivains de la f.rèce et de Rome. Préciser cette pensée en disant à quel point de vue les Grecs et les Romains ont été les maîtres de Rossuet.

En terminant sa lettre, Rossuet exprime son admiration pour le génie de la Bruyère.

iRennes. — Raccalauréat, 1888.)

La Fontaine a dédié un recueil de fables à Monseigneur le Dauphin :

Je chante les héros dont Ésope est le père, Troupe de qui l'histoire, encor que mensongère, Contient des vérités qui servent de leçons. Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons : Ce qu'ils disent s'adresse à tous tant que nous sommes; Je me sers d'animaux pour instruire les hommes. Illustre rejeton d'un prince aimé des Cieux, Sur qui le monde entier a maintenant les yeux,

Quelque autre te dira d'une plus forte voix Les faits de tes aïeux et les vertus des rois ; Je vais tVntretenir de moindres aventures, Te tracer en ces vers de légères peintures. Et, si de t'agréer je n'emporte le prix, J'aurai du moins l'honneur de l'avoir entrepris.

Vous supposerez que Rossuet, chargé de l'éducation du dauphin, remercie la Fontaine d'avoir écrit ses fables pour ce prince. Elles ne peuvent manquer de le distraire, de l'intéresser et de l'instruire.

(Pas-de-Calais. — Rrkvet supérielr. — Aspirants, 1891.)

Rossuet avait reproché plus d'une fois à Santeuil son goût pour la mythologie. Après avoir promis de se corriger, Santeuil s'était laissé aller à écrire une Êpitre à Pomone, qu'il adressai! à la Quintinie; puis, repentant de nouveau, il avait l'ait amende honorable dans son poème intitulé Poeta christianus. Rossuet

• si vrai, lui écrivait-il dans une . que je n'aime p:.s la Fable, el qu'étanl nourri depuis - ' ltl1"' sainte, qui esl le ti

trouve un grand creux dans les Gelions de l'esluctions de la vaniù

,' | 1694). — Edme Boursault, poète

aimable et facile, dont on lit encore quelques comédies1, mais

, j li i . d s s 5se, eut le tort de s'attaquera Boileau et à

nait de publier, en tète d'une édition de ses œuvres,

gien, dont l'auteur, resté anonyme, était

iro, théalin d'origine sicilienne. Dan- cette apologie

discrète du théâtre, l'écrivain démontrai! -an- peine qu'il j a

5, et que jamais l'Église n'avait porté

contre la comédie une condamnation absolue.

Auss B - lel écrivait au P. Caffaro une lettre où il lui demandait, -oit de désavouer l'écrit qu'on lin attribuait, soit d'en rétracter la doctrine. 11 y attaquait" violemment 1--- impié- • les infamies dont sont plein»- l< - comédi< - de .Molière,... Lu et la piété sont toujours ridicules, la corruption toujours défendue et toujours plaisante ». Knveloppant 'ont entier dans la même réprobation, il allait jusqu'à c o 1 1 . : - tendresses » de la Bérénice de Racine, qu'un prêtre n< - lit pas de ramener à ses premières erisqu'à déclarer dangereux l< • «in '/</. qui rendait Cbimène aimable à lous les spectateurs en même temps qu'à Rodrigue. Effrayé du ton menaçant qu'avait pris Uossuet, - t de protester qu'il n'avait jamais lu une- mt entière » de Molière, Corneille; qu'il les avait jugées d'après quelques comédies de Boursault; que d'ailleurs, n'étant pas Français, il avait pu ne pas bien entendre I . Triomphant, Bossuel publia ses Maximes et la comédie, qui reproduisent sa première lettre en y ajoutant des développements nouveaux. Moliei e ••! Corneille n'y él 8 : on f Lisa.il même sur la mort d

implacable : u 11 a fait voir à

i. /.. ; • / Mot» " ■■

acole de»

■ -..', - 11 mourut en 1701.

notre siècle le fruit qu'on peut espérer de la morale du théâtre qui n'attaque que le ridicule du monde, en lui laissant cependant toute sa corruption. La postérité saura peut-être la fin i poète comédien, qui, en jouant son Malade imaginaire, ou son Médecin par force, reçut la dernière atteinte de la maladie dont il mourut peu d'heures après, et passa des plaisanteries du théâtre, parmi lesquelles il rendit presque le dernier soupir, au tribunal de celui qui dit : « Malheur à vous qui riez, car vous « pleurerez. »

On suppose que Boursault répond à Bossuet1.

Il protestera d'abord de son admiration et de son respect sincère pour le grand prélat qui, tout récemment salué par un contemporain du titre de Père de l'Église, est plus capable que tout autre d'interpréter la doctrine des Pères; mais Bossuet lui permettra de ne pas accepter le désaveu du P. Caffaro, trop favorable à de faibles essais, trop défavorable aux chefs-d'œuvre d'un Corneille et d'un Molière.

Il parlera peu de la tragédie. Bossuet semblait fait pour comprendre Corneille; on sera surpris qu'il rende si peu justice à l'auteur du Cid, qui fut aussi le traducteur de Y Imitation; on ne le sera pas moins de le voir sacrifier les tragiques modernes aux tragiques anciens, et dire : « Ce qui nous reste des anciens païens de ce genre -là (j'en rougis pour les chrétiens) est si fort au-dessus de nous en gravité et en sagesse, que notre théâtre n'en a pu souffrir la simplicité. »

En revanche, il insistera sur la comédie, et, sans vouloir entrer dans la discussion des textes, il se demandera s'il est possible de condamner le théâtre au nom de cette Église qui en a jadis favorisé la naissance; après Richelieu et Mazarin, qui l'ont développé; en face de cette cour où un roi si religieux se plaît encore à entendre les comédiens entretenus par lui. Ce grand roi voudrait-il autoriser par son exemple un crime dont il serait plus coupable que les autres? Les comédiens sont-ils des impies ? Mais ils ferment leurs théâtres à l'époque des grandes fêtes consacrées par l'Église, et ils ne jouent point pendant la semaine de la Passion. Sont-ils des corrompus? Mais l'Église reçoit de leurs mains une part de leurs recettes, destinée à soulager les pauvres. Dans le récit de la mort de Molière, Bossuet a oublié un détail : c'est qu'au chevet du poète mourant étaient de pauvres religieuses, qu'il assistait de ses aumônes.

i. C'est moins ici une matière qu'un plan développé.

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