A Douai 1881), H>« Dacier
tt- même ann<'-e 1887, il a été donné tous forme de dissertation, à M V ,nnes. à Aurillac, à Foix, etc.
Il avouera que Cicéron est souvent trop orné; mais Fénelon devra aussi avouer que l'éloquence sobre des Attiques n'aurait plus été comprise des Romains, et qu'à un nouveau temps, h an nouvel auditoire, il fallait une éloquence nouvelle.
D'ailleurs, Cicéron est le roi du barreau, où Démoslhènes luimême, supérieur dans les harangues politiques, ne l'égale pas. On doit souhaiter que les avocats français, si durement traités par Fénelon, soient des orateurs et des citoyens dignes d'être comparés à ce défenseur intrépide de la liberté menacée par un autre Philippe.
Fénelon écrit, dans sa Lettre à l'Académie : « Notre langue n'est qu'un mélange de grec, de latin et de ludesque, avec quelques restes confus de gaulois... » On suppose que le jeune Voltaire, après une première lecture de la Lettre, écrit à Lamotte pour lui manifester son étonnement d'un arrêt aussi injuste et défendre la langue française, en rendant justice, d'ailleurs, à Fénelon qui vient de mourir.
Rollin. après une lecture du chapitre de V Histoire dans la Lettre à l'Académie, exprime à Fénelon son avis sincère.
Il loue le mérite original de ce chapitre.
Il approuve ou discute les jugements portés par Fénelon sur les historiens anciens, particulièrement sur Tacite.
En Unissant, il regrette qu'à coté de ces historiens grecs et latins les historiens français ne soient pas même mentionnés.
En juin 1714, Fénelon, seul et triste pendant l'absence de ses deux neveux, qui sont aux eaux de Barèges et de Bourbon, reçoit la visite du chevalier Destouches, son ami, qui se rend à l'armée. Tous deux s'entretiennent de la Lettre à l'Académie, nouvellement composée. Destouches s'attache particulièrement à défendre la civilisation contre les exagérations un peu utopiques de Fénelon clans la dernière partie de la Lettre.
Au lendemain de la mort de Fénelon, Rollin assemble quel-
- et quelqt - - - entretenir du mal-
qui vient de frapper el l'Église de France et les lettre^
U rappel! ' [ues mots émus la vieillesse douloui
Fénelon à Cambrai, couronnée par ce livre, ou plutôt par cette causerie où il a mis sa demi : la
. - anciens chez Fénelon ne s'impose pas comme un dogme: il s'insinue comme un sentiment; en faisant comne l'antiquité, Fénelon la fait aimer.
Il ne prendra point parti dans le détail des querelles qui ont aelon de Bossuet. En admirant la hauteur de génie d'un Bossuet, le chrétien et l'homme de goût ne doit pas s'interdire d'être sensible au charme plus pénétrant d'un Fénelon.
Mais ses ami< et lui gardent une particulière gratitu l'auteur de YÉducali u précepteur du duc de Bour-
•lui qui a eu l'intelligence si profonde des besoins nouveaux de l'éducation et du rôle de l'éducateur.
DISSERTATIONS ET LEÇON S
Esquisser le plan d'une Rhétorique d'après les idées de Fénelon. (Paris. — Leçon d'agrégation, 1854.)
Comparer le Discours sur le style de BufTon et la Lettre à V Académie de Fénelon.
(Paris. — Leçon d'agrégation, 1858, 1863.)
Dans quelle mesure une langue peut-elle recevoir des mots nouveaux ?
(Paris. — Agrégation des lettres. — Composition, 1862.J
Étudier dans Cicéron [de Oratore) et dans Fénelon l'idée qu'ils se sont faite de l'orateur.
(Paris. — Leçon d'agrégation, 1863.)
Apprécier le jugement de Fénelon sur Molière.
(Paris. Leçon d'agrégation, 1863. — Bordeaux. Licence es lettres. Composition. — Dijon. Baccalauréat de l'enseignement spécial, 1888.)
Discuter les jugements portés par Fénelon dans sa Lettre à l'Académie sur les principaux écrivains latins et français. (Paris. — Leçon d'agrégation, 1804.)
Discuter les 1 le Platon sur la poésie en général et la
poésie dramatique en particulier; le rapprocher de Fénelon et de Bossut-t. Paris. — Leçon d'agrégation, 1813.)
Caractères généraux de la critique littéraire chez Fénelon. (Paris. — Licence Es lettre-, oct. 1875.)
Apprécier les principes de Fénelon dans le chapitre de sa Lettre à f Académie intitulé Projet d'un traité sur l'hisi
Montrer ce que ces principes offraient de neuf au xvne siècle; montrer aussi comment ils ont été confirmés et agrandis de nos jours par les travaux de Thierry.
Paris. — Licence, juillet 1877. — Caen. Devoir de