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lit le plus servir à lui faire com- . autant qu'il en . >ua le lui faisions répéter : il l'écrirait en fran- . ■• me, t nous corrif
ii il relisait tout . irant la semaine; et. l'ouvrage croissant, . que nous lui faisions relire très souvent.
temps, il insistait peu, mais il précisait et
il davanl - sure qu'il approchait des temps
titrer dans le détail des choses qui ne
ntiel étant de remarquer « les mœurs
i et mauvaises, les coutumes anciennes,
' sdesroisetles calamités qui
. la foi qu'ils ont conservée pendant ce ^rand es-
depuis Glovis jusqu'à nous, cette
re la religion catholique, et tout ensemble le
: qu'ils ont toujours eu pour le saint-siège, dont
e les enfants les plus soumis ». Saint
Louis, doj Vie pour son élève, lui était
donné comme le seul modèle du roi parfait; on lui proposait ensuite les actions de Louis XIV et cette histoire vivante qui se passait sous ses yeux, et l'on n'avait garde d'oublier parmi les vertus du roi « cet incroyable attachement à défendre la religion, cette envie de l'accroître ». Dans son ensemble, d'ailleurs, cette histoire n'avait rien d'étroitement ecclésiastique : nous avons ces versions du dauphin annotées : dans l'une la Saint-Barthélémy est condamnée, dans telle autre est relatée la campagne de 1672, signalée par le passage du Rhin .
Dans les choses de la philosophie, Bossuet fait deux parts : celle des choses « qui sont hors de doute et utiles à la vie », dignes par conséquent d'être exposées dans toute la certitude de leurs principes; et celle des choses qui ne sont que d'opinion et dont on dispute : pour celles-ci il se contentait de les rapporter historiquement, « parce que celui qui est né pour le commandement doit apprendre à juger, et non à disputer ». La philosophie consistant principalement à rappeler l'esprit à soi-même, pour s'élever ensuite comme par un degré sûr jusqu'à Dieu, « pour devenir parfait philosophe, l'homme n'a besoin d'étudier autre chose que lui-même; et, sans feuilleter tant de livres, sans faire de pénibles recueils de ce qu'ont dit les philosophes ni aller chercher bien loin des expériences , en remarquant seulement ce qu'il trouve en lui, il reconnaît par là l'auteur de son être. » C'est le fond du traité de la Connaissance de Dieu et de soi-même, composé pour le dauphin.
La Logique est tirée de Platon et d'Aristote, « non pour la faire servir à de vaines disputes de mots, mais pour former le jugement par un raisonnement solide ». De la dialectique il lirait la rhétorique, « pour donner aux arguments nus que la dialectique avait assemblés, comme des os et des nerfs, de la chair, de l'esprit et du mouvement ».
Ainsi nous n'en avons pas fait une discoureuse dont les paroles n'ont que du son; nous ne Tarons pas faite enflée et vide de choses, mais> saine et vigoureuse; nous ne l'avons point fardée, mais nous lui avons donné un teint naturel et une vive couleur, en sorte qu'elle n'eût d'éclat que celui qui sort de la vérité même. Pour cela nous avons tiré d'Aristote, de Gicéron, de Quintilien et des autres les meilleurs préceptes; mais nous nous sommes beaucoup plus servi d'exemples que de préceptes ; et nous avions coutume, en lisant les discours qui nous émouvaient le plus, d'en ôter les figures et les autres ornements de paroles, qui en sont comme la chair et la peau : de sorte que, n'y laissant que cet assemblage d'os et de nerfs dont nous venons de parler, c'està-dire les seuls arguments, il était aisé de voir ce que la logique faisait dans ces ouvrages, et ce que la rhétorique y ajoutait.
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guides et des solides, les s du monde, :,iers livres d'Eue:
util.; collaborateur, le seul à peu près dont Hossuet ait
Blondel, à qui l'on doit la porte
>ssuet termine sa lettre en exposant le but et le
plan de deux des principaux ouvrages qu'il a composés pour le
dauphin, rselle et la Politiqiu
il eu indique un troisième, que nous n'a-
I qui compren - et coutumes particulières du
;' • rance ; el il se déclare prêt à remettre son royal
j 'oui- faire des études plusnéces-
mallres, qui sont 1».- roimêmeet l'usage
du monde et d
BOSSUET il
Les traités du « Libre Arbitre » et de la « Connaissance de Dieu et de soi-même ».
Du moins, si l'éducation du dauphin avorta, en ce qui le concerne, les travaux et les fruits n'en furent pas perdus pour tous. « Il s'agit, écrivait Huet ', non point seulement de l'éducation du fils du roi, mais de l'éducation de tous. » Louis XIV, Montausier, Bossuet, voulurent que cette éducation particulière devint en quelque sorte générale. Nous en avons plus d"un monument. Il sera traité ailleurs du Discours sur l'histoire universelle. On ne peut rien dire ici de la Logique, qui ne serait pas inférieure à celle de Port-Royal, si elle n'en était imitée, ni des Réflexions sur la morale cVAristote. Faut-il parler du Traité du libre arbitre, et doit-on croire qu'un ouvrage d'un caractère aussi spécial ait été composé pour un adolescent? Quoi qu'il en soit, ce livre est tout entier dans l'effort que fait Bossuet pour concilier deux choses en apparence inconciliables, mais également certaines, la liberté humaine et la prescience divine.
Rien ne peut nous faire douter de ces deux importantes vérités , parce qu'elles sont établies l'une et l'autre par des raisons que nous ne pouvons contredire. Car quiconque connaît Dieu ne peut douter que sa providence, aussi bien que sa prescience, ne s'étende à tout ; et quiconque fera un peu de réflexion sur lui-même, connaîtra sa liberté avec une telle évidence, que rien ne pourra obscurcir l'idée et le sentiment qu'il en a : et on verra clairement que deux choses qui sont établies sur des raisons si nécessaires, ne peuvent se détruire l'une l'autre. Car la vérité ne détruit point la vérité : et quoiqu'il se pût bien faire que nous ne sussions pas trouver les moyens d'accorder ces choses, ce que nous ne connaîtrions pas, dans une matière si haute, ne devrait point affaiblir en nous ce que nous en connaissons si certainement...
Tenons donc ces deux vérités pour indubitables, sans en pouvoir jamais être détournés par la peine que nous aurons aies concilier ensemble... Demeurons persuadés et de notre liberté et de la providence qui la dirige, sans que rien nous puisse arracher l'idée très claire que nous avons de l'une et de l'autre...
Quand donc nous nous mettons à raisonner, nous devons d'abord poser comme indubitable que nous pouvons connaître très certainement beaucoup de choses, dont toutefois nous n'entendons pas toutes les dépendances ni toutes les suites. C'est pourquoi la première règle de notre logique, c'est qu'il ne faut jamais abandonner les vérités une fois connues, quelque difficulté