I. d irps, il en fait une description détail
marquable sous la plume d'un écrivain du
: mais il revient avec complaisance au « bel endroit»
de 11. eure à toute la masse du corps
'liment sont unis le corps et
, il s'attache à prouver que l'homme est « un ouvrage de
avait être ni conçu ni exécuté que par
une sagesse profonde... Un si grand ouvrage parle de son artisan. » Si le seul spectacle de ce corps, « instrument fabriqué el soumis à notre volonté par une puissance qui est hors de nous », doit nous faire sentir Dieu toujours présent, m rien ne sert tant à l'âme, pour s'élever à son auteur, que la connaissance qu'elle a d'elle-même, et de ses sublimes opérations, que nous avons appelées intellectuelles ». L'entendement a pour objet les vérités éternelles; mais l'existence de ces vérités suppose celle d'un être où elles sont éternellement subsistantes. « Ces vérités éternelles, que tout entendement aperçoit toujours les mêmes, par lesquelles tout entendement est réglé, sont quelque chose de Dieu, ou plutôt sont Dieu même. »
Dans des démonstrations comme celle de la perfection divine prouvée par l'imperfection même de l'homme, Bossuet est à son aise. Pourquoi gàte-t-il ces pages si pleines en y introduisant un développement aussi peu convaincant que peu utile sur l'équité de celte prétendue loi divine qui punit les crimes des pères sur la tète de leurs enfants?
L'ouvrage est terminé par un chapitre très curieux, mais proportionnellement un peu long, sur la différence entre l'homme et la bête. Bossuet ne l'écrit pas pour le seul plaisir de réfuter Montaigne (qu'il nomme deux fois et son Apologie de Raimond de Sebonde, ni de citer Descartes, dont il n'embrasse pas d'ailleurs aveuglément l'opinion ; mais il en veut à ceux qui méconnaissent la grandeur de l'homme et « semblent vouloir élever les animaux jusqu'à eux-mêmes, afin d'avoir droit de s'abaisser jusqu'aux animaux et de pouvoir vivre comme eux », semblables « à quelqu'un de grande naissance qui, ayant le courage bas, ne voudrait point se souvenir de sa dignité, de peur d'être obligé à vivre dans les exercices qu'elle demande ». Ce lui est une occasion nouvelle, en face de ces animaux qui n'ont, selon lui, ni art, ni réflexion, ni invention, ni liberté, mais qu'il ne réduit pas au rôle de pures machines, de relever l'homme et son intelligence, rayon de l'intelligence divine.
C'est ainsi que, d'observation en observation, les inventions humaines s ;sont perfectionnées. L'homme attentif à la vérité a connu ce qui était propre ou mal propre à ses desseins, et s'est trouvé l'imagination remplie, par les sensations, d'une inanité d'images. Par cette force qu'il a de réfléchir, il les a assemblées, il les a disjointes ; il s'est en cette manière formé des desseins: il a cherché des matières propres à l'exécution. Il a vu qu'en fondant le bas il pouvait élever le haut. Il a bâti, il a occupé de grands espaces dans l'air, et a étendu sa demeure naturelle. En étudiant la nature il a trouvé des moyens de lui donner de nouvelles formes. Il s'est fait des instruments, il s'est fait
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. trouve encore, afin qu'il connaisse infini, et que la seule : donner des
La << Politique tirée de l'Écriture sainte ».
Dans la Préface, adressée au dauphin, de la Politique
'Écriture > ssuel explique pour-
quoi il a voulu puiser à celte source les leçons politiques desi un roi futur.
lui qu'il appartient de les instruira utez donc. leçons qu'il
riture, et apprenez de lui les règles et les exemples sur lesquels ils doivent former leur conduite. Outre les autres avant' . le a encore celui-ci, qu'elle reprend l'histoire du monde
ir par ce moyen, mieux que toutes les autres
s principes primitifs qui ont formé 1 . Nulle histoire ne
découvre mieux ce qu'il y a de bon et de mauvais dans le cœur humain, ce
our les ■utres vices ini l'Écriture leur caractère naturel, et 0:1 n'en voit nulle part dans une plus prande éi niables eff<
:.t Di-.-u rrn'me a été le législateur; les abus qu'il a a établies, qui comprennent la plus belle et la plus 1e qui fut j