NARRATIONS ET DISCOURS
Dans un moment de colore, le duc de Bourgogne s'emporta jusqu'à dire à Fénelon: « Monsieur, vous oubliez qui je suis et qui vous ôtes. » Le lendemain, Fénelon lui dit qu'il allait remettre sa démission au roi, puisque son élève oubliait ce qu*ils étaient l'un à l'autre.
On refera le discours de Fénelon.
(Glermont. — Baccalaurïîiat, nov. 1892.)
Au collège du Plessis, où il fit ses études, Fénelon se distingua tellement qu'on hasarda, dit-on, de lui faire prôcher, à Fâgo de quinze ans, un sermon, dont le succès fut extraordinaire. On peindra l'assistance, où l'on groupera quelques contemporains célèbres, l'attitude du jeune prédicateur, l'effet produit.
Le 10 juin 1695, Fénelon est sacré à Saint-Cyr archevêque de Cambrai. C'est Bossuet qui est le prélat consécrateur. On les montrera en face l'un de l'autre, très différents par Textérieur et liantes de pensées très diverses. M'^^ de Maintenon et les petits-fils du roi sont dans l'auditoire.
Visite de Fénelon à de pauvres diocésains, qui sont tout en larmes: ils ont perdu leur vache Brunon, leur seul bien. Comme Fénelon s'en revient, attristé de leur tristesse, il rencontre la vache qui s'est égarée, la saisit et la ramène aux pauvres gens, qui se confondent en actions de grâces.
En 1714, dans une de ses dernières visites pastorales, Fénelon faillit périr : effrayés par un moulin à vent, les chevaux
qui traînaient sa voiture s'emportèrent sur un pont sans gardefous ; l'un d'eux brise les traits, et se pr( . Aui 5t les gens de l'archevêque lui crient : « Tout est i lu i v ^ous ! » — « Je ne les entendais point, dit Fénelon*, 1 | ces étant levées. Je lisais un livre, ayant mes lunettes i • le m crayon en main. » La voiture verse, mais c s un ei ; moins dangereux ; alors seulement Fénelon s'a] çoit du dan| qu'il a couru.
Bergeret, directeur de l'Académie française, répond au discours de réception de Fénelon. (On trouvera plus haut la substance de ce discours.)